Image d'archives © ABACAJean Sarkozy se défend, encore une fois. Au cœur d'une polémique sur sa promotion annoncée à la tête de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (Epad), il dénonce dans un entretien au Point publié jeudi les attaques dont il est la cible. "Quand on parle de dauphin, je comprends mieux pourquoi : j'ai vu qu'il y avait un certain nombre de requins autour de moi et que c'était la seule façon de leur résister", ironise Jean Sarkozy. "J'ai été attaqué sur tous les chapitres : mon âge, mon nom, mon activité, y compris sur les éléments les plus intimes de ma vie, comme la religion de ma femme. Ce n'est jamais agréable", ajoute-t-il.
Depuis plusieurs jours, l'opposition accuse Nicolas Sarkozy de népotisme au profit de son fils de 23 ans, conseiller général des Hauts-de-Seine et étudiant en deuxième année de droit, qui serait appelé à gérer le premier quartier d'affaires d'Europe.
"Quand on s'appelle Sarkozy, les choses sont parfois plus difficiles"
Le fils du président de la République dit toutefois "comprendre certaines interrogations" et se déclare déterminé à y "apporter une réponse sur le terrain des idées, sur le terrain du projet". "J'ai compris que lorsqu'on s'appelle Sarkozy, les choses sont parfois plus difficiles", poursuit-il, tout en jugeant la polémique dont il fait l'objet disproportionnée. Jean Sarkozy précise également qu'il a informé son père de son intention de se porter candidat à la présidence du conseil d'administration de l'Epad.
"Je ne m'en cache pas. J'ai pris mes responsabilités et je l'en ai informé. Je lui ai dit ma volonté d'être candidat", dit-il. Selon lui, "ceux qui ont fait une affaire de cette candidature" cherchaient à atteindre indirectement Nicolas Sarkozy. Malgré le front uni de l'exécutif sur le sujet, l'affaire provoque un malaise dans les rangs des élus UMP, déjà irrités par la polémique sur Frédéric Mitterrand, la réforme de la fiscalité locale ou la taxe carbone. Certains parlementaires et la secrétaire d'Etat aux Sports, Rama Yade, se sont notamment inquiétés mercredi des répercussions potentielles de l'affaire sur l'électorat de droite.
D'après agence
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