La réaction de Nicolas Sarkozy sur son fils

le 13 octobre 2009 à 13h38 , mis à jour le 13 octobre 2009 à 17h33

"Tout ce qui donne en pâture une personne, sans fondement, de façon excessive, ce n'est jamais bien", a-t-il déclaré sur la polémique autour de son fils Jean.

jean sarkozy umpJean Sarkozy le 6 septembre 2008 à Royan © TF1/LCI

Questionné par la presse à l'issue de son discours à l'Elysée sur la réforme des lycées, Nicolas Sarkozy a réagi mardi à la polémique suscitée par la probable arrivée de son fils cadet, Jean, à la présidence de l'Etablissement public de la Défense (Epad). "Hier, vous étiez passionné par quelle polémique? Celle de Frédéric Mitterrand. Très bien, ça c'est normal, vous suivez les polémiques, parfois vous les précédez et moi je dois suivre les réformes et résoudre les problèmes", a-t-il déclaré. "Tout ce qui donne en pâture une personne, sans fondement, de façon excessive, ce n'est jamais bien", a-t-il encore dit.

Quelques minutes plus tôt, dans son discours, le chef de l'Etat avait fait une allusion à la polémique, rappelant que "ce qui compte en France pour réussir, ce n'est plus d'être bien né, c'est d'avoir travaillé dur et d'avoir fait la preuve par ses études de sa valeur" (voir la vidéo ci dessous).

 

"La promotion d'un monarque et de sa famille"

La polémique enfle toujours. François Hollande a affirmé mardi qu'avec la probable accession de Jean Sarkozy à la présidence de l'Epad, la France est regardée dans le monde comme une "République d'un genre étrange". "L'Etat a été approprié par une seule personne", mais "l'élection du président au suffrage universel n'est pas la promotion d'un monarque et de sa famille", a affirmé l'ancien premier secrétaire du PS lors d'une conférence de presse. "Je ne veux pas que le monde regarde notre pays avec dérision, avec amusement et avec sarcasme. Je ne me satisfais pas de savoir que le nom de Jean Sarkozy soit devenu célèbre en Chine parce qu'il y aurait des promotions qui seraient celles du favoritisme", a-t-il ajouté en allusion à des reportages de la télévision chinoise sur la candidature du fils cadet du président à la tête de l'Epad.

La première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a quant à elle dénoncé mardi "la poursuite de la prise en main par l'UMP de l'ensemble de la région Ile-de-France". "On est en train de prendre les pouvoirs les uns après les autre: la justice, les médias, et aujourd'hui les collectivités locales", a-t-elle déclaré lors du point-presse hebdomadaire du groupe PS à l'Assemblée.

Mardi matin sur RTL, le Premier ministre François Fillon a lui aussi réagi, estimant qu'il n'y avait "pas lieu" de faire une "polémique" sur le sujet. De son côté, le ministre de l'Education Luc Chatel a estimé sur LCI qu'après Frédéric Mitterrand, on cherchait à "abattre" Jean Sarkozy. Pour le député Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout le République (DLR), la probable accession de Jean Sarkozy à la présidence de l'Epad, "sent à plein nez le népotisme digne de l'Ancien régime".

"Détermine, motivé"

La veille, Jean Sarkozy est sorti de sa réserve. Dans une interview au Parisien.fr, le jeune conseiller général UMP des Hauts-de-Seine, s'est insurgé contre les critiques de la gauche, notant : "Quoi que je dise, quoi que je fasse, je serai critiqué". Le fils cadet du président Nicolas Sarkozy relève que "depuis qu'(il s'est) lancé en politique, (il a) toujours fait l'objet de critiques". "Quand on fait ce métier, il faut s'y attendre, s'y préparer. Mais je suis très déterminé, très motivé et j'observe que c'est surtout la gauche qui tire sur moi. Ce sont des attaques très partiales". (lire l'article) 

(D'après agence)

le 13 octobre 2009 à 13:38
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102 Commentaires

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  • GL, le 16/10/2009 à 15h03

    @ Edouard de Versailles: effectivement il y a quelques exemples de personnes pas forcement "bien nées" qui y arrivent... mais si les exemples ne manquent pas, n'y voyez qu'une part marginale. la majorité des personnes issues d'un milieu modeste n'ont pas accès aux mêmes cursus que les autres. De grandes ecoles étaient jusqu'alors reservées à une elite et il a fallu batailler dur pour que desormais quelques places des grandes ecoles (ENA, etc) soient reservées à des personnes issues de milieux defavorisés... et je ne parle là que des ecoles sur concours, qui, effectivement mettent plus en jeux l'accessibilité par la jugeotte que par le portefeuille... quid des grandes ecoles de commerce inaccessibles à la majorité des bourses pour esperer un jour devenir un dirigeant de demain? et ne venez pas me dire que les prets etudiants sont accessibles à tous... je travaille ds le secteur bancaire et je sais à quel point la caution parentale est importante pour l'obtention de ces montants... désolé de vous remettre les pieds sur Terre, mais un fils de RMIste ne se verra jamais ouvrir les portes de ce genre d'école... mais qui vous a dit que de toutes façons il n'avait aucune chance??! Alors oui, pour resumer, si je suis votre point de vue en France il vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade... desolant dans un pays qui prône l'égalité de tenir ces propos, je le reaffirme...

