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La maire de Puteaux à la tête de l'Epad
Joëlle Ceccaldi-Raynaud a été élue vendredi présidente de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense, poste auquel Jean Sarkozy avait renoncé fin octobre.
Publié le 04/12/2009
Après l'affaire Jean Sarkozy, le dossier Pierre Sarkozy
L'Elysée a récemment demandé des explications à une société de production musicale, après un refus d'aide au fils du président. Pas de "traitement de faveur", précisent l'Elysée et ladite société.
Publié le 08/11/2009
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| > Retour sur trois semaines de polémique |
Trois semaines de polémique auront eu raison de son ambition : Jean Sarkozy a annoncé jeudi soir sa décision de renoncer à briguer la présidence de l'Epad. Il n'aura pas fallu 30 minutes pour que les réactions pleuvent.
- Benoît Hamon, porte-parole du PS : "le président de la République a reculé sous la pression de l'indignation populaire et d'une immense majorité des Français". "Le président de la République a demandé à son fils de renoncer à une fonction pour laquelle, manifestement, il n'était pas prêt" et relevait "du favoritisme évident". "C'est bien qu'il soit revenu sur terre" et "ait reculé sur une décision qui était inacceptable et incompréhensible¨.
- Patrick Jarry, maire communiste de Nanterre, lui-même candidat à la présidence de l'Epad : c'est "la voix de la sagesse" : écouter sa réaction.
- Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur : C'est "une décision courageuse, d'apaisement" et c'est une démarche personnelle qui l'honore". Selon lui, "on ne pouvait imaginer" que cette candidature créerait "une polémique de cette nature". Il y a eu des "mensonges", du "mépris", de l'arrogance et de la stupidité". Brice Hortefeux, qui est également le parrain de Jean Sarkozy, a également rappelé que "ce n'était en rien une nomination" mais une élection, à la tête de l'Epad.
- Gilles Carrez (rapporteur général UMP du Budget) : "Au regard de toutes ses qualités, c'est une décision tout à fait sage"
- Henri Emmanuelli (PS) : "Il a un accès de lucidité. Médicalement parlant, c'est rassurant. C'est une grave erreur qu'ils étaient en train de commettre".
- Claude Bartolone (député PS, président PS du Conseil général de Seine-Saint-Denis) : "C'est vraiment que la pression de l'opinion publique a dû être plus forte que ce que je ressentais. Dans la population, on sentait que cette caricature était devenue une caricature du système de Sarkozy père. C'est plutôt un recul stratégique. Il va falloir démontrer que c'est une simple posture et que c'est la politique cachée par tout ce système qu'il va falloir continuer à combattre".
- Arnaud Montebourg, secrétaire national PS à la rénovation : "c'est un pouvoir, acculé, fragile qui renonce à commettre un acte abusif. C'est la preuve que les combats que nous menons dans tous les domaines peuvent conduire un gouvernement abusif à reculer".
- Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche : "Nicolas Sarkozy a été trop loin, cette fois-ci il s'est fait prendre". C'est un "recul sur un acte d'autorité personnelle. C'est le système d'égocratie qui a subi sa première défaite". "Il est temps de tourner la page et de confier l'Epad à la personne la mieux qualifiée", c'est-à-dire le maire de Nanterre, Patrick Jarry (PCF).
- Marine Le Pen, vice-présidente du Front national (FN) : "Je crois que Nicolas Sarkozy commence à se rendre compte que son attitude de mépris et de cynisme à l'égard de l'indignation légitime qui avait saisi le peuple ne pouvait plus durer". "Il recule sur la nomination de son fils. Cela démontre que quand les Français se font entendre, ils peuvent influer sur un pouvoir qui se prend pour monarchique".
- Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP : "Je crois que les millions de Français qui l'ont écouté aujourd'hui ont compris ce soir pour quelle raison la majorité UMP-Nouveau centre du département était derrière lui et considère qu'il a parfaitement la légitimité, la maturité, il en a fait la preuve ce soir, pour être candidat". "Simplement, il ne voulait pas une candidature sur laquelle pèse le soupçon, et le soupçon de favoritisme", a ajouté M. Lefebvre, qualifiant la campagne qui a été menée de "pas ragoutante, c'est le moins que l'on puisse dire".
- Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au Logement et à l'urbanisme et à ce titre tutelle de l'Epad : "C'est une décision courageuse qui fait preuve d'une grande maturité politique".
- Yves Jégo, député UMP de Seine-et-Marne : "L'avenir donnera raison à Jean Sarkozy dont l'attitude s'est révélée d'une dignité exceptionnelle face à la meute de ceux qui s'étaient engagés dans une odieuse et incroyable chasse à l'homme qui ne visait en fait que la personne du chef de l'Etat".
"Une bonne nouvelle"
- Noël Mamère, député Verts de Gironde : "Il était temps. Enfin le président de la République a atterri", "c'est une retraite en règle". "Les dégâts commençaient à être cotons dans sa propre majorité et dans l'opinion". C'était du "mépris pour tous les Mouloud, les Rachid qui cherchent du travail". "Une décision inspirée par la raison", après avoir voulu imposer "le fait du prince".
- Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, se réjouit que Jean Sarkozy "n'hérite pas de l'Epad par héritage de son père", "ça a fait reculer un clan". Le fils du chef de l'Etat "pourra se consacrer à travailler sa deuxième année de droit".
- Vincent Gazeilles, conseiller général (Verts) des Hauts-de-Seine : "Le choix de Jean Sarkozy est respectable. C'est une bonne nouvelle". "L'élan populaire a fait reculer Jean Sarkozy, mais c'est simplement un scandale en moins".
- Le collectif "Sauvons les riches" s'est félicité de la décision de Jean Sarkozy à qui il avait décerné un "diplôme de fils à papa". Jean Sarkozy "a pris conscience qu'il se trouvait dans l'impasse et qu'il ne devait pas suivre les pas de son père", "on a déjà sauvé quelqu'un !". La manifestation prévue par le collectif vendredi à 10h devant le Conseil général des Hauts-de-Seine est maintenue "pour fêter ça".
- Le Mouvement des Jeunes Socialistes "se félicite du retrait de la candidature de Jean Sarkozy" face "au front d'indignation républicain, qui a enfin réussi à mettre à mal le régime sarkoziste des privilèges". "Le MJS avait lancé une campagne d'adoption des jeunes en recherche d'emplois auprès de Nicolas Sarkozy, et attend toujours les réponses du Président de la République pour faire face aux 25% de chômages chez les moins de 25 ans".
Extrait de l'interview de Jean Sarkozy :
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