© AFPFrançois Fillon a exhorté jeudi soir sa majorité à la solidarité pour porter les réformes d'un exécutif "solide", alors que nombre d'élus UMP grincent sur la réforme des collectivités locales ou le projet de fiscalisation des accidents du travail. Et, au lendemain de l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, dont la référence aux "coupables" du procès Clearstream suscite quelque embarras dans la majorité, le Premier ministre a manifesté sa loyauté au chef de l'Etat, sans la moindre allusion à la controverse.
"Les Français ont compris que nous tiendrons tous nos engagements et qu'il était impossible d'introduire un coin au sein de l'exécutif", a assuré le Premier ministre lors d'un meeting organisé à l'occasion des Journées parlementaires de l'UMP, démentant les propos des "commentateurs". "On a besoin d'avoir un patron qui indique la voie à suivre et derrière une équipe de France qui met en oeuvre une politique, qui la défend", a-t-il ajouté se félicitant d'avoir un président qui "n'enlève pas le tapis sous les pieds de son Premier ministre et du gouvernement" lorsque des réformes sont contestées.
"A la Rochelle ils étaient divisés, nous nous sommes rassemblés"
En chef de la majorité, il s'en est pris au parti socialiste pour mobiliser et unir ses troupes. "Le Touquet ce n'est pas la Rochelle. A la Rochelle ils étaient divisés, nous nous sommes rassemblés", a-t-il lancé. "Ils étaient sans idées et ils ressassaient les vieilles recettes inlassablement alors que nous allons faire la démonstration de notre capacité à imaginer l'avenir. Ils se cherchaient un chef, nous nous n'avons pas cette question à nous poser, nous sommes autour du président de la République", a-t-il affirmé.
Et le Premier ministre de proposer à l'opposition de se rallier à la politique de la majorité autant sur la taxe carbone que sur les idées portées par le chef de l'Etat au G20 de Pittsburgh. "Je dis à l'opposition: il n'est pas trop tard pour nous soutenir. Je ne demande pas à la gauche de ne pas être la gauche mais je lui demande d'être moderne et de reconnaître ce qui va dans le sens de l'intérêt général", a-t-il expliqué. Par ailleurs, il a rendu hommage à la "manière ferme et humaine" dont le ministre de l'immigration, Eric Besson, a fait évacuer la "jungle" de Calais.
Mesurant toutefois d'un trait ironique l'imminence de nouvelles joutes, François Fillon a invité sa majorité à négocier sans à-coups excessifs la réforme à venir des collectivités territoriales tout en lui laissant sa liberté de parole : "Ça va secouer !", a-t-il reconnu.
D'après agences
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