Frédéric Mitterrand, le 6 septembre 2009 à Seignosse, au campus d'été de l'UMP © Abacapress.comAlors que Ségolène Royal, invitée dimanche soir du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, devait immanquablement se prononcer sur le sujet, la polémique sur le ministre français de la Culture Frédéric Mitterrand, mis en cause pour un livre où il raconte une expérience de tourisme sexuel en Asie et pour une intervention dans un procès, s'est poursuivie durant tout le week-end. Le porte-parole du NPA refuse de dire dans Libé s'il se mettra sur les rangs des postulants à une candidature à la présidentielle. Le porte-parole du NPA a invité par voie de presse la Première secrétaire du PS à participer, le 6 mai à Paris, à un meeting commun de la gauche "pour sauver la retraite à 60 ans".
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En réponse, le neveu de l'ancien chef de l'Etat a brandi samedi la menace de poursuites judiciaires contre les personnes lui reprochant son soutien à deux jeunes gens jugés pour viol en mars à La Réunion. Et, au-delà de sa riposte, il a reçu le soutien dimanche du ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, Eric Besson, et du fondateur du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, deux transfuges du Parti socialiste.
"Système infâme"
Eric Besson a centré ses critiques sur le fait que le porte-parole du PS Benoît Hamon ait rejoint dans ses déclarations le Front national pour estimer que le seul fait d'avoir pratiqué le tourisme sexuel en Thaïlande, même en disant le condamner, était incompatible avec un poste au gouvernement. "Voir Benoît Hamon, en une semaine, passer de porte-parole du PS à porte-parole de Marine Le Pen, c'est une régression redoutable", a dit sur Canal+ Eric Besson.
Regardez la déclaration de Jean-Luc Mélenchon dimanche sur Europe 1
De son côté, Jean-Luc Mélenchon est allé plus loin en disant le ministre de la Culture était victime de "ce système infâme qui s'appelle le pilori". "On sort ça quatre ans après avec une citation truquée et aussitôt sort l'armée des jeteurs de pierres. Ca, c'est inacceptable", a dit sur Europe 1 Jean-Luc Mélenchon.
Dernier à prendre la parole sur l'affaire dimanche, le porte-parole du Nouveau parti anti-capitaliste (NPA), Olivier Besancenot, a de son côté refusé de se prononcer sur le cas Mitterrand. "Je ne suis pas son avocat, je ne suis pas son juge non plus", a-t-il dit sur Canal +.
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