Jean Sarkozy le 6 septembre 2008 à Royan © TF1/LCIQuestionné par la presse à l'issue de son discours à l'Elysée sur la réforme des lycées, Nicolas Sarkozy a réagi mardi à la polémique suscitée par la probable arrivée de son fils cadet, Jean, à la présidence de l'Etablissement public de la Défense (Epad). "Hier, vous étiez passionné par quelle polémique? Celle de Frédéric Mitterrand. Très bien, ça c'est normal, vous suivez les polémiques, parfois vous les précédez et moi je dois suivre les réformes et résoudre les problèmes", a-t-il déclaré. "Tout ce qui donne en pâture une personne, sans fondement, de façon excessive, ce n'est jamais bien", a-t-il encore dit.
Quelques minutes plus tôt, dans son discours, le chef de l'Etat avait fait une allusion à la polémique, rappelant que "ce qui compte en France pour réussir, ce n'est plus d'être bien né, c'est d'avoir travaillé dur et d'avoir fait la preuve par ses études de sa valeur" (voir la vidéo ci dessous).
"La promotion d'un monarque et de sa famille"
La polémique enfle toujours. François Hollande a affirmé mardi qu'avec la probable accession de Jean Sarkozy à la présidence de l'Epad, la France est regardée dans le monde comme une "République d'un genre étrange". "L'Etat a été approprié par une seule personne", mais "l'élection du président au suffrage universel n'est pas la promotion d'un monarque et de sa famille", a affirmé l'ancien premier secrétaire du PS lors d'une conférence de presse. "Je ne veux pas que le monde regarde notre pays avec dérision, avec amusement et avec sarcasme. Je ne me satisfais pas de savoir que le nom de Jean Sarkozy soit devenu célèbre en Chine parce qu'il y aurait des promotions qui seraient celles du favoritisme", a-t-il ajouté en allusion à des reportages de la télévision chinoise sur la candidature du fils cadet du président à la tête de l'Epad.
La première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a quant à elle dénoncé mardi "la poursuite de la prise en main par l'UMP de l'ensemble de la région Ile-de-France". "On est en train de prendre les pouvoirs les uns après les autre: la justice, les médias, et aujourd'hui les collectivités locales", a-t-elle déclaré lors du point-presse hebdomadaire du groupe PS à l'Assemblée.
Mardi matin sur RTL, le Premier ministre François Fillon a lui aussi réagi, estimant qu'il n'y avait "pas lieu" de faire une "polémique" sur le sujet. De son côté, le ministre de l'Education Luc Chatel a estimé sur LCI qu'après Frédéric Mitterrand, on cherchait à "abattre" Jean Sarkozy. Pour le député Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout le République (DLR), la probable accession de Jean Sarkozy à la présidence de l'Epad, "sent à plein nez le népotisme digne de l'Ancien régime".
"Détermine, motivé"
La veille, Jean Sarkozy est sorti de sa réserve. Dans une interview au Parisien.fr, le jeune conseiller général UMP des Hauts-de-Seine, s'est insurgé contre les critiques de la gauche, notant : "Quoi que je dise, quoi que je fasse, je serai critiqué". Le fils cadet du président Nicolas Sarkozy relève que "depuis qu'(il s'est) lancé en politique, (il a) toujours fait l'objet de critiques". "Quand on fait ce métier, il faut s'y attendre, s'y préparer. Mais je suis très déterminé, très motivé et j'observe que c'est surtout la gauche qui tire sur moi. Ce sont des attaques très partiales". (lire l'article)
(D'après agence)
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