Philippe Séguin présentant le rapport annuel de la Cour des comptes (13 septembre 2007) © TF1/LCIJeudi matin sur Europe 1, Philippe Séguin a tapé fort, à sa manière. Le premier président de la Cour des comptes a déploré des "dérives" et des "erreurs" dans les dépenses engagées lors de la présidence française de l'Union européenne au second semestre 2008. "Il y a eu un certain nombre de dérives et un certain nombre d'erreurs", a-t-il estimé. "Ca n'a pas été un épisode très glorieux du point de vue des finances publiques", a-t-il ajouté. L'ancien ministre a souligné "deux critiques principales: les opérations ont été mal programmées. Et il n'y a pas eu de véritable stratégie, les décisions ont été souvent tardives. Ca a été le cas pour le sommet de la Méditerranée". "Il n'y a pas eu d'appel d'offres, de véritable cahier des charges. On a improvisé et les fournisseurs s'en sont par exemple donné à coeur joie", a-t-il critiqué. Selon lui, "on aurait pu avoir des prestations pour un tiers moins cher".
Cour des comptes : le dernier rapport de Philippe Séguin
Dans son rapport 2010, marqué du sceau de Philippe Séguin qui l'aura étroitement piloté jusqu'à son décès, début janvier, la Cour va s'attacher à débusquer les nombreuses anomalies dans la gestion publique.
Publié le 08/02/2010
Philippe Séguin, parcours d'un gaulliste convaincu
Retour sur la carrière politique et le tempérament de feu du premier président de la Cour des Comptes, ancien président de l'Assemblée nationale et du RPR mort à l'âge de 66 ans d'une crise cardiaque.
Publié le 07/01/2010
Séguin, l'homme du "non" à Maastricht
Philippe Séguin n'avait pas hésité à braver son propre parti et Jacques Chirac pour dénoncer "l'engrenage économique et politique" dans lequel, selon lui, le traité qui devait faire naître l'euro risquait d'entraîner l'Europe.
Publié le 07/01/2010
Après les politiques, l'hommage des syndicats
La mémoire de Philippe Séguin, ancien ministre des Affaires sociales, a été saluée jeudi par plusieurs syndicats, de FO à la CFTC en passant par la CFE-CGC.
Publié le 07/01/2010
Un dîner hors de prix
Un rapport récent de la Cour des Comptes, chargée de contrôler les dépenses de l'Etat, sur la présidence française de l'Union européenne, pointe notamment du doigt l'organisation du Sommet de l'Union pour la Méditerranée du 13 juillet 2008 à Paris. Ce seul sommet a coûté 16 des 171 millions d'euros de la présidence française de l'UE. M. Séguin critique notamment le coût d'un dîner du 13 juillet qui, restauration et aménagement compris, a représenté "un total de 1.072.437 euros pour 200 personnes, soit 5.362 euros par invité". Le rapport pointe aussi du doigt des aménagements au sein du Grand Palais où a eu lieu le sommet de l'UPM. "C'était absurde d'avoir des douches", a estimé Philippe Seguin.
Le premier président de la Cour des comptes a toutefois précisé que "les 245.000 euros ne s'appliquent pas aux douches et encore moins à la douche qui aurait été spécialement prévue pour le président de la République". Ils sont relatifs à un espace de rencontre dont "les douches ne sont qu'un élément". Au total, l'aménagement du Grand Palais a coûté sept millions d'euros, a-t-il souligné. Selon M. Séguin, "l'essentiel c'est que la France a payé le fait qu'elle n'a plus de centre permanent de rencontres internationales" depuis la vente de l'immeuble Kléber. "C'est bien de faire des économies, de liquider les bijoux de famille, de vendre à tout va - on se prépare à vendre place de la Concorde l'immeuble de la Marine - mais encore faut-il le faire à bon escient", a-t-il déploré. "C'est-à-dire que la situation qu'on crée ne soit pas génératrice de dépenses, or c'est exactement le cas. On a liquidé (...) dans le cadre d'une opération qui a été catastrophique l'immeuble Kléber où aurait pu avoir lieu sans dépense excessive", selon lui, le sommet de l'Union pour la Méditerranée.
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