Arnaud Montebourg et Benoît Hamon à Frangy © TF1/LCI
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Après avoir menacé de claquer la porte du PS, Arnaud Montebourg, soutenu par Benoît Hamon, a donné dimanche sur ses terres de Frangy-en-Bresse un coup de fouet à son projet des primaires, qu'il juge prioritaire pour résoudre la crise du PS. La Fête traditionnelle de la rose à Frangy-en-Bresse, petit village de 600 habitants, initiée en 1973 par l'ancien ministre Pierre Joxe, donne traditionnellement le coup d'envoi de la rentrée socialiste, avant l'université d'été de La Rochelle. Mais cette année, la Fête -plus de 400 participants, avec en invité principal le porte-parole Benoît Hamon- s'est vu ravir la vedette par Vincent Peillon et ses amis qui, samedi à Marseille, ont esquissé une alliance avec le MoDem.
Le sujet est éludé par le député de Saône-et-Loire: "je suis toujours surpris qu'on en soit à se disputer pour savoir si on doit mettre un ancien ministre d'Edouard Balladur et de Jacques Chirac dans une discussion à l'intérieur de la gauche", dit-il dans une allusion à François Bayrou. "Il faut d'abord rassembler la gauche, le reste viendra alors tout seul". La clé de la rénovation, selon lui: des primaires à gauche permettant de désigner "le candidat unique de la gauche" et "gagner en 2012", sur la base d'un "projet". "Un moyen capable de modifier complétement la gauche". Arnaud Montebourg dénonce des "blocages" au PS : "dans toute organisation, c'est un peu comme au Vatican, il y a toujours des synodes et des conclaves conservateurs! Mais, moi je suis dans un parti de gauche qui veut changer la France".
"Faire émerger un candidat sérieux contre Sarkozy"
Le député reprend d'ailleurs espoir: "les choses bougent, il est en train de se constituer un consensus" autour des primaires, dit-il en rappelant l'appui apporté par le maire de Paris Bertrand Delanoë et Benoît Hamon. "Les primaires sont le meilleur moyen pour rassembler la gauche et faire émerger un candidat commun sérieux face à Nicolas Sarkozy", confirme à ses côtés Benoît Hamon, patron de l'aile gauche du parti. Une pétition sera lancée cette semaine auprès des citoyens par la Fondation Terra Nova, proche du PS, en faveur de ces primaires, souligne son président Olivier Ferrand, qui a travaillé sur le sujet. M. Delanoë a annoncé qu'il allait la signer.
Des résistances restent à vaincre: les partisans de Laurent Fabius veulent réduire les primaires au choix du seul candidat socialiste, de même que Pierre Moscovici qui estime cette solution plus réaliste. "Nous attendons les réactions de la première secrétaire" Martine Aubry, lance aussi Arnaud Montebourg. Les partenaires de gauche sont-ils prêts à des primaires? "Ca progresse", estime Montebourg, qui souligne l'appui des radicaux de gauche, des chevènementistes et de Daniel Cohn-Bendit.
L'alliance avec le Modem, pas d'actualité
Quant au MoDem, peut-il participer à des primaires à gauche? Il faut alors qu'il accepte un projet de gauche, réaffirme M. Hamon, hostile à un tel rapprochement. "Parler aujourd'hui d'alliance avec le MoDem, c'est rajouter de la confusion à la confusion", estime-t-il. La stratégie de François Bayrou, "c'est d'être au deuxième tour de la présidentielle" et, par sa main tendue au PS, "il veut garder ses réseaux d'élus régionaux".
Les militants, eux, semblent dubitatifs. Pour Laura Gandolfi, élue de Villeurbanne (Rhône), "Vincent (Peillon) a agi de manière prématurée, il faut d'abord discuter avec les militants. Bayrou est profondément un homme de droite". "Alliance sur quelle base programmatique"?, demande Nicole Eschmann, de Mâcon.
Le NPA veut un front anticapitaliste, pas de 'gauche molle' |
Le NPA veut construire un front anticapitaliste, loin d'une alliance de centre gauche selon lui vouée à l'échec, a déclaré dimanche son porte-parole, Olivier Besancenot. Le Nouveau Parti anticapitaliste tient son université d'été à Port-Leucate (Aude), au moment où s'expriment des souhaits d'alliance entre le Parti socialiste, les Verts et le Mouvement démocrate (MoDem) dans la perspective de la présidentielle de 2012. "On voit bien qu'à gauche les grandes manoeuvres commencent", a déclaré Olivier Besancenot sur i-Télé. Au NPA, "on propose un vaste rassemblement unitaire mais qui soit sur des bases anticapitalistes" et des discussions sont en cours avec le Parti communiste, Lutte ouvrière, le Parti de gauche, des syndicalistes et des militants, a-t-il ajouté. |
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