Les primaires pour 2012, nouveau casus belli socialiste

le 22 août 2009 à 15h30 , mis à jour le 22 août 2009 à 15h48

A quelques jours de la rentrée du parti, les partisans de primaires ouvertes à toute la gauche pour la présidentielle de 2012 donnent de la voix.

Peillon VallsVincent Peillon avec Manuel Valls, le 5 décembre 2008 © TF1-LCI

Avant la rentrée officielle du Parti socialiste, la question de primaires ouvertes pour désigner  le candidat de la gauche en 2012 divise le PS. Les partisans de ce mode de désignation du candidat du parti aux font pression sur Martine Aubry pour qu'elle en accepter le principe le plus rapidement possible. Or  la dirigeante socialiste n'entend pas discuter de cette question avant les élections régionales, au printemps prochain.

  • Primaires PS : et voici les dates !

    Les candidats à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2012 devront se déclarer entre le 28 juin et le 13 juillet, et le vote, ouvert à tous les sympathisants de gauche, aura lieu les 9 et 16 octobre, a annoncé mardi le porte-parole du PS Benoît Hamon.

    Publié le 11/01/2011 Primaires PS : et voici les dates !
  • PS : les primaires les 9 et 16 octobre ?

    Selon Le Parisien.fr qui s'appuie sur plusieurs sources concordantes, la désignation du candidat PS pour 2012 se déroulera les dimanches 9 et 16 octobre prochains, après les élections sénatoriales en septembre.

    Publié le 11/01/2011 PS : les primaires les 9 et 16 octobre ?
Plus d'infos

 
Après les défaites de 2002 et 2007, la nécessité d'élargir aux électeurs de  gauche la désignation du champion du parti -pour l'heure confiée aux seuls  militants- a fait son chemin, comme moyen de résoudre la crise du leadership qui  gangrène le parti des éléphants. La première secrétaire Martine Aubry a d'ailleurs confié à Arnaud Montebourg, chargé de la rénovation, le soin d'y travailler, mais son rapport enthousiaste, prônant une consultation ouverte à toute la gauche, est resté dans les cartons. Le calendrier prévu par la direction fixe à juin une Convention où les militants trancheront.
 
Au début des années 70, François Mitterrand avait oeuvré au "programme commun" de la gauche, qui devait contribuer à sa victoire de 1981.  Trente ans, trois présidentielles consécutives perdues et une crise de leadership plus tard, les avocats des primaires estiment qu'un candidat commun à tous les partis est la seule solution pour que la gauche revienne au pouvoir. "Dans ce cycle politique qui commence, c'est la dernière tentative pour nous sauver (...) C'est une question de vie ou de mort", a prévenu Manuel Valls, l'un des orateurs du débat organisé à Marseille par le courant du PS dirigé par Vincent Peillon, l'Espoir à gauche.

"Pas une position réaliste"
 
Au PS, le débat sur les primaires est principalement animé par des anciens partisans de Ségolène Royal lors de la présidentielle de 2007 et des "quadras" soupçonnés de vouloir en faire un instrument pour se débarrasser de la vieille garde. Mais l'engagement, samedi sur RTL, de Bertrand Delanoë, très sceptique jusqu'alors, est venu démentir tout combat de chapelle ou de génération. "Il faut ouvrir les portes et les fenêtres et inviter tous les citoyens de gauche à réfléchir avec nous" à la question du leader, a dit le maire de Paris, qui se prononce pour des primaires ouvertes "le plus rapidement possible" et un travail en parallèle sur le projet de la gauche.
 
"Il y a la tentation de faire des primaires le talisman unique, le sésame de  la transformation de la gauche", avertit cependant le député Christian Paul, relayant le point de vue de la direction. Se disant "profondément partisan des primaires", il s'oppose à un "agenda  surréaliste et forcé" qui "n'entraînerait pas suffisamment d'adhésion et  pourrait finir par tuer une belle idée". Pour désigner le candidat unique de toute la gauche, il faut convaincre les  partenaires. "Personne ne dictera aux Verts le fait de mettre au pot commun avec  les socialistes la désignation de leur candidat", dit l'élu de Nièvre, estimant  qu'il faut travailler à la fois "sur le projet, la question des alliances et les  primaires".
 
