Jean Sarkozy le 6 septembre 2008 à Royan © TF1/LCILa proposition venait du PS : Gaëtan Gorce, s'invitant dans la polémique Jean Sarkozy, avait proposé que les neuf représentants de l'Etat au sein de l'Etablissement public d'aménagement de La Défense ne participent pas à l'élection du président de l'Epad. Il estimait alors que cela "libérerait Jean Sarkozy et le président de la République des critiques" qui se sont abattues sur cette candidature, l'opposition parlant de népotisme. Proposition saisie au vol dimanche par le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, qui jugé tout à fait envisageable que seuls les neuf administrateurs représentant les collectivités locales désignent le président du premier quartier d'affaires d'Europe.
Après "l'affaire Jean Sarkozy", l'Epad choisit son président
Deux mois après la vive polémique qui a contraint Jean Sarkozy à renoncer à la présidence de l'Epad, l'établissement public d'aménagement de La Défense choisit un nouveau président vendredi.
Publié le 03/12/2009
Si les neuf représentants de l'Etat ne participent pas au vote, l'élection du président de l'Epad dépendra des neuf autres membres de son conseil d'administration. Parmi ces neuf personnes, quatre sont des élus UMP, quatre autres des élus ou des personnalités de gauche (deux membres du Parti socialiste et deux membres du Parti communiste français), et le dernier est Claude Leroi, représentant de la chambre de commerce de Paris et président de celle des Hauts-de-Seine. Le vote de ce dernier pourrait donc être décisif.
"Un garçon de qualité, sympathique"
Or, Claude Leroi a été durant plus de 20 ans conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine, servant entre autres lorsque Nicolas Sarkozy était maire de la ville. Interrogé par Europe 1 sur Jean Sarkozy, il n'a pas fait mystère de sa préférence pour le fils du président. "C'est un garçon de qualité, sympathique, que je connais depuis très longtemps", a-t-il dit. Tout en assurant que "le parti de la chambre de commerce n'est pas de droite ou de gauche, c'est le parti des entreprises". Pour lui, "si le nouveau président du conseil d'administration est un garçon brillant qui a des idées et des relations, ça n'en sera que mieux".
Patrick Jarry, maire PC de Nanterre et candidat déclaré face au fils du chef de l'Etat, a jugé que ce nouveau mode de scrutin allait de soi. "Mais ça ne règle pas le problème. La légitimité de Jean Sarkozy de présider l'Epad n'existe toujours pas", a-t-il dit réagi sur Europe 1. Prié de dire s'il existait une façon de gauche ou de droite de diriger l'Epad, l'édile a répondu: "Si demain Patrick Jarry présidait l'Epad, le quartier d'affaires de La Défense et l'ensemble de l'ouest parisien prendraient une autre allure". Pour sa part, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno a estimé qu'il était maintenant temps pour Jean Sarkozy de présenter son programme pour La Défense, comme dans toute autre élection. "Maintenant qu'il y est, c'est qu'il a un projet. Qu'il présente son projet, la balle est dans son camp", a-t-elle dit sur i>Télé.
Le vote pour l'élection du président de l'Epad aura lieu le 4 décembre. Auparavant, un nouveau membre devra être élu au conseil d'administration le vendredi 23 octobre en remplacement d'Hervé Marseille, élu du Nouveau Centre qui a présenté sa démission. Le maire de Fontenay-aux-Roses et conseiller général socialiste des Hauts-de-Seine, Pascal Buchet, a annoncé lundi qu'il déposerait sa candidature pour entrer au conseil d'administration.
D'après agence
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