François Bayrou, lors de son discours de clôture de l'université d'été du MoDem, le 6 septembre 2009 © TF1-LCI L'offre d'alliance aux régionales de Ségolène Royal a pris le MoDem de court. Réponse de François Bayrou : c'est non. "L'arc central" de Bayrou suscite des réactions divergentes : Royal (PS) propose au MoDem une alliance pour les régionales en Poitou-Charentes dès le 1er tour. Mais Cécile Duflot (Verts) refuse les "combinaisons au sommet". La Congrès qui se tient ce week-end à Arras doit permettre de valider un projet politique qui était très attendu par des adhérents parfois perplexes. Sera aussi évoquée l'échéance des régionales. Le président du MoDem, interviewé dans Le Figaro, appelle de ses voeux un "grand arc central" au sein du paysage politique, dans lequel se retrouveraient socialistes, écologistes et droite sociale.
Plus d'infosEntre Royal et le MoDem, le courant ne passe pas

Royal propose une alliance au MoDem pour les régionales

Le MoDem tient congrès à trois mois des régionales

Bayrou fait le forcing avant le congrès d'Arras

> Bayrou sur TF1 : "je ne pose aucune condition"
La main tendue de François Bayrou à l'opposition divise au PS. Le sujet rallume de vieilles querelles : l'alliance avec le MoDem avait été l'une des principales pommes de discorde au Congrès de Reims entre les proches de Ségolène Royal - partisans d'un rapprochement - et tous les autres courants, farouchement hostiles. L'eurodéputé Vincent Peillon, leader du courant L'Espoir à gauche qui avait invité Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem à Marseille, applaudit. Pour lui, le MoDem "est de gauche" et le rassemblement est nécessaire pour une "majorité alternative à Nicolas Sarkozy". Le député-maire d'Evry, Manuel Valls, voit déjà loin et propose de "dialoguer pour bâtir un contrat de quinquennat, un contrat présidentiel".
Pour Michel Sapin, proche de François Hollande, "la clarification progresse" avec le MoDem, "mais il y a du chemin à faire". Il faut désormais "parler du fond" avec François Bayrou, "des convergences, des différences, des divergences", indépendamment d'une "stratégie électorale". De quoi faire bondir Benoît Hamon, chef de file de la gauche du PS, pour qui François Bayrou doit d'abord démontrer "qu'il appartient à la gauche" ce qu'il ne fera pas, selon lui. Henri Emmanuelli ne croit pas à une alliance "qui irait du centre jusqu'à l'extrême gauche pour renverser Nicolas Sarkozy" et s'en est expliqué sur LCI radio. Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris, ironise sur l'une offre publique "d'achat" lancée par le Béarnais qui n'a qu'un but : "être au 2e tour de la présidentielle".
"Un coup politique"
Pierre Moscovici dénonce aussi un "coup politique" : la "démarche" du chef du MoDem "est "tactique", il cherche "des élus aux régionales". Le PS, selon le député du Doubs, doit nouer "des alliances privilégiées" avec la gauche. Mais, pour la présidentielle, il n'exclut pas toutefois "un dialogue" avec le MoDem.
Alain Richard rappelle que "depuis 2007 la majorité des électeurs du MoDem, quand il y a un deuxième tour, votent pour les candidats de la gauche". "Electoralement, dit-il, le MoDem n'est pas le successeur de l'UDF. C'est une formation d'opposition centriste, obligée, du fait de la bipolarisation, d'évoluer vers le centre gauche". Moralité : le PS et le MoDem ont tous deux intérêt à nouer des alliances au second tour des régionales. Pour le PS, c'est le "meilleur scénario pour gagner l'essentiel des régions", et pour le MoDem d'avoir des élus, selon l'ancien ministre.
Parmi les alliés du PS, Jean-Michel Baylet (PRG) et Jean-Pierre Chevènement (MRC), se disent prêts au "dialogue" avec le MoDem. Les Verts, courtisés par la gauche, la droite et le centre depuis leur succès aux européennes, restent prudents. Pour le député Noël Mamère, François Bayrou n'a "pas encore clarifié" sa position. "Nous disons à l'électorat MoDem : bienvenue, mais sur notre projet !".
D'après agence
Retour MYTF1
Entre Royal et le MoDem, le courant ne passe pas
Chargement en cours...





