Serge Dassault/Image d'archives © DRLe psychodrame des municipales de Corbeil-Essonnes allait-il s'achever après le suspense final du dépouillement et l'annonce de la victoire, sur un écart microscopique de 27 voix, de l'UMP Jean-Pierre Bechter, successeur de Serge Dassault ? Non, finalement, tout est relancé, et la prochaine étape aura lieu une fois de plus, non dans les urnes, mais chez le juge. Deux recours en annulation des élections municipales partielles ont été enregistrés par le tribunal administratif de Versailles.
Corbeil-Essonnes : le bras droit de Dassault remporte la municipale
Avec 53,71% contre 47,29% pour le candidat PCF Bruno Piriou, l'UMP Jean-Pierre Bechter a remporté dimanche soir la mairie de Corbeil-Essonnes lors de la 3e municipale en 3 ans.
Publié le 12/12/2010
Nouvelle annulation de l'élection de Corbeil-Essonnes
Le Conseil d'Etat a confirmé définitivement mercredi l'annulation des municipales partielles de Corbeil-Essonnes d'octobre 2009, remportées par l'UMP Jean-Pierre Bechter, bras droit de Serge Dassault. De nouvelles élections devraient être organisées d'ici la fin de l'année.
Publié le 22/09/2010
Serge Dassault veut récupérer la mairie de Corbeil-Essonnes
Le sénateur de droite a annoncé samedi qu'il serait candidat à la mairie de Corbeil-Essonnes (Essonne) en cas d'annulation des élections municipales partielles par le Conseil d'Etat qui doit se prononcer le 13 septembre.
Publié le 04/09/2010
Ces deux recours distincts ont été déposés par Michel Nouaille, le candidat PCF qui s'était retrouvé à la tête d'une liste de rassemblement de la gauche au second tour, et par le candidat PS battu au premier tour, Carlos Da Silva. Le premier a annoncé avoir soulevé six griefs, dont des "dons d'argent", motif pour lequel le Conseil d'Etat avait annulé le scrutin de mars 2008 et déclaré Serge Dassault inéligible pour un an. Il fait également état de "pressions sur les électeurs", d'irrégularité des votes par procuration, des moyens de propagande, de "manoeuvres électorales", et "d'irrégularités dans le budget de campagne" de Jean-Pierre Bechter.
"Intimidation" et "calomnie"
Quant à Carlos Da Silva, il avait annoncé dès mercredi qu'il allait déposer un recours, mené avec Jacques Picard (Verts), également candidat au premier tour, sur deux types de griefs. "Un premier type de griefs concerne les opérations électorales au niveau du bulletin de vote et des déclarations de Jean-Pierre Bechter et Serge Dassault qui s'assoient publiquement sur la République et la démocratie puisque c'est une candidature qui vise à occuper le bureau de maire alors que cette personne (M. Dassault) est inéligible", a-t-il affirmé.
Cet argument semble cependant avoir peu de chances d'aboutir. Le tribunal administratif de Versailles avait déjà refusé, mi-septembre, le retrait de bulletins de vote UMP mentionnant le nom de l'ex-maire Serge Dassault, après un référé introduit par les mêmes Carlos Da Silva et Jacques Picard. Il est vrai que Jean-Pierre Bechter n'a rien fait pour apaiser les esprits puisqu'il a claironné, après sa victoire, que Serge Dassault avait "bien été élu pour la quatrième fois maire".
"Le deuxième type de griefs porte sur les actes d'intimidation, de calomnie et les informations fausses, propagés pendant toute la campagne", a expliqué par ailleurs le candidat PS malheureux, citant la "destruction de (s)on local et des tracts (le) traitant de raciste".
D'après agence
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