Martine Aubry a lancé un ultimatum à Manuel Valls, le sommant de rentrer dans le rang ou de quitter le parti, mais le député persiste et signe... © TF1/LCI"Je reste disponible pour toute discussion [avec Martine Aubry] ", assure Manuel Valls qui souligne avoir "beaucoup de considération pour Martine Aubry", dans une interview à paraître vendredi dans La Voix du Nord. "Au PS, où la confrontation d'idées a toujours été indispensable, quand on vous écrit 'tais toi ou pars', cela veut bien dire que quelque chose ne fonctionne plus", affirme-t-il, après le vif échange épistolaire qui l'a opposé à la première secrétaire du parti. Manuel Valls a d'ailleurs répété qu'il souhaitait "conserver sa liberté de parole."
Interrogé sur une éventuel rentrée dans le rang, M. Valls répond : "Ce n'est pas un débat entre Martine et moi, ni un problème de personne. C'est beaucoup plus sérieux que cela. C'est l'identité de la gauche qui est en cause, sa survie, sa capacité à représenter une alternative, c'est pourquoi je garderai ma liberté de parole". Il dit également qu'il ne se laissera "pas impressionner" par le texte "Maintenant, ça suffit" signé par des députés socialistes. "Quand le groupe socialiste se réunit à moins d'une cinquantaine et qu'un texte est adopté à la va vite, je ne peux pas considérer que c'est l'opinion des 200 députés", dit-il.
"Aubry er Royal se sont rapprochées"
Sur Ségolène Royal qu'il avait soutenue en 2007 et au congrès de Reims, il déclare n'être "pas liée à une personne. Ségolène Royal et Martine Aubry se sont rapprochées, cela veut bien dire que l'une ou l'autre a dû changer sur ce qu'elle croyait". Il explique également avoir refusé des responsabilités à la direction du PS après les européennes n'y voyant "pas clair sur l'agenda de travail, sur les possibilités de changer en profondeur le PS". "Pour battre Nicolas Sarkozy, il faut changer en profondeur le PS", souligne-t-il, favorable à une alliance avec le MoDem et les Verts pour "gagner en 2012", après des "primaires ouvertes à tous les électeurs de gauche".
M. Valls assure enfin qu'il ne pourrait "pas du tout" devenir ministre de Nicolas Sarkozy et rappelle avoir déjà refusé cette proposition en 2007.
(D'après agence)
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