La liste de Marine Le Pen est arrivée en tête du premier tour des élections municipales à Hénin-Beaumont. © TF1/LCIUn parti défait, certes, mais dont la vice-présidente triomphe : telle est l'image insolite du Front national au lendemain de la municipale d'Hénin-Beaumont. Marine Le Pen a même parlé "d'un petit goût de victoire" pour sa formation, alors que la liste de Steeve Briois, sur laquelle elle figurait en deuxième position, a été battue dimanche par celle du candidat divers gauche Daniel Duquenne par 52,38% des suffrages exprimés contre 47,62%.
"Il nous a manqué 265 voix, alors évidemment c'est rageant de rater la victoire à si peu", a-t-elle reconnu sur RTL. "Nous étions frontalement contre l'ensemble du système allant du NPA de M. Besancenot à l'UMP de M. Bertrand" et "faire 48% des voix dans ces circonstances, en augmentant notre score de 1000 voix entre les deux tours, eh bien ça me paraît être un signe plutôt encourageant pour l'avenir", a-t-elle ajouté. "Lorsqu'on rate une élection à 265 voix, on se dit que la prochaine fois sera la bonne".
"Il faudra compter avec le Front national"
"L'enseignement qu'il faut tirer (...) c'est qu'il y a un nouveau potentiel électoral pour le Front national constitué par des couches populaires issues de la gauche qui se sentent totalement trahies, et à juste titre, par le PS et le PC, et qui aujourd'hui se tournent vers le seul parti social et populaire qui est susceptible de les défendre", a-t-elle assuré. "Si cet électorat rencontre l'électorat traditionnel du Front national et les déçus de Nicolas Sarkozy (...) eh bien, croyez-moi, il faudra compter avec le Front national encore".
Marine Le Pen a par ailleurs jugé que l'agression de Daniel Duquenne, aspergé de gaz lacrymogène dimanche soir, était "une provocation" visant à "accuser le Front national qui est innocent dans cette affaire". La permanence du FN dans la ville avait subi au cours de la semaine un jet de cocktail molotov et la vice-présidente du parti frontiste a souligné : "Nos militants étaient dans la permanence et nous étions nous-mêmes protégés par la police puisque nous avons été victimes il y a trois jours d'un acte criminel".
Alors qu'on lui demandait si elle se préparait à la présidentielle de 2012, Marine Le Pen, qui brigue la succession de son père à la tête du parti, a répondu : "oui, parce que je pense que celui qui sera désigné président ou présidente du Front national sera tout naturellement le candidat à la présidentielle".
D'après agence
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