© AFPSon discours est à suivre en direct sur LCI.fr, samedi à 17h30
L'auto-invitation de Royal qui fait râler Peillon... et Royal
Comme annoncé sur son site, Ségolène Royal est venue samedi aux rencontres de Dijon. Au grand dam de son ex lieutenant, organisateur dudit rassemblement. Ce qui a énervé Ségolène Royal.
Publié le 14/11/2009
Les enjeux pour Ségolène Royal
Désormais isolée au PS, Ségolène Royal va tenter samedi à Montpellier une démonstration de force lors de sa "fête de la Fraternité", une valeur plutôt malmenée dans le parti, avec l'objectif de prouver aux caciques qu'il faudra encore compter avec elle. Après avoir ravivé les braises avec Martine Aubry à la faveur d'un livre sur l'élection controversée de la première secrétaire, la présidente de Poitou-Charentes sera la vedette de cette Fête qui se déroule dans le fief de Georges Frêche. Exclu du PS, le président de la région Languedoc-Roussillon a "reçu une invitation comme l'ensemble des élus locaux", précise Guillaume Garot, un des porte-parole de Ségolène Royal. Il l'a accueillie à la gare de Montpellier, saluant "la seule qui déplace les lignes" et qui est "moderne". Cette Fête de la fraternité se déroule donc dans un contexte de tension avec la direction du parti. Martine Aubry a laconiquement reconnu que "dernièrement, les choses se sont un peu distendues" avec sa rivale.
Mais pour le député Claude Bartolone, membre de la direction du PS, Ségolène Royal "joue les Français contre le Parti socialiste", afin "peut-être de préparer la primaire" ouverte prévue en 2011 pour désigner le candidat à la présidentielle. Guillaume Garot estime lui que "Ségolène Royal est pleinement socialiste, elle est exigeante avec la direction du PS car elle aime le parti, elle a envie que le PS change profondément pour retrouver la confiance des Français". Certains de ses lieutenants du Congrès de Reims se sont éloignés, comme Manuel Valls ou Vincent Peillon, mais plusieurs proches seront présents, comme Jean-Louis Bianco, Najat Belkacem, Dominique Bertinotti et Delphine Batho.
Moins de musique, plus de débats
L'avocat Jean-Pierre Mignard qui se dit "fidèle en amitié, mais autonome politiquement", ne viendra pas, "pour des raisons strictement personnelles et professionnelles". L'an passé au Zénith de Paris, Ségolène Royal avait organisé une première Fête de la Fraternité qui avait fait couler beaucoup d'encre, inaugurant un meeting d'un genre entièrement nouveau, mêlant musique et politique. Cette deuxième édition comportera une "partie studieuse et une partie festive autour d'une intervention politique de Ségolène Royal" prévue à 17H30. Plus de débats pour cette fête en plein air dans le vaste parc de Grammont, et ancien domaine viticole. Au programme, une "Université populaire" sur l'éducation avec des acteurs locaux, une autre sur la fraternité.
Dans son discours, Ségolène Royal s'exprimera d'ailleurs "sur la valeur fraternité, valeur fondamentale de notre République", "valeur puissante pour un nouveau projet de société" qu'il s'agit de faire vivre "concrètement" et sur la mondialisation, quelques jours avant le sommet du G20, selon Guillaume Garot. Des artistes se succèderont, allant de rappeurs au chantre occitan Claude Marty, en passant par des gypsies et des musiciens orientaux. "Entre 3 à 5.000 personnes sont attendues. 1.500 personnes sont inscrites hors Languedoc-Roussillon", précise à l'AFP le montpelliérain Brahim Abbou, 32 ans, président de Cités d'avenir, coordinateur de la Fête. Une vingtaine de bus sont attendus de toute la France.
"Seule compte ma constance" |
Ségolène Royal écarte les commentaires sur sa "solitude", en assurant, dans le JDD que "seule compte" sa "constance". "Ce que représente un leader politique ne s'étalonne pas dans des commentaires de presse ou des positionnements dans l'appareil du PS", observe l'ex-candidate à la présidentielle. "On verra si je suis seule au moment des régionales. En attendant, je ne demande rien et je n'ai rien à distribuer", poursuit-elle. "Certains sont libres de se dire: 'si on veut des places allons voir ailleurs, ce n'est pas avec elle qu'il faut rester'", déclare encore Ségolène Royal. "C'est transitoire. Seule compte ma constance à incarner un leadership, la constance de mon discours, et ce que je veux dire aux Français, à Montpellier". "Les idées de droite débouchent sur le malheur humain, la loi implacable et inefficace du profit. Sarkozy s'en rend compte? Tant mieux", dit-elle encore à propos du bonheur comme critère économique prôné par le rapport Stiglitz remis au chef de l'Etat. |
Retour MYTF1
L'auto-invitation de Royal qui fait râler Peillon... et Royal
Chargement en cours...




