Le fils cadet du président âgé de 21 ans, Jean Sarkozy, candidat aux cantonales à Neuilly-sud, a voté, accompagné du maire et conseiller général sortant Louis-Charles Bary. © Abacapress.com"Il y a cette volonté de tout contrôler et de placer ses hommes et ses amis, quand ce n'est pas sa famille. C'est tout à fait inquiétant". Dans une interview au Figaro, à la veille de son arrivée à Matignon où elle devait rencontrer le Premier ministre, Martine Aubry s'est offert une charge sans concession contre Nicolas Sarkozy. "La nomination de son fils à la tête de l'Epad n'est que le concentré de tout ce que l'on voit : volonté autocratique et volonté de contrôler les intérêts économiques. L'affaire Jean Sarkozy, c'est un symbole, la goutte d'eau qui fait déborder le vase", a-t-elle affirmé.
Sévères avec le PS, moins avec Aubry
Selon un sondage BVA, une large majorité des Français estime que, un an après l'issue serrée et polémique du congrès de Reims, l'état du parti socialiste n'a pas changé.
Publié le 17/11/2009
Quant à François Fillon, avec qui elle devait s'entretenir ce mardi matin, elle juge qu'il peine à exister : "depuis l'instauration du quinquennat, nous souffrons d'une présidentialisation du régime", a noté la Première secrétaire du PS. "Mais c'est la première fois qu'un chef de gouvernement a un rôle aussi effacé".
"Le temps des leurres et des mensonges"
Cette interview lui a aussi donné l'occasion de s'attaquer au grand chantier que Nicolas Sarkozy devait annoncer dans la journée, la réforme des collectivités locales : pour Martine Aubry, le président "essaie de prendre la main sur l'ensemble des pouvoirs, les médias, la justice, et maintenant les collectivités territoriales et l'opposition". Ainsi, "avec le charcutage électoral des circonscriptions législatives, il faudra plus de 51,3% des voix à la gauche pour obtenir la majorité à l'Assemblée nationale. Cela signifie qu'une voix de gauche ne vaut plus une voix de droite".
Dans cette volonté de tout régenter, Martine Aubry veut voir un symptôme de fébrilité. "On a l'impression que le président de la République perd pied (...) Il est plus préoccupé de faire taire ceux qui pourraient le contredire que de régler les problèmes de la France", a-t-elle affirmé. Pour la patronne des socialistes, "le chef de l'Etat est passé du temps des promesses à celui des échecs, et maintenant des leurres et des mensonges". Et d'ajouter : "Nicolas Sarkozy avait promis de relancer le pouvoir d'achat, on voit qu'il n'en a rien été", en dénonçant "sa politique de réduction d'impôts pour les plus favorisés" ou encore son "idéologie libérale à tout crin".
D'après agence
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