Image d'archives © TF1-LCIL'Elysée l'assure, tout va bien entre Sarkozy et Fillon à propos de l'épineuse question de la taxe carbone. La présidence a démenti lundi matin l'existence de divergence entre le chef de l'Etat et son Premier ministre, notamment à propos du montant de la taxe, même si tous les arbitrages sur sa mise en œuvre n'ont pas été rendus. "Il n'y a pas de problème, ça n'a aucun sens", a indiqué la présidence.
De même source, on indique que François Fillon a bien fait de mentionner dans une interview un montant proche de 14 euros la tonne de CO2 pour le nouveau dispositif, qui devrait être intégré dans le projet de budget 2010. "Il fait référence au prix du marché, on ne peut pas lui reprocher", a déclaré la présidence.
14 euros de taxe par tonne de CO2
François Fillon avait évoqué ce prix de 14 euros par tonne de CO2 dans une interview avant que la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, reçue jeudi soir par Nicolas Sarkozy, affirme que le chef de l'Etat l'avait assurée qu'aucun arbitrage n'avait encore été rendu, notamment sur le montant de la taxe. Nicolas Sarkozy devrait annoncer ses décisions définitives jeudi lors d'un déplacement en province. Il aura auparavant reçu mercredi le premier secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, pour discuter de la question.
L'Elysée a réaffirmé que la taxe carbone serait compensée intégralement. "Chaque centime de la taxe carbone sera rendu aux Français" selon des modalités dévoilées jeudi, a-t-elle indiqué. "Ce que nous voulons c'est changer les comportements, pas créer un impôt supplémentaire."
D'après agence
Hulot : "ne faisons pas de démagogie" |
L'écologiste Nicolas Hulot, qui avait porté l'idée de la taxe carbone lors de la campagne présidentielle de 2007, a démenti que cette taxe "c'est 7 centimes de plus à la pompe et c'est inefficace", comme l'affirment ses adversaires. "C'est une présentation étriquée et simpliste", a dit Nicolas Hulot dans un entretien publié lundi dans Libération, ajoutant que "fustiger la Contribution climat énergie dans son principe, après l'avoir soutenue, ce n'est pas très responsable". "Aucun expert objectif ne doute de l'efficacité du signal prix pour agir sur les comportements", souligne-t-il. "Cela dit, le contexte de la rentrée politique a sans doute pesé, notamment à gauche", a-t-il ajouté en faisant référence à l'opposition de Ségolène Royal. "Ce n'est pas un sujet sur lequel il faut polémiquer", a-t-il jugé. "C'est trop grave, ne faisons pas de démagogie. C'est contraire à l'esprit du Pacte écologique que tous avaient signé", a-t-il dit. "Ce qui est injuste et dangereux, a-t-il estimé, c'est de critiquer sans rien proposer de structurant et de livrer ceux qui sont en situation de précarité aux effets d'une crise majeure sans anticiper". "La contribution climat énergie doit s'appliquer à tous" et son "produit peut permettre d'accompagner les gens en difficulté", a-t-il dit, demandant des mesures d'accompagnement "pour ceux qui travaillent la nuit, qui n'ont pas accès aux transports en commun". |
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