Martine Aubry © TF1/LCILe projet continue de diviser droite et gauche. Du côté du gouvernement, on s'efforce de démontrer qu'il ne s'agit "pas d'une nouvelle taxe". La taxe carbone n'en a pas moins suscité la méfiance des Français, comme le montre un sondage Ifop pour Paris Match selon lequel 65% des personnes interrogées y sont hostiles. "Injuste" et "inefficace" pour Ségolène Royal, des accusations reprises mot pour mot par Martine Aubry à La Rochelle, la taxe carbone est pourtant défendue par Nicolas Sarkozy, qui plaide la nécessité de la fiscalité écologique, "un choix historique, conforme aux engagements pris dans la campagne présidentielle et dans le Grenelle de l'environnement". Le chef de l'Etat et la Première secrétaire du PS auront l'occasion d'en discuter ce mercredi, puisque le premier reçoit la seconde sur ce thème avant d'annoncer ses arbitrages.
Le président, qui a pris le dossier en main, désavouant brutalement son Premier ministre, a annoncé qu'il rendrait lui-même ses décisions au courant de la semaine, sur le prix et sur les modalités de compensation de la future contribution climat énergie. Ces annonces seront "communiquées jeudi", a affirmé dimanche Christine Lagarde. D'ici là, le chef de l'Etat consulte : le 4 septembre, il avait déjà reçu la secrétaire générale des Verts, Cécile Duflot. Avant, ce mercredi, Martine Aubry. La patronne du PS, également favorable à une fiscalité écologique, réclame une "taxe écologique et sociale" qui soit "assez élevée", mais "compensée" notamment par un remboursement de TVA pour la plupart des Français.
Quel prix, et quelles compensations ?
Des dernières réunions d'arbitrage sont encore prévues d'ici jeudi, selon l'entourage du président. Les choix attendus concerneront le prix et les modalités de compensation de la future contribution climat énergie. François Fillon avait annoncé mercredi dernier un prix de 14 euros par tonne de CO2, avant que l'Elysée ne reprenne, le lendemain, la main sur ce dossier. Un membre du gouvernement a confié que les arbitrages du président ne devraient "pas être très éloignés" de ce qu'avait dit le Premier ministre la semaine dernière.
Ils devraient être annoncés à l'occasion d'une visite de Nicolas Sarkozy dans l'Ain sur le thème de la lutte contre le changement climatique. Le chef de l'Etat est attendu à Culoz où il visitera les ateliers de montage des pompes à chaleur et du centre de recherche et d'innovation de la Compagnie Industrielle d'Applications Thermiques. Il sera accompagné pour l'occasion des ministres de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, de l'Economie, Christine Lagarde, et du Budget, Eric Woerth. Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, sera également présente.
D'après agence
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