Militants socialistes à La Rochelle (30 août 2009) © TF1/LCIOuverte dans la tension après de désastreuses européennes, l'université d'été du PS de La Rochelle semble avoir donné aux socialistes un coup de fouet salvateur. Ex-rivale de Martine Aubry, Ségolène Royal lui a accordé un satisfecit. Se maintenant à distance des querelles intestines du PS, l'ex-candidate à la présidentielle n'a pourtant fait qu'un passage éclair à La Rochelle, le temps de dresser un bilan élogieux de sa propre action à la tête dePoitou-Charentes à six mois des élections régionales. "C'est une bonne séquence", a-t-elle néanmoins analysé sur France 2 après le discours de Martine Aubry, "il était temps..."
Admiratif, l'ancien Premier ministre Pierre Mauroy s'exclame : "Martine a la pêche !". Elle "a su mobiliser, à la fois en se mettant sur le terrain où il faut se mettre, de l'élargissement, des primaires et de la rénovation du Parti". "Nous sommes plus forts, confiants après ces trois jours", se réjouit Maxime Bono, maire du port charentais. Quant au fabiusien Guillaume Bachelay, proche collaborateur de Martine Aubry, il affirme : "Depuis Reims, les socialistes avaient une première secrétaire. Depuis La Rochelle, ils ont une patronne".
Main tendue à Valls et à Peillon
Procédant en deux temps, Martine Aubry a tout d'abord évoqué les problèmes internes, validant le principe de primaires présidentielles, et s'est ensuite adressée aux Français, attaquant la droite et faisant des propositions pour la rentrée. C'est parce que tous ces sujets ont été évoqués que La Rochelle s'est bien passé, a estimé dimanche Benoît Hamon. "Excusez-nous d'aller mieux, ce n'était pas gagné d'avance", a plaisanté le porte-parole du PS devant les journalistes.
"Si Martine Aubry avait dit tout ça dès le 9 juin (après les européennes) on aurait gagné du temps et économisé du papier à lettres", a jugé pour sa part Manuel Valls, à qui le Premier secrétaire avait adressé une missive en juillet lui demandant de taire ses critiques ou de quitter le PS.
Rameau d'olivier ultime, Jean-Christophe Cambadélis a proposé à Manuel Valls et à Vincent Peillon, derniers ténors du PS à ne pas faire partie de la direction, de rejoindre l'équipe de Martine Aubry.
D'après agence
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