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| Les images de Royal au 20 heures de TF1 |
Quasiment simultanément mais sans bien sûr se coordonner, la direction du PS et Ségolène Royal ont sommé mardi soir les auteurs du livre Hold-uPS, arnaques et trahisons, relatant une tricherie présumée, de s'expliquer. Dans un débat, ont demandé les proches de Martine Aubry. Non, devant la justice a demandé la présidente de la région Poitou-Charentes.
Invitée du 20h de TF1, Ségolène Royal a demandé à la direction du PS d'engager une "action" contre l'ouvrage si les fraudes dénoncées sont fausses et des sanctions contre les fraudeurs si les faits sont avérés. "Je veux simplement la vérité et les sanctions" contre les auteurs des fraudes présumées mis au jour dans un livre brûlot, a insisté Ségolène Royal.
"De deux choses l'une ou bien les faits relatés dans ce livre sont vrais, et c'est d'une extrême gravité et rien ne justifie la loi du silence", a-t-elle poursuivi, ajoutant: "j'attends de la direction du Parti socialiste qu'elle fasse toute la lumière et qu'elle prenne les sanctions qui s'imposent pour que cela ne recommence jamais". Si les faits "sont faux", elle a dit "attendre de la direction du Parti socialiste qu'elle engage une action contre les auteurs" du livre, afin "que l'honneur du Parti socialiste et de ses dirigeants soit rétabli". Pour elle, "la passivité est un aveu de culpabilité". Une manière pour elle d'attaquer Martine Aubry et de lui faire porter la responsabilité des présumées fraudes.
"Nous ne pouvons accepter de voir ainsi sali le Parti socialiste"
Peu avant son intervention sur TF1, pour éviter de sembler répondre aux injonctions de Ségolène Royal, cinq dirigeants du PS ont publié un communiqué commun dans lequeI ils proposent aux deux auteurs du livre d'organiser "sans délai" une "confrontation devant des journalistes" pour démontrer que "les accusations portées par ce livre sont mensongères". "Nous pouvons nous engager dans des procédures juridiques, tant la diffamation et la diffusion de fausses nouvelles sont évidentes. Mais chacun sait qu'elles prennent beaucoup de temps", ont affirmé Claude Bartolone, Christophe Borgel, Jean-Christophe Cambadélis, François Lamy et Christian Paul, proches de la première secrétaire. "Nous ne pouvons accepter de voir ainsi sali le Parti socialiste", ajoutent-ils. Les auteurs ont refusé mardi soir cette proposition.
Mercredi matin, plusieurs dirigeants du PS soulignaient l'isolement de Ségolène Royal et sa volonté de jouer l'opinion contre le parti. Pour le député Michel Sapin, "l'attitude de Ségolène Royal "traduit une grande fragilité politique". "Quand on tourne en rond et qu'on ne sait plus sortir de cela, on agit de cette manière-là, je le dis avec une tendresse réelle pour Ségolène
Royal qui est une amie de jeunesse", a poursuivi cet ami de l'ex-couple Hollande-Royal. Sous couvert de l'anonymat, un autre responsable du parti soulignait "l'impossibilité pour Ségolène de tourner sereinement la page, c'est violent. ".