Mais certains ne sont vraiment pas convaincus par l'idée de primaires ouvertes, notamment dans l'entourage de Laurent Fabius: "des primaires  générales pour désigner le candidat unique de toute la gauche n'est pas une  position réaliste, parce qu'on voit bien que les autres n'en veulent pas",  souligne l'eurodéputé Henri Weber. "En revanche, faire désigner le candidat socialiste par un collège électoral  plus large que celui des simples adhérents à jour de cotisation me paraît tout à  fait légitime", dit-il en proposant d'ouvrir le scrutin aux électeurs  socialistes. "Faisons des primaires, mais ouvertes aux socialistes". D'autres ténors, comme François Hollande ou Harlem Désir avaient également émis des réserves sur des primaires ouvertes.

 

(D'après agence)

le 22 août 2009 à 15:30
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14 Commentaires

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  • Looky, le 23/08/2009 à 23h58

    Sans des primaires ouverte à tous la gauche ne reviendra pas au pouvoir en 2012. Pourquoi faudrait-il payer 20 euros de cotisation pour choisir un éventuelle président, que Martine AUBRY se reveille nous ne somme plus au moyenne age la société à évoluée et les gens on besoin de renouveau, de changement et surtout d'éspoir.

  • Tobi, le 23/08/2009 à 16h50

    Je sais comment on reconnait un adhérent du parti socialiste. Il a une carte. Mais comment reconnait-on un électeur d'e gauche?

  • Michel, le 23/08/2009 à 08h30

    Il y a trop de candidats potentiels, chacun se croit meilleur que l'autre, tous veulent manger dans le fromage et à la fin il ne restera que les miettes.

  • Antoine, le 22/08/2009 à 23h33

    Hr, Troyes : il vaut mieux un clown qu'une bande de guignols

  • Ricardo, le 22/08/2009 à 21h57

    Bonsoir, Il n'y a jamais eu de départ donc pas de rentrée officielle. De toute façon avec le parti socialiste nous connaîtrons le candidat au dernier moment. Il faut donc attendre encore trois ans. D'ici là, il y aura beaucoup de rencontres dans des villes en France dont La Rochelle chaque année. C'est le parti le plus désorganisé de notre planete.

  • Hr, le 22/08/2009 à 20h58

    Le gaulois toi qui aime le cirque tu dois être servi avec le clown qui nous gouverne.

  • Bernard, le 22/08/2009 à 19h26

    Le PS se réforme comme la France avant l'arrivée Sarkozy: en ne faisant rien et en attendant que les problèmes disparaissent d'eux mêmes en les ignorant et en attendant que les vieux croutons partent à la retraite. La génération des quadras semble toute aussi courageuse que ces prédécesseurs: quelques ronchonnements et rien de plus, faudrait pas prendre de mauvaises habitudes. A ce rythme Sarkozy repasse en 2012 au premier tour.

  • Le gaulois, le 22/08/2009 à 18h52

    Quand j'étais gamin il y avait le cirque Pinder le cirque Amar le cirque Bouglione maintenant que je suis vieux j'ai le spéctacle des éléphants du cirque PS !!........

  • Alain, le 22/08/2009 à 18h16

    Merci Jack.....Il y a quand meme une chose qui me tracasse.....les socialistes sont les premiers a deposer des motions de censure contre le gouvernement pour n'importe quelle raison. Pourquoi ne le font ils pas dans leur Parti contre la politique d'Aubry et que les choses soient claires une fois pour toute. Si elle n'est pas désavouée, tout le monde se tait et suit Aubry. Si elle l'est on elit un ou une nouveau Secretaire avec une ligne générale et une politique cohérente.

  • Bob le bricoleur, le 22/08/2009 à 17h42

    La designation par les militants dans les primaires entrainera la chute des elephants, et ceux ci ne veullent pas ce genre de chose, ils tiennent trop a leur poste et a la remuneration attractive non imposable pour certain. le ps se divisera en deux si la direction ne cede pas face aux jeunes du parti socialiste.

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