Il renonce

Par A.Ga. (avec agences), le 22 octobre 2009 à 20h11 , mis à jour le 22 octobre 2009 à 22h00

Face à la polémique, Jean Sarkozy a expliqué jeudi soir sur France 2 qu'il ne briguerait pas la présidence de l'Epad car il ne veut pas d'une "victoire entachée" d'un "soupçon de favoritisme".

jean sarkozyJean Sarkozy sur le plateau de France 2, le 22 octobre 2009 © Reuters/France 2

 

  • Epad : Nicolas Sarkozy reconnaît une "erreur"

    "A partir du moment où il y a eu une polémique" autour de la candidature de son fils à la présidence, le chef de l'Etat a reconnu que "c'était sans doute une erreur", a déclaré l'Elysée.

    Publié le 05/11/2009 Epad : Nicolas Sarkozy reconnaît une "erreur"
Plus d'infos

> Retour sur trois semaines de polémique
> "Je ne briguerai pas la présidence de l'Epad"

   
Son arrivée programmée à la tête du plus grand quartier d'affaires européennes avait provoqué un tollé. L'opposition criait au népotisme, la majorité était troublée et l'opinion publique offusquée. Face au tollé, Jean Sarkozy a annoncé jeudi, au 20 heures de France 2, qu'il renonçait à briguer la présidence de l'Etablissement public d'aménagement de La Défense (Epad). "Je ne veux pas d'une victoire qui porte le poids d'un tel soupçon", a expliqué le fils cadet du président de la République.

"Je serai candidat au poste d'administrateur de l'Epad mais si je suis élu je ne briguerai pas la présidence", a précisé Jean Sarkozy qui devrait donc être élu vendredi à Nanterre représentant des Hauts-de-Seine au Conseil d'administration de l'Epad par la majorité UMP-NC du Conseil général, étape précédant l'élection à la présidence de l'Epad, prévue le 4 décembre, en remplacement de Patrick Devedjian, atteint par la limite d'âge (65 ans). Depuis le déclenchement de la polémique, il y a deux semaines, l'Elysée surveillait de près les enquêtes d'opinion. Et le décrochage de Nicolas Sarkozy dans l'électorat âgé (sondage CSA/Le Parisien de la semaine dernière) l'a incité a convaincre son fils de renoncer à son projet. Ce sondage avait relevé l'impopularité de cette candidature critiquée par près des 2/3 des Français et plus de la moitié des sympathisants de droite.
 
"Une décision que j'ai prise seule"
 
"Je n'accepte pas que ce soupçon de favori, de passe-droit ou de traitement de faveur puisse peser", a longuement expliqué le jeune homme de 23 ans, conseiller général des Hauts-de-Seine. Il a dénoncé une "campagne de manipulation et de désinformation" autour de sa candidature, ajoutant avoir fait le "choix de la raison" en y renonçant. "On a parlé d'intrigues, de manoeuvres" et "de choses fausses", a-t-il expliqué. Les critiques mettaient en avant son jeune âge et son inexpérience (deuxième année de droit). "Ma candidature était pleinement légitime, ce n'est pas un problème de légitimité", a jugé Jean Sarkozy, assurant n'éprouver "aucune amertume". "J'ai beaucoup appris dans cette épreuve."

Comme on lui demandait si c'était Nicolas Sarkozy qui lui avait conseillé de jeter l'éponge ou lui avait demandé de le faire, il a répondu : "si la question que vous me posez c'est : est-ce que vous en avez parlé au président ? Non. Est-ce que j'en ai parlé avec mon père ? Oui". "Il est comme tous les pères et je suis comme tous les fils", a poursuivi le jeune homme. "Naturellement, dans des moments qui sont difficiles, nous parlons ensemble. Je lui ai fait part de ma décision, une décision que j'ai prise seul et que j'assume seul en conséquence", a-t-il assuré. Face à la polémique sur cette candidature de Jean Sarkozy à l'Epad, le président lui-même était monté au créneau pour défendre son fils. A travers lui, "c'est moi qui suis visé", avait assuré Nicolas Sarkozy dans une interview au Figaro.

"Je mènerai des combats dans les années qui viennent"
 
Le président du MoDem François Bayrou avait pour sa part qualifié d'"abus de pouvoir énorme" cette candidature. Et à droite aussi, des élus avaient fait part de leur scepticisme. L'ambition du jeune homme à prendre la tête de l'Epad se heurtait également à l'incompréhension du public. Selon un sondage CSA paru dans Le Parisien/Aujourd'hui en France vendredi dernier, près des deux tiers des Français (64%) et plus de la moitié des sympathisants de droite (51%) critiquaient cette candidature.
 
