Jean François Copé a réagi aux résultats du PS, que les premières estimations donnent à 16,8% © eTF1Jean-François Copé a annoncé mardi qu'il recevrait l'intersyndicale de France Télécom jeudi après-midi à l'Assemblée nationale. M. Copé accueillera à 15H00 les syndicats en compagnie du président de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée, Pierre Méhaignerie (UMP). Cette rencontre s'inscrit "en préambule" du lancement d'un groupe de travail UMP sur la souffrance au travail, a précisé M. Copé à la presse. L'ensemble des organisations syndicales de France Télécom ont lancé un appel à la grève ce mardi pour dénoncer la souffrance au travail et les 24 suicides qui ont endeuillé l'entreprise en moins de deux ans. Au lendemain du remplacement du numéro deux de l'opérateur Louis-Pierre Wenes par Stéphane Richard, plusieurs députés UMP ont à nouveau réclamé, lors de la réunion du bureau du groupe majoritaire à l'Assemblée, la démission du PDG Didier Lombard. "C'est à Lombard lui-même de tirer toutes les conséquences de ce qui s'est passé. Il doit s'en aller et pas seulement demander à son numéro deux de partir", a ainsi déclaré le vice-président de l'Assemblée nationale, Marc Laffineur.
Alors que ses relations avec Jean-François Copé ne sont pas au beau fixe, le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP), a de nouveau pris ses distances mardi avec les initiatives tous azimuts de Jean-François Copé, en déclarant "prendre acte" de la décision du patron des députés UMP de recevoir l'intersyndicale de France Télécom."C'est une initiative dont je prends acte", a-t-il lâché sur France 3. Interrogé également sur l'annonce du lancement d'un groupe de travail UMP sur "la souffrance au travail", Bernard Accoyer a lancé : "l'Assemblée et l'exécutif ont toujours intérêt, s'agissant d'un problème de société aussi grave, d'organiser des consultations qui ne soient pas trop marquées par un côté partisan".
"C'est pour cette raison que je pense qu'il faut que l'exécutif conduise ses missions et que le législatif reste dans son domaine, c'est-à-dire s'informer certes, se documenter pour être le mieux à même de voter ou de ne pas voter la loi", a ajouté le député de Haute-Savoie. Le 22 septembre, les députés avaient réclamé la mise en place d'une mission parlementaire sur la santé au travail. La Conférence des présidents de l'Assemblée nationale avait alors estimé que cette question relevait de la seule Le 1er octobre, M. Accoyer avait ainsi adressé à M. Méhaignerie un courrier pour lui demander "d'apprécier l'opportunité de la création" d'une telle mission.
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