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Le référendum d'initiative populaire n'est pas pour demain malgré le succès de la votation sur La Poste. En effet, ces référendums sont prévus dans la réforme constitutionnelle de juillet 2008, mais ne pourront être organisés qu'après le vote d'une loi organique spécifique, qui n'a pas encore été soumise au Parlement. Or le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer (UMP) a indiqué lundi que le texte permettant la tenue de référendums d'initiative populaire devrait être discuté "d'ici la fin de la session" parlementaire, fin juin 2010, très probablement après la réforme de La Poste. Ce qu'a rappelé autrement le ministre de l'Industrie. Christian Estrosi a dit lundi sur RTL que ceux qui voudraient mettre en place un référendum d'initiative populaire sur la Poste pourront toujours le faire dans un an ou deux, précisant que "d'ici là, une loi organique aura mis en place le référendum d'initiative populaire". "Si vous jugez que nous n'avons pas respecté nos engagements vous pourrez utiliser le référendum d'initiative populaire pour défaire le texte qui vous aura garanti que La Poste reste à 100% publique", a-t-il ironisé.
"La série de textes de mise en oeuvre" de la réforme constitutionnelle "est longue et lourde et celui-là est le dernier qui n'a pas été adopté", a expliqué M. Accoyer sur Canal+. "La réforme constitutionnelle, que nous avons votée malgré l'opposition notamment de la gauche, permettra, lorsqu'on aura fini de mettre des textes très compliqués en oeuvre, de procéder à de telles consultations", a-t-il ajouté. "C'est compliqué de savoir qui va voter, il faut que les listes soient bien établies", a-t-il notamment souligné. Selon l'article 11 de la Constitution, le référendum pourrait être organisé à l'initiative d'un cinquième des membres du Parlement, soutenu par un dixième des électeurs inscrits.
Pour Fabius, "le texte est mal fichu"
Au nom du PS, Laurent Fabius a dénoncé lundi le fait qu'il faille le soutien de 10% des électeurs inscrits pour organiser un référendum d'initiative populaire, soit 4,5 millions de personnes, et il a réclamé "un référendum sur la base actuelle" sur la réforme du statut de la Poste. "Quand on regarde le texte, on s'aperçoit que le gouvernement a exigé qu'il y ait 10% des inscrits ce qui est énorme, 4,5 millions de personnes", a déclaré l'ancien Premier ministre sur RMC et BFM-TV. "Cela veut dire que le texte est mal fichu et que nous avions raison de demander une exigence un peu plus faible", a ajouté le député de Seine-Maritime. Le référendum d'initiative populaire est pour l'instant impossible à mettre en oeuvre en l'absence de texte d'application. Selon M. Fabius, "on peut parfaitement organiser un référendum sur la base actuelle". "L'article 11 dit : pour l'organisation des services publics un référendum est possible. Cela dépend du président de la République", a-t-il soutenu.
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