Ségolène Royal, le 21 juillet © TF1/LCISégolène Royal répond aux attaques de l'UMP par voie de communiqué à la mi-journée. Elle précise n'avoir "jamais prétendu être « ambassadrice » auprès du PNUD et rien de tel n'a été publié sur le site Désirs d'Avenir. Ella a été sollicitée par le PNUD, en raison du caractère exemplaire de la coopération décentralisée entre la région Poitou-Charentes et celle de Fatick au Sénégal pour une mission de représentation des régions du monde et de la coopération décentralisée. A ce titre elle est invitée par le PNUD à la réunion du 21 septembre à New York et au prochain sommet de Copenhague".
La polémique est née mardi avec les accusations de "mensonges" de l'UMP. Vendredi dernier, à l'ouverture de La Rochelle, Ségolène Royal affirmait que "le responsable du programme des Nations Unies pour le Développement" lui avait demandé "et j'en suis très honorée, d'être la représentante mondiale au niveau des Nations unies pour la coopération décentralisée sur les énergies renouvelables". L'ex-candidate à la présidentielle avait alors assuré : "C'est à ce titre que le 21 septembre, je serai à l'ONU pour représenter ces régions du monde pour la préparation du Sommet de Copenhague".
"Mensonges", ont accusé mardi Frédéric Lefebvre et Dominique Paillé, porte-parole et porte-parole adjoint de l'UMP. "Elle est aujourd'hui démasquée car contrairement à ce qu'elle affirme, elle n'est en rien ambassadrice officielle du PNUD. Tout est bon pour elle pour essayer d'attirer les lumières médiatiques sur son immodeste personne. Les Français ne manqueront pas d'apprécier ce comportement qui démontre son manque de respect à leur endroit et la piètre idée qu'elle se fait des institutions internationales".
Etonnement au PNUD
Interrogée, la directrice du PNUD à Genève, Cécile Molinier, a démenti que Ségolène Royal jouisse d'une fonction ou d'un titre particulier accordé par le PNUD, expliquant que le département des partenariats du PNUD avait pris contact avec elle en sa qualité de présidente de région, comme il le fait avec d'autres responsables, "ni plus ni moins". La responsable s'est déclarée "étonnée" de ces nouvelles déclarations car Ségolène Royal s'était déjà prévalu d'une relation privilégiée avec le PNUD qui avait fait une mise au point.
Le directeur de la plateforme pour les partenariats innovants du PNUD a précisé que la présidente de la région Poitou- Charentes avait été invitée à participer (mais pas sur une tribune) à un "évènement parallèle" organisé par une ONG à l'ONU à New York le 21 septembre où une déclaration sur les énergies renouvelables doit être lue au nom des présidents de région du monde entier.
Le 18 juin déjà, le cabinet de Ségolène Royal avait assuré qu'elle avait été chargée par le PNUD "d'oeuvrer à la reconnaissance de l'action des régions, aux côtés des Etats centraux, comme élément clef dans la lutte contre les changements climatiques". Le lendemain, le PNUD précisait avoir "effectivement eu des discussions" avec l'ex-candidate à la présidentielle mais affirmait qu'elle n'avait "pas été désignée ambassadrice du PNUD".
D'après agence
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