Image d'archives © TF1/LCIMatignon obligé de démentir un papier du Monde ? Cela montre une certaine nervosité à Paris mais dans les couloirs de Bruxelles, on croit plutôt à des histoires franco-françaises. François Fillon a exprimé lundi son soutien "sans réserve" à José Manuel Barroso à la suite d'un article du Monde affirmant qu'il se poserait en recours dans l'hypothèse d'une non-reconduction du président sortant de la Commission européenne. Les 736 députés du Parlement européen se prononceront à la mi-septembre sur la candidature de José Manuel Barroso à un second mandat de cinq ans.
"Le Premier ministre François Fillon tient à rappeler que les chefs d'Etat et de gouvernement des Etats membres de l'Union e uropéenne ont soutenu la candidature de José Manuel Barroso àla présidence de la Commission européenne dès le 15 juin dernier", précisent ses services dans un communiqué. "Le Premier ministre soutient sans réserve la reconduction de José Manuel Barroso à la présidence de la Commission européenne", ajoutent-ils.
Sous le titre "François Fillon se pose en recours en cas d'échec de M. Barroso", Le Monde daté du 8 septembre affirme que le Premier ministre français "entend se poser en recours pour diriger la Commission européenne si le président sortant, José Manuel Barroso, ne parvient pas à rassembler une majorité d'eurodéputés sur son nom d'ici à fin septembre".
Le nom de François Fillon, dont le bail à Matignon reste incertain, avait déjà été cité par le passé - à longue échéance - pour la présidence de la Commission européenne, mais c'est la première fois que ses services réagissent officiellement à une telle spéculation. Cette mise au point intervient alors que le chef du gouvernement voit de nouveau sa position fragilisée par la mainmise de l'Elysée sur les dossiers gouvernementaux prioritaires, comme la taxe carbone.
La Commission européenne a qualifié lundi de "pure spéculation" une candidature du Premier ministre français François Fillon pour diriger cette instance à la place de José Manuel Barroso. "Tout le monde est libre de spéculer", a affirmé le porte-parole de la Commission Johannes Laitenberger,
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