Jean Sarkozy sur France 3 le 13 octobre 2009 © TF1/LCI
En pleine tourmente quant à sa candidature à la présidence de l'Etablissement public de la Défense (Epad), Jean Sarkozy défend sa légitimité à exercer cette fonction. Interrogé mardi soir sur France 3 sur sa détermination à aller au bout de sa candidature, le fils du chef de l'Etat a répondu par l'affirmative. "Bien sûr, a-t-il dit, j'ai réfléchi beaucoup à cette question avant de me porter candidat". "Depuis deux ans que je suis élu au conseil général, j'estime que mon devoir n'est pas d'attendre, mais de prendre des responsabilités parce que c'est mes électeurs qui me le demande", a-t-il ajouté.
La candidature de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad a continué mardi à susciter de vive critiques dans l'opposition et un malaise au sein de la majorité présidentielle (lire l'article). "Les attaques et les critiques font partie du jeu politique. Je n'ai pas envie de me plaindre, j'ai envie d'agir", a expliqué le conseiller général en réfutant les accusations de favoritisme. "Jamais, depuis le début de mon parcours, je n'ai été nommé. Je tire ma légitimité de l'élection et du suffrage universel. Je suis un élu comme les autres, quel que soit le nom que je porte, quel que soit l'âge qui est le mien quelles que soient mes activités par ailleurs. Je suis un élu de la République", a-t-il dit.
Interrogé sur sa compétence pour assumer ce poste, Jean Sarkozy a fait valoir qu'il n'avait pas ménagé sa peine depuis son élection au conseil général des Hauts-de-Seine. "Est-ce-que vous pensez que je me suis tourné les pouces depuis deux ans ? Depuis deux ans, je travaille 12 heures par jour, j'anime des permanences, je suis à la fois sur le terrain et sur le fond", a-t-il dit, citant en exemple son travail au sein de la commission des transports. "C'est sur les actes et sur le fond que je demanderai à être jugé et je rendrai des comptes sur ce que j'aurai réalisé, si les gens me font confiance pour prendre la présidence de la Défense", a-t-il conclu.
Elu et non pas nommé
Mardi soir, la polémique grondait toujours... jusque dans les rangs de la majorité. "L'idée que Patrick Devedjian aurait pu terminer son mandat (à la présidence de l'établissement public) en 2011 est une idée qui est souvent partagée au groupe (UMP au Sénat), parce que nous aimons les vieux, nous sommes de cette génération-là", a déclaré Gérard Longuet, président du groupe UMP au Sénat et proche de Patrick Devedjian. "L'idée que Jean Sarkozy puisse être élu, et non pas nommé président de l'Epad, a été évoquée naturellement" au sein du groupe des sénateurs UMP, mardi.
Lors de la prochaine séance du conseil général, le 23 octobre, les élus doivent se prononcer sur l'entrée de Jean Sarkozy au conseil d'administration de l'Epad.
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