Bayrou lors du Conseil national du MoDem le 24 octobre 2009 © TF1-LCILa décision de Jean Sarkozy de ne pas briguer la présidence de l'Epad, qui gère le plus grand quartier d'affaires d'Europe, constitue peut être un tournant du quinquennat de Nicolas Sarkozy, a estimé samedi François Bayrou. Pour le président du MoDem, le parachutage annoncé du fils du chef de l'Etat à la tête de l'organisme public a terni l'image de la France. "Beaucoup de gens, y compris parmi mes amis, pensaient qu'il y avait dans mon jugement sur le pouvoir une part d'antipathie personnelle ou d'exagération" contre le président de la République, a-t-il déclaré aux journalistes en marge d'une réunion des instances de son parti à Paris. "Je crois qu'aujourd'hui, tout le monde comprend, avec cette décision et quelques autres manquements à nos principes d'égalité, qu'il y a quelque chose qui ne va pas dans ce régime. C'est un moment important, un tournant peut-être", a-t-il ajouté.
Entre Royal et le MoDem, le courant ne passe pas
L'offre d'alliance aux régionales de Ségolène Royal a pris le MoDem de court. Réponse de François Bayrou : c'est non.
Publié le 06/12/2009
Royal propose une alliance au MoDem pour les régionales
"L'arc central" de Bayrou suscite des réactions divergentes : Royal (PS) propose au MoDem une alliance pour les régionales en Poitou-Charentes dès le 1er tour. Mais Cécile Duflot (Verts) refuse les "combinaisons au sommet".
Publié le 05/12/2009
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Publié le 05/12/2009
Bayrou fait le forcing avant le congrès d'Arras
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Publié le 04/12/2009
Le retrait de la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad, cela signifie "que le peuple français n'accepte pas (...) et que lorsque le peuple français n'accepte pas, le pouvoir est obligé de reculer. Je trouve ça, moi, très encourageant pour l'avenir", a souligné François Bayrou. La désignation annoncée de Jean Sarkozy, qui n'a que le baccalauréat en poche, a terni l'image de la France "auprès des Français, notamment des jeunes diplômés au chômage, et auprès de l'étranger", a expliqué le dirigeant centriste. "J'ai dit depuis le début que ce n'était pas Jean Sarkozy le problème, mais le président de la République (...) Ceci est un problème du pouvoir, pas celui d'un jeune garçon de 23 ans qui, en effet, peut avoir envie d'occuper de grandes responsabilités, mais il me semble que cela aurait été à d'autres de lui dire non", a-t-il ajouté. Après deux semaines de tollé jusque dans les rangs de la majorité, Jean Sarkozy, conseiller général des Hauts-de-Seine, a renoncé jeudi à briguer la présidence de l'Epad.
Valls pour un "large rassemblement"
Au même moment, Manuel Valls a appelé à "un rassemblement très large" avec le Modem de François Bayrou "pour bâtir une alternative à Nicolas Sarkozy". Invité de Radio J, le député de l'Essonne s'est dit "favorable à ce que tous ceux qui veulent bâtir une alternative crédible se rassemblent à gauche au premier tour des régionales mais aussi bâtissent des alliances avec le MoDem". "Je ne comprends pas comment nous n'arrivons pas à bâtir des listes communes
et en s'ouvrant évidemment au MoDem, en pensant à ces 18% d'électeurs qui ont fait confiance à François Bayrou en 2007", a-t-il dit. M. Valls a estimé que "la responsabilité est aussi du côté du PS". "Cette maison commune que prône Martine Aubry me semble trop étroite, trop
étriquée", a-t-il déclaré.
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