Alain Juppé, "Je ne meangerai plus de cerises en hiver", Plon 2009 © Patrick Bernard"On nous dit que ce ne sera pas un impôt de plus, on aimerait en avoir la démonstration concrète". Après Michel Rocard, son collègue de la commission sur le grand emprunt national, l'ancien Premier ministre Alain Juppé dévoile à son tour dans un entretien au Figaro le fond de sa pensée sur le grand thème de cette rentrée politique : la taxe carbone.
Il y est favorable, assure-t-il : il dit "oui sur le principe". Car, selon lui, "il faut évidemment aller dans cette direction. On ne peut pas en permanence expliquer aux Français qu'il faut lutter contre le réchauffement climatique, réduire les émissions de CO2 et ne pas s'en donner les moyens", explique l'ancien Premier ministre.
Transports collectifs : le manque de solutions alternatives
"Il y a là une urgence absolue et un souci de cohérence. Mais il y a le principe et les modalités. Et comme souvent, le diable est dans les détails", estime-t-il.
Il rejette ainsi à son tour toute idée d'une taxation supplémentaire. Mais en nuançant : "si l'on veut garder un effet d'incitation, la compensation ne doit pas être totale".
Dans le cadre des mesures d'accompagnement, il souhaite que "l'on développe des solutions alternatives en termes de transports collectifs et de véhicule propre". D'ailleurs, poursuit-il, "je regrette qu'un effort massif n'ait pas été fait pour développer la voiture électrique".
D'après agence
| Le Bureau national du PS pour une "contribution climat énergie" |
Le Bureau national du PS a apporté à "la quasi unanimité" mardi soir son soutien à la proposition socialiste d'une "contribution climat énergie", selon Laurence Rossignol, secrétaire nationale du PS à l'Environnement. "Un long débat a eu lieu au bureau national" à ce sujet, et à son issue, tous les intervenants "ont dit oui" à ce projet, à l'exception de la députée Delphine Batho, proche de Ségolène Royal, qui s'est dit "en désaccord". La position du PS à ce sujet avait été établie le 2 juillet, a rappelé Laurence Rossignol. De son côté, Delphine Batho a souligné que le Bureau national a décidé de la mise en place d'un "groupe de travail" de parlementaires et de secrétaires nationaux PS pour débattre de cette contribution ajoutant qu'elle "se réjouit" du fait que la position du PS à ce sujet a "évolué". |
Retour MYTF1
Chargement en cours...




