Jean Sarkozy le 6 septembre 2008 à Royan © TF1/LCIAlors que la polémique enfle, (lire notre article) le principal intéressé était resté jusqu'ici très discret. Mais Jean Sarkozy sort de sa réserve et passe à la contre-attaque. Dans une interview au Parisien.fr, le jeune conseiller général UMP des Hauts-de-Seine, s'insurge contre les critiques de la gauche contre son arrivée à la tête de l'Etablissment public de La Défense (Epad), en notant: "Quoi que je dise, quoi que je fasse, je serai critiqué".
Le fils cadet du président Nicolas Sarkozy relève que "depuis qu'(il s'est) lancé en politique, (il a) toujours fait l'objet de critiques". "Quand on fait ce métier, il faut s'y attendre, s'y préparer. Mais je suis très déterminé, très motivé et j'observe que c'est surtout la gauche qui tire sur moi. Ce sont des attaques très partiales". Pour lui, "on oublie vite, ou on fait mine d'oublier, qu'(il a) été élu conseiller général du canton de Neuilly-Sud au suffrage universel. Puis élu président de groupe au conseil général des Hauts-de-Seine par (ses) pairs". Il affirme que "depuis deux ans" il est "sur le terrain, travaille" et a "toujours été soutenu par (sa) majorité". "Mais, ajoute Jean Sarkozy, quoi que je dise, quoi que je fasse, je serai critiqué".
Accusations de népotisme
Il considère ainsi que "le procès en légitimité" que lui fait la gauche "on le (lui) fera toujours". "Si je devais être jugé aux raccourcis, aux critiques, aux amalgames dont je suis l'objet, je serais probablement condamné à la perpétuité", poursuit-il. Interrogé sur les accusations de népotisme relayées par Ségolène Royal, Laurent Fabius ou la patronne des Verts, Cécile Duflot, il répond: "Que je sache, mes racines sont ici, pas dans le Poitou, la Creuse ou le Béarn. Alors, il faudrait quoi ? Que je m'exile pour avoir le droit de me présenter ?". Comme on lui demande s'il a discuté de ce poste à la tête de l'Epad avec son père, il réplique: "Il est évident que j'ai informé ceux qui me sont proches, c'est normal. Cela dit, je trace ma route". Mardi matin sur RTL, le Premier ministre François Fillon a réagi mardi à la polémique, estimant sur RTL qu'il n'y avait "pas lieu" de faire une "polémique" sur le sujet. De son côté, le ministre de l'Education Luc Chatel a estimé sur LCI qu'après Frédéric Mitterrand, on cherchait à "abattre" Jean Sarkozy.
| Le PS des Hauts-de-Seine écrit à Devedjian |
Le premier secrétaire fédéral du PS dans les Hauts-de-Seine Pascal Buchet a demandé mardi, dans une lettre ouverte au président du conseil général des Hauts-de-Seine Patrick Devedjian, de trouver "une autre issue" pour la présidence de l'Epad, convoitée par Jean Sarkozy. "L'annonce à grand bruit médiatique de l'arrivée du fils du président à la tête de l'Etablissement public de La Défense (Epad) ne fait honneur ni à notre département ni à la République", écrit Pascal Buchet, conseiller général des Hauts-de-Seine. "La Défense et les Hauts-de-Seine méritent mieux que le népotisme et l'amateurisme", insiste-t-il. Lors de la prochaine séance du conseil général, le 23 octobre, les élus doivent se prononcer sur l'entrée de Jean Sarkozy au conseil d'administration de l'Epad. "D'ici là, il est temps, Monsieur le Président, que vous preniez vos responsabilités républicaines et que vous acceptiez de ne pas céder à l'injonction", demande Pascal Buchet. "Je reste à votre disposition pour qu'ensemble, nous trouvions une autre issue", conclut-il. |
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