Image d'archives © ReutersIl avait pourtant préparé le terrain, annonçant sa venue le week-end dernier lors du campus d'été de l'UMP, à Seignosse, où il avait fait une venue remarquée et sous les applaudissements des jeunes du parti (lire notre article). "J'ai toujours eu envie d'y aller. Je n'ai jamais eu le temps, ni l'occasion (...) Je pense que la Fête de l'Huma est très ouverte. Si les militants UMP veulent aller à la Fête de l'Huma, ils y seront reçus de manière civilisée", avait-il estimé. Mais là, ce sont les sifflets qui l'ont accueilli. Frédéric Mitterrand, dernière recrue de "l'ouverture" chère à Nicolas Sarkozy, a été sifflé et insulté, samedi à la Fête de l'Humanité, par des dizaines de personnes dans les allées de ce rendez-vous de rentrée politique du PCF (voir les images ci-dessous). Une scène qui s'est répétée par deux fois, alors qu'il avait été mis à l'abir un moment.
"Mitterrand dehors !", ont clamé des dizaines de personnes alors que le ministre de la Culture, arrivé en milieu d'après-midi, se rendait au stand du livre de la Fête de l'Humanité, a constaté un journaliste de l'AFP. Des insultes ont fusé : "vendu", "social-traître" et "casse toi pauvre con". Une référence à la phrase qu'avait lancée le président Nicolas Sarkozy lors d'une visite du salon de l'Agriculture en mars 2008 à un homme qui refusait de lui serrer la main. Il a aussi été interpellé par des responsables CGT du ministère de la Culture qui l'ont accusé "de participer à la destruction du ministère", selon Vincent Krier (CGT).
L'éditorialiste de l'Humanité, Maurice Ulrich, a regretté l'accueil réservé au ministre de la Culture, qui a quitté le parc de La Courneuve une heure après son arrivée. "Ce n'était pas pour l'essentiel des militants communistes. Il y avait d'autres formations", a-t-il ajouté sans précision, évoquant "un accueil un peu préparé". Après un bref détour agité par le Village du Livre, il a regagné sa voiture dans une cohue où se mêlaient policiers en civil, journalistes et manifestants très remontés. "Je déplore cette situation. Mais ce n'est pas non plus très grave", a voulu dédramatiser le ministre devant les journalistes dans l'espace presse, un temps à l'abri des manifestants. "Ma venue n'est ni une provocation (...), ni une tentative pour gêner mes amis de l'Humanité", a-t-il ajouté. "Je viens ici car c'est un lieu d'échanges, de fête, de convialité", a-t-il poursuivi, rappelant qu'il était aussi en charge des intérêts de la presse.
Voici les images en "no comment", suivies des explication du ministre :
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