  • Marc, le 15/10/2009 à 12h20

    Je conseille à Monsieur Jean Sarkosy d'envoyer son CV mais ANNONYME à l'EPAD en postulant pour la présidence, juste pour voir ... Marc

  • Nicolas, le 14/10/2009 à 20h22

    "Avoir travaillé dur et avoir fait la preuve par ses études de sa valeur" De qui se moque t'on? Attendons dix ans pour voir si ce jeune homme est à la hauteur des responsabilités qu'on lui donne sur un plateau d'argent. Il ya malheureusement d'autres gens certainement plus méritant et avec plus d'expérience pour ce poste, plutôt qu'un jeune freluquet de 23 ans, étudiant en deuxième année de droit...seulement. Et, ce n'est pas parce ce qu'il y a des précédents, avec des personalités de Droite comme de Gauche, que l'on peut admettre çà, pour qui passons-nous au yeux du monde. Que l'on veuille "pistonner" son fils si on le peux, c'est "humain", mais tout de même un peu de retenu, Monsieur le Président.

  • Thierry83, le 14/10/2009 à 19h49

    Citation du president: "ce qui compte en France pour réussir, ce n'est plus d'être bien né, c'est d'avoir travaillé dur et d'avoir fait LA PREUVE PAR SES ETUDES de sa valeur" On aimerait croire au président quand il dit ca, mais qu'est ce qu'il a prouvé comme etudes Jean Sarkozy pour rentrer à l'EPAD? Tien, le PDG de France Telecom est sur la selette c'est le moment d'envoyer ma candidature, j'ai un master informatique. Je prend au mot ce qu'a dit monsieur le president et j'aimerai bien le croire. donc qu'il me donne le poste de PDG de France telecom et vous verrez que la polemique de Jean sarkozy sera definitivement close.

  • Mc, le 14/10/2009 à 18h50

    Le plus drôle dans votre article c'est la phrase du président : cela signifie quoi, au juste !

  • Jean Claude, le 14/10/2009 à 15h47

    Mr Hollande , ici au Brésil on se moque de la france à la TV quand on voit les manifestations avec des drapeaux rouge, on se moque de la france quand on raconte les péripétie du PS, il y a eu un bref encart hier sur les journeaux TV mais sans polemique, juste un fait de ste, et ici au Brésil, on respect Mr Sarkozy et Mmme Carla Bruni Sarkozy..on reconnait leur valeur parce qu ici au Brésil on reconnait la valeur du travail..pas comme en france où quand on veut mettre les gens au travail il se mettent en arret maladie et qques fois mettent fin a leur vie

  • Edouard, le 14/10/2009 à 15h43

    A lire GL, Boulogne, si on est pas "bien né", il serait impossible de faire des études jugées "de valeurs" ...!!! Certainement la plus grosses ânerie lue depuis ce matin ... Il y a suffisamment d'exemples concrets qui prouvent le contraire, heureusement ...!!!

  • Cargtang, le 14/10/2009 à 15h38

    Martine aubry avait fait de belles études et n'avait pas 23 ans et aucune qualification. Quand Fabius est devenu 1er ministre, il avait 37 ans et une carrière derrière lui.. Idem pour les autres personnes citées dans ces post ou par" l'eminent" Frédéric Lefèvre. Ceux qui ont embrassé la même carrière que leurs pères en politique avaient fait leurs preuves et de belles études. Ils n'étaient pas des blancs-becs sans aucun diplôme universitaire, et même nommés d'avance comme ce célèbre Fils de.. . Finalement il a gagné la célébrité jusqu'en Chine. (C'était le but?) ZSarkozy a ridiculusé la France, et il est rellement imbu de lui-même qu'il ne s'en rend pas compte. Quans ses godillots finiront-ils par l'arrêter? VOTEZ BIEN

  • Padu, le 14/10/2009 à 15h18

    Vous avez toujours la critique facile en france,mais posez vous la question, si quelqu'un d'autre était au pouvoir chez vous ,seriez vous à nouveau écouté et suivi comme l 'est MONSIEUR SARKOZY depuis son arrivée vous êtes à nouveau respecteé dans la monde entié même Obama doit l'imiter et le suivre réagissez svp relever la tête au lieu de critiquer sans cesse

  • GL, le 14/10/2009 à 13h50

    "ce qui compte en France pour réussir, ce n'est plus d'être bien né, c'est d'avoir travaillé dur et d'avoir fait la preuve par ses études de sa valeur" Primo, comment faire des études jugées "de valeur" quand on n'est pas "bien né"?! toutes les chances ne sont pas les mêmes Mr le President Deuxio: je ne pense pas que les etudes prouvent la valeur de quelqu'un... jugeons sur des actes plutôt que sur des promesses de perspectives... Discours très politique que tout ça... mais ça ne resoud pas les problèmes de la France qui s'entête à valoriser un diplôme accessible par une elite au detriment de l'expérience et du savoir faire... bref de la valeur personnelle, la seule qui devrait être prise en compte pour "JUGER"... Desolant de lire ça d'un chef d'etat...

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