François Bayrou/Image d'archives © ABACAIl s'était déjà essayé au rapprochement avec le PS pour bâtir "une alternance crédible". Sans grand succès jusqu'à présent. Désormais, François Bayrou vise donc une autre cible. Dans un entretien au Monde, le président du MoDem se déclare ouvert à un accord avec les Verts dans certaines régions à l'occasion des prochaines régionales.
Mélenchon veut "l'Ile-de-France et rien d'autre"
Ça coince pour le Front de gauche à l'approche des régionales en Ile-de-France : Jean-Luc Mélenchon réclame de monter en tête à la bataille, les communistes le verraient plus à l'arrière.
Publié le 06/12/2009
Entre Royal et le MoDem, le courant ne passe pas
L'offre d'alliance aux régionales de Ségolène Royal a pris le MoDem de court. Réponse de François Bayrou : c'est non.
Publié le 06/12/2009
Royal propose une alliance au MoDem pour les régionales
"L'arc central" de Bayrou suscite des réactions divergentes : Royal (PS) propose au MoDem une alliance pour les régionales en Poitou-Charentes dès le 1er tour. Mais Cécile Duflot (Verts) refuse les "combinaisons au sommet".
Publié le 05/12/2009
Le MoDem tient congrès à trois mois des régionales
La Congrès qui se tient ce week-end à Arras doit permettre de valider un projet politique qui était très attendu par des adhérents parfois perplexes. Sera aussi évoquée l'échéance des régionales.
Publié le 05/12/2009
Bayrou fait le forcing avant le congrès d'Arras
Le président du MoDem, interviewé dans Le Figaro, appelle de ses voeux un "grand arc central" au sein du paysage politique, dans lequel se retrouveraient socialistes, écologistes et droite sociale.
Publié le 04/12/2009
"Le choix que j'ai fait depuis longtemps, c'est celui du rassemblement. Etre soi-même, et en même temps faire tomber les murs, dépasser les frontières", déclare le député béarnais, dont le camp a été largement distancé par les Verts et les socialistes lors des élections européennes du printemps dernier. Alors, un rapprochement "avec les écologistes dans certaines régions ? J'y suis ouvert. Mais cela ne nous dispensera pas de construire nos propres forces", ajoute-t-il.
Le besoin d'un "espoir crédible pour le pays"
Le troisième homme de la présidentielle de 2007 estime partager avec les écologistes le souci de "sortir de l'impasse dans laquelle se trouve la France". Mais il fait un sérieux distinguo : "Sur le fond, j'ai une différence avec eux : l'environnement est un problème pour l'humanité, mais je ne crois pas que les problèmes de la société française se résument à l'environnement", explique-t-il. "Les banlieues, les inégalités sociales, l'école, la santé, la situation des jeunes totalement abandonnés, celle des finances publiques ne se résument pas au problème de l'environnement".
Mais il estime toujours aussi nécessaire de tendre la main à ceux qui s'opposent à Nicolas Sarkozy en ordre dispersé. "Ma démarche repose sur cette conviction : face à la dégradation du pays, au dévoiement de son projet national, il faut changer nos institutions, reconstruire complètement la pensée et cette révolution ne peut pas se faire camp contre camp, démagogie contre démagogie, détaille-t-il. Il faut donc que ceux qui cherchent l'alternance acceptent de se parler, de confronter leur point de vue, sans renoncer à rien de ce qu'ils sont, à leur histoire, à leurs idées. Cette idée avance, je le crois, et j'espère qu'elle se concrétisera dans les semaines qui viennent".
François Bayrou, qui dit vouloir être "l'accoucheur d'un espoir crédible pour le pays", dénonce l'ouverture telle que la pratique Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat prend à ses yeux "non pas des idées, des consciences, mais des figures médiatiques, pour abuser l'opinion publique". Le leader centriste se définit en contrepoint de cette politique : "Mon idée de l'ouverture est exactement le contraire : la situation de la France est tellement grave qu'il sera impératif de traiter la crise sous forme d'une union nationale".
D'après agence
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Mélenchon veut "l'Ile-de-France et rien d'autre"
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