Ségolène Royal le 6 septembre 2006 © LCISuivez les coulisses de La Rochelle tout ce week-end
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Vendredi après-midi, on va les voir côte à côte, à la Rochelle, presque en bonnes copines. Pour ouvrir sa première université d'été, Martine Aubry a souhaité avoir, à ses côtés à la tribune, Ségolène Royal qui en, présidente de la région Poitou-Charentes, dira un mot d'accueil. "Mais on ne va pas refaire Rezé, tempère un proche de l'ex-candidate. Ségolène et la Première secrétaire ensemble, c'est maintenant un non-évènement. Elles se téléphonent régulièrement et se comprennent mieux, en femmes durement attaquées". Ségolène Royal n'a pas prévu de s'éterniser à la tribune, encore moins de délivrer un message politique. Elle aura juste réuni la veille ses fidèles pour faire un point sur la rentrée mais passera peu de temps dans l'enceinte de l'université d'été.
Laissant bien volontiers à la Première secrétaire le soin de répondre aux flots de critiques qui émanent des "quadras" (primaires, alliance avec le Modem, etc...), la présidente de la région Poitou-Charentes souhaite prendre de la hauteur par rapport aux querelles du PS. "Elle ne peut pas à la fois dire qu'elle veut bosser sur le fond et se mêler des petites phrases polémiques, explique un parlementaire ségoliste. Elle a passé une partie de ses vacances à travailler, à lire et à consulter". Son objectif : offrir à l'automne l'image d'une présidentiable qui ne s'expose plus à tout-va mais qui dessine un projet cohérent pour les Français.
La rentrée de Ségolène Royal se fera donc plus tard, en deux temps, loin du brouhaha socialiste. Le 19 septembre, elle organisera au Zénith de Montpellier un concert pour la fraternité où elle espère rassembler plusieurs milliers de personnes. Une façon de montrer que côté foule sentimentale, elle reste la meilleure. Puis après la fête, ce sera début octobre le fond, avec les journées studieuses de "l'Université Européenne et Internationale". Le penseur Edgard Morin, notamment, sera là pour débattre des "sept défis pour une politique de civilisation". Politique de civilisation ? Il y a quelques mois, l'expression avait été préemptée par un certain Nicolas Sarkozy lors d'une cérémonie de voeux. Ségolène Royal entend bien revenir le chercher sur ce terrain-là. Discrète mais tenace.
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