Même s'il assure qu'il ne "court pas après les honneurs", Jean Sarkozy a toutefois prévenu qu'il n'avait pas perdu pour autant sa "vocation politique". "Je mènerai des combats dans les années qui viennent devant les électeurs", a-t-il dit, sans préciser la nature de ses ambitions. Pour l'heure, les réactions pleuvent sur ce renoncement : lire notre article.

Extrait de l'interview de Jean Sarkozy :

Par A.Ga. (avec agences) le 22 octobre 2009 à 20:11
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Politique
  

274 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Doc_hou, le 23/10/2009 à 13h24

    Bien je tente ici de ramener a la raison les farfelus de tout poil qui racontent n'importe quoi et qui sont hors sujet: jalousie, lynchage des Sarkozy, instruction versus intelligence, etc. Quand on brigue une position, qu'elle soit administrative, politique, technique, manageriale etc on doit presenter des qualifications ET/OU de l'experience. QUAND ON N'A NI LES UNS NI L'AUTRE ON NE PEUT PRETENDRE AUX RESPONSABILITES ENVISAGEES. C'est comme ca et ca doit le rester. Il n y a ni debat ni polemique. Quant a melanger avec Mitterrand, c est une histoire de plus 10 ans voire 20 ans je ne me suis pas renseigne et ca ne m interesse pas car je ne peux rien y changer. Ce qui m interesse c est ce qui se passe a notre epoque, et ce que je vois. Ce serait la meme chose pour n importe qui et malheureusement je suis de droite et je le resterai ce qui me derange d'autant plus. Quant a melanger avec les clowns du show business, ca n a encore une fois rien a voir. Dans le show bussiness on ne manage pas l argent du contribuable de l etat ou d une entreprise, on peut faire les pitres a la TV si ca plait tant mieux. Aller bon vent c etait ma derniere intervention sur un sujet sur lequel je n aurais jamais du intervenir. Heureusement je suis content de voir que la grande majorite des francais a bien reagi.

  • JMC, le 23/10/2009 à 13h20

    Ridicule de A jusqu'à Z et même pas capable d'assumer jusqu'au bout... C'est dommage, 200 correspondants de journaux étrangers étaient venus voir le sacre!

  • Eve, le 23/10/2009 à 13h17

    Pour Léon Euh, c'est bien de se porter candidat, mais j'espere que vous avez corrigé vos fautes d'orthographe avant d'envoyer votre courrier. C'est peut-être pour celà qu'il n'y a pas de réponse!

  • Lauren, le 23/10/2009 à 12h48

    Prince Jean abdique.....

  • KIKI, le 23/10/2009 à 12h28

    Je suis d'accord avec Jeannine de Quimperlé, l'instruction et l'intelligence ne sont pas à mettre dans le même panier. Il y en a marre de dire que les diplômes sont le résultat que la personne en face de vous est d'une intelligence supèrieure. Les diplômes surtout des grandes écoles existent le plus souvent à mon avis pour différencier les classes sociales. Je suis pour l'égalité des chances et je suis persuadé que toutes personnes dans la mesure où elles le souhaitent, si elles sont accompagnées, bien entourées, motivées et aidées, pourraient atteindre de hautes fonctions dans la société et peut-être que le monde ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui. Certains diront que je rêve mais bon j'aime bien rêver ! En ce qui concerne l'affaire Jean Sarkozy, favoritisme ou pas, je dirais que certainement tous les papas du monde, quelque soit le niveau social de la famille souhaiteraient que leurs enfants réussissent et occupent une place importante dans la société. Maintenant, quelle est la définition d'une place importante dans la société ? Pour moi, il n'y en a pas car je pense que nous devrions tous en avoir une importante.

  • Fafa, le 23/10/2009 à 12h24

    Et Mlle Bové, elle fait quoi ?

  • Izzy, le 23/10/2009 à 12h03

    Ah!Un espoir? La démocratie signifie t'elle donc encore quelque chose?

  • Le gaulois, le 23/10/2009 à 11h58

    A Laurent de Metz: vous criez victoire fort bien mais vous allez vite déchanter car on ne peut indéfiniment et impunément pratiquer le mensonge la calomnie et l'invective armes favorites des faibles des bons à rien et de tous ceux qui sont à bouts d'arguments!

  • Leon, le 23/10/2009 à 11h48

    Pour Christian. Je precise: Jeannot n'a pas les competance professionnel actuellemnt a 23 ans pour un poste de haut fonctionnaire, mais losrqu'il aura 30 ans les données seront un petit peu différentes. Bien sur que je lui souhaite la carriere professionnel qu'il merite.Je n'ai pas de raison pour penser le contraire.

  • Fifi, le 23/10/2009 à 11h31

    Bravo jean vous ètes courageux et au-dessus de tous ces gens qui veulent vous écraser ne vous décourager pas c'est la majoritée silencieuse qui vous soutien aller de l'avant bravo

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience