Que dit cette "Mauvaise vie" ?

le 08 octobre 2009 à 14h39 , mis à jour le 08 octobre 2009 à 16h21

Le livre du ministre de la Culture a d'abord été un succès littéraire et critique avant de se muer en objet de scandale vilipendé par le FN et certains socialistes. Explications.

Frédéric MitterrandImage d'archives © ABACA

                                                                                 

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Un ministre dans la polémique



Le ministre de la Culture est au cœur d'une violente et rapide polémique depuis mardi après les attaques de Marine Le Pen sur France 2 mais également de responsables socialistes. Quel est donc le contexte d'écriture de ce livre ? Que disent exactement les écrits quit ont déclenché la polémique ? Le livre de Frédéric Mitterrand "La mauvaise vie" est paru en 2005 sans provoquer de critiques, notamment de la classe politique. Dans ce récit à succès (190 000 exemplaires) qualifié par un critique "d'autobiographie mi-réelle, mi-rêvée", le futur ministre revisite notamment son enfance à l'ombre d'une gouvernante qu'il déteste et son adolescence hantée par les blessures que lui vaut l'homosexualité. Il décrit également son goût pour la clandestinité, l'habitude prise très tôt de payer les étreintes des garçons et ces "foires aux éphèbes" où le mépris de celui qui est payé n'a d'égal que le mépris de celui qui paye.

Parmi les scènes les plus fortes : des scènes dans des maisons closes de Thaïlande où des jeunes gens défilent devant des hommes venus du monde entier, des nuits pluvieuses à Djakarta où le narrateur cueille un "boy" aux allures de paysan athlétique. "L'argent et le sexe, je suis au coeur de mon système, celui qui fonctionne enfin, car je sais qu'on ne me refusera pas", écrit l'auteur.  Je peux évaluer, imaginer, me raconter des histoires en fonction de chaque garçon; ils sont là pour ça et moi aussi. Je peux enfiin choisir. J'ai ce que je n'ai jamais eu, j'ai le choix". 

"Quand les gens disent les garçons, alors on imagine toujours les petits garçons"

 
De quel type de "garçons" parle-t-il ?  C'est dans l'émission "Culture... et dépendances" diffusée sur France 3 le 6 avril 2005 que Frédéric Mitterrand est allé le plus loin dans les explications, en prenant le temps de répondre aux questions sur la rumeur sur son attirance pour les "petits garçons" .

"Peut-être, mais c'est pas vrai. Quand les gens disent les garçons, alors on imagine toujours les petits garçons, explique Frédéric Mitterrand. Comment vous dire ?... Ca fait partie de ce puritanisme général qui nous envahit, qui veut toujours noircir le tableau, compliquer le tableau. Ca n'a aucun rapport. Et évidemment, je m'expose peut-être à ce genre de dangers puisque d'une part, je parle des gaçons et des garçons que l'on cherche à droite et à gauche, et que je parle aussi de mon désir de paternité, et que de tout cela j'en parle franchement."  Et lorsque Franz-Olivier Giesbert insiste sur les rumeurs qui entourent l'âge des "garçons', il lui demande d'expliciter l'ambiguïté du terme même de "garçons", mot souvent employé par les homosexuels mais qui ne signifie pas, comme dans le langage commun, enfants. Frédéric Mitterand confirme cette explication : "oui, les homoseuxels disent garçons à 60 ans, vous êtes un garçon pour moi Franz Olivier-Giesbert", sur un ton humoristique.
 
Avec plus de gravité, Frédéric Mitterrand conclut l'interview ainsi : "C'est un livre sur la difficulté depuis l'enfance à affronter certaines difficultés de la vie. (...) L'attirance pour son propre sexe fait partie des difficultés de l'existence, quoi qu'on dise".   Interrogée jeudi, son éditrice Betty Nialet livre le témoignage suivant.  "L'accueil de la presse avait été extraordinaire, unanime", se souvient-elle. "Quand on le lisait dans le corps du texte, cela n'a choqué personne. Il a été reconnu comme un vrai écrivain avec ce livre-là". Pour elle, dans cet ouvrage, Frédéric Mitterrand "ne fait pas l'apologie" du commerce des corps, "il se torture littéralement, il pose les problèmes éthiques et moraux".



(Avec agence)

le 08 octobre 2009 à 14:39
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40 Commentaires

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  • Domy, le 13/10/2009 à 13h28

    Vrai ou pas vrai, la suspicion est là, et personne ne peut accepter d'être dirigé par des personnes ou le mot (pédophile) peut être supposé lu sur le frond d'un de nos dirigeants. le doute restera, il est impossible d'avoir du respect pour un tel personnage, honte à lui, qu'il reste loin des activités publiques et surtout des petits garçons

  • Sisi, le 12/10/2009 à 17h14

    Cette polémique sur son livre sort uniquement parce-que M Mitterrand a soutenu Polanski. Il est inaxeptable pour un ministe de soutenir une personne qui a de surcroit admis ce qu'on lui reproche. On a vraiment l'impression d'avoir un monde a deux vitesse, une pour les gens connue et une pour la personne lamda.

  • Biully, le 11/10/2009 à 21h17

    Je veux sa demission

  • Nanard, le 09/10/2009 à 17h25

    Et dire que ce Monsieur est Ministre et bien elle est belle la France .

  • JAL, le 09/10/2009 à 12h37

    C'est un "garçon" érudit, qui politiquement "mange a tout les râteliers", Normal, ne sommes nous pas tous pleins de contradictions? Pour le reste, un texte est polysémique, si 'il y avait eu besoin de précision Mr Mit l'aurait fait, laisser planer le doute : génial _ comme coup de pub- mais irrattrapable éthiquement.

  • Nikie, le 09/10/2009 à 08h16

    Je suis de l'avis de tous ceux qui soutiennent Frédéric Mitterand. Pourquoi le critiquer, le lyncher maintenant ? J'ai toujours admiré cet homme pour sa culture, son humour et son caractère... Je vous en supplie françaises, français, ne devenons pas comme les américains qui cherchent le scandale à tout prix ! Je fume mais si j'attrape un cancer du poumon je ne ferai pas un procès à la SEITA......Merci de me publier.

  • Gahb, le 09/10/2009 à 02h14

    Et alors?? lire le livre d'abord, on critiquye après ! Mais en france on dégaine, on tue et après on se dit "Mince ça valait tet pas la peine..." Cela est du passé et n'enlève rien à ses qualités actuelles. En plus les partisans de son oncle sont mal placés pour donner des leçons, hein...la morale n'était pas au top sous la gouvernance de feu Mitterrand.....

  • Tanglin, le 09/10/2009 à 01h12

    Je me demande combien des critiques de M. Mitterrand ont été "aux putes" comme on disait autrefois dans nos campagnes. Et nos soldats qui allaient aux bordels militaires auraient dû être bannis a jamais! N'est-ce pas M. Le Pen? Ca ne vous ai jamais arrivé là-bas en Algérie ou vous avez "oeuvré"?

  • LA GAZELLE, le 09/10/2009 à 00h08

    Va t'on accuser aussi les écrivains dont le livre est à la première personne, et dont le héros est un tueur d'avoir eux-mêmes occis tous les morts du livre. Que Monsieur Frédéric Mitterrand préfère les garçons aux filles n'est un secret pour personne, croyons le lorsqu'il dit que ses partenaires étaient adultes et consentants, même si dans certains pays ces amours étaient tarifés. C'est d'ailleurs ce qu'il répondait dans une interview faite à la sortie de son livre, pourquoi maintenant douter de lui. Je ne suis absolument pas du côté politique de la famille Mitterrand, mais il me semble que Mr Frédéric Mitterrand fait son métier on ne peut mieux, laissez le vivre sa vie, et arretez tout ce cinéma orchestré pour porter atteinte à Monsieur Sarkozy. Qu'il tienne bon lui aussi.

  • Evelyne, le 08/10/2009 à 23h10

    Dans son livre il dit bien :" les gosses" donc ce sont des enfants que je sache, ce gouvernement est le pire de ce qui peut exister, démission Mr Mitterrand, quand au président, c'est une faute majeure que de le soutenir, démission Mr Sarkozy, notre pays est à l'agonie !

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