L'hémicycle de l'Assemblée nationale © TF1/LCIJean-François Copé s'était targué jeudi d'avoir désamorcé le conflit entre le gouvernement et sa majorité sur la taxe professionnelle (voir la vidéo). Jeudi, au terme d'un long bras de fer entre la ministre et les députés UMP, ces derniers avaient finalement validé le principe d'une exonération de TP pour les entreprises de moins de 500.000 euros de chiffre d'affaires, une mesure demandée par le Medef et la CGPME. Les députés avaient cédé contre la promesse de la prise en compte de la territorialisation, l'une de leurs principales exigences. Suite de la procédure donc : l'Assemblée nationale a donné vendredi son feu vert à la réforme, au terme d'un long bras de fer entre le gouvernement et sa majorité UMP et d'une réécriture complète du projet initial dans le cadre de l'examen du budget 2010.
Tenant sa promesse faite jeudi envers députés UMP, la ministre de l'Economie Christine Lagarde a bien renoncé à instaurer, au niveau national, une péréquation du produit de la nouvelle "contribution" remplaçant la taxe professionnelle. Elle a retiré les deux amendements qu'elle avait présentés dans le cadre du projet de loi de finances, devant l'insistance des députés de droite et de gauche.
L'Association des petites villes de France a de son côté annoncé vendredi qu'elle interviendrait auprès du Sénat sur la suppression de la taxe professionnelle, après le rejet par les députés d'amendements élaborés par la commission des Finances de l'Assemblée. Le transfert au bloc communal d'une partie de la cotisation complémentaire -qui va remplacer la taxe professionnelle- calculée sur la valeur ajoutée des entreprises, "se révèlerait un jeu de dupes si, dans le même temps, seules les plus grandes entreprises y étaient assujetties", affirme l'APVF. Un des amendements rejetés prévoyait d'exonérer de TP les entreprises jusqu'à 152.000 euros de chiffre d'affaires, au lieu de 500.000 euros, comme voulu par le gouvernement. Elle estime également "particulièrement inéquitable" de faire peser sur les ménages le poids du financement des services publics qu'assurent les communes, dans la mesure où les entreprises en sont tout autant bénéficiaires.
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