Séguin fait la leçon au gouvernement

le 29 octobre 2009 à 12h18 , mis à jour le 29 octobre 2009 à 12h49

Le patron de la Cour des comptes a déploré jeudi des "dérives" dans les dépenses pour la présidence française de l'UE l'an dernier. Il pointe aussi le problème des niches fiscales.

TF1/LCI : Philippe Séguin présentant le rapport annuel de la Cour des comptes (13 septembre 2007)Philippe Séguin présentant le rapport annuel de la Cour des comptes (13 septembre 2007) © TF1/LCI

Jeudi matin sur Europe 1, Philippe Séguin a tapé fort, à sa manière. Le premier président de la Cour des comptes a déploré des "dérives" et des "erreurs" dans les dépenses engagées lors de la présidence française de l'Union européenne au second semestre 2008. "Il y a eu un certain nombre de dérives et un certain nombre d'erreurs", a-t-il estimé. "Ca n'a pas été un épisode très glorieux du point de vue des finances publiques", a-t-il ajouté.  L'ancien ministre a souligné "deux critiques principales: les opérations ont été mal programmées. Et il n'y a pas eu de véritable stratégie, les décisions ont été souvent tardives. Ca a été le cas pour le sommet de la Méditerranée". "Il n'y a pas eu d'appel d'offres, de véritable cahier des charges. On a improvisé et les fournisseurs s'en sont par exemple donné à coeur joie", a-t-il critiqué. Selon lui, "on aurait pu avoir des prestations pour un tiers moins cher".

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Un dîner hors de prix
 
Un rapport récent de la Cour des Comptes, chargée de contrôler les dépenses de l'Etat, sur la présidence française de l'Union européenne, pointe notamment du doigt l'organisation du Sommet de l'Union pour la Méditerranée du 13 juillet 2008 à Paris. Ce seul sommet a coûté 16 des 171 millions d'euros de la présidence française de l'UE. M. Séguin critique notamment le coût d'un dîner du 13 juillet qui, restauration et aménagement compris, a représenté "un total de 1.072.437 euros pour 200 personnes, soit 5.362 euros par invité". Le rapport pointe aussi du doigt des aménagements au sein du Grand Palais où a eu lieu le sommet de l'UPM. "C'était absurde d'avoir des douches", a estimé Philippe Seguin.
 
Le premier président de la Cour des comptes a toutefois précisé que "les 245.000 euros ne s'appliquent pas aux douches et encore moins à la douche qui aurait été spécialement prévue pour le président de la République". Ils sont relatifs à un espace de rencontre dont "les douches ne sont qu'un élément". Au total, l'aménagement du Grand Palais a coûté sept millions d'euros, a-t-il souligné. Selon M. Séguin, "l'essentiel c'est que la France a payé le fait qu'elle n'a plus de centre permanent de rencontres internationales" depuis la vente de l'immeuble Kléber. "C'est bien de faire des économies, de liquider les bijoux de famille, de vendre à tout va - on se prépare à vendre place de la Concorde l'immeuble de la Marine - mais encore faut-il le faire à bon escient", a-t-il déploré. "C'est-à-dire que la situation qu'on crée ne soit pas génératrice de dépenses, or c'est exactement le cas. On a liquidé (...) dans le cadre d'une opération qui a été catastrophique l'immeuble Kléber où aurait pu avoir lieu sans dépense excessive", selon lui, le sommet de l'Union pour la Méditerranée.
 

le 29 octobre 2009 à 12:18
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84 Commentaires

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  • André, le 01/11/2009 à 19h56

    Oui les caisses sont vides, mais ils ont creusé il y avait un double fond.................

  • Tamtam, le 30/10/2009 à 13h14

    C'est bien beau mais NS a bien dit que les caisses étaient vides,par contre il n'a jamais dit qu'il allait faire attention aux dépenses

  • Jean Claude, le 30/10/2009 à 10h15

    J'aimerais bien y revenir à l'époque de Mitterand moi

  • Béatrice, le 30/10/2009 à 09h22

    Robert de salon, il faut voir le présent, on ne va pas comparer avec avant alors on a pas finis si on fait comme ça, l'actualité nous donne par des sources officielles des faits ou les dépenses sont exagérées actuellemnt, moi je m'en fou que ce soit la droite ou la gauche, mème au sein de l'union européenne on est montrés du doigts pour ne pas freiner notre déficit....

  • Noémie, le 30/10/2009 à 08h41

    A Robert de Salon de Provence, ce n'est pas parce que quelqu'un a abusé un jour qu'il faut excuser tous les suivants et les laisser continuer à conduire le pays à sa ruine. Je me fous pas mal de ce qu'a fait Miterrand, c'est vieux et on n'y peut plus rien. Par contre pour Sarkosy, c'est maintenant, on peut agir et réagir, et ça a de l'influence sur notre futur.

  • André, le 30/10/2009 à 08h27

    Pilepoil je rejoint parfaitement votre point de vue, et en plus vous dites la vérité

  • Pilepoil, le 29/10/2009 à 23h09

    Robert, Salon, les dépenses actuelles de l'Elysée non plus ne sont pas publiées, ici, c'est seulement ce qui est épinglé par la Cour des comptes, dont on parle. A la séance du 30 octobre 2007, devant l'Assemblée Nationale, voici la déclaration du secretaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement :" La Présidence de la République s'engage à publier chaque année, à partir de 2008, un rapport retraçant l'utilisation des fonds alloués à son fonctionnement". On attend toujours...Pour s'informer, au sujet des dépenses de l'Elysée, il faut lire la presse étrangère...

  • Hubert, le 29/10/2009 à 21h41

    Merci de relayer ce type d'information et merci à la cours des compte de jouer la transparence dans ce domaine. Il est sain de savoir comment l'argent des contribuables est dépensé, et ce quelque soit le président de la république. Personnellement les 5300 euros de ce seul repas permettent globalement de faire manger ma famille de 4 personnes pendant 35 semaines (petit dej, repas du soir à la maison et repas du WE)

  • Auguste, le 29/10/2009 à 21h36

    L'état est gérer comme une quincaillerie

  • Néné, le 29/10/2009 à 20h32

    Il ne faut pas être surpris. une seule méthode, celle des Canadiens qui en son temps a mis en place un plan des plus stricte, depuis le chef de l'état aux députés... Tous ont réduit train de vie, budget à la baisse de façon drastique, et en deux ans le résutat a été là. Nous, nous n'osons pas , il y a la culture latine, les syndicats, le peuple Français:, les fonctionnaires que vont t'isl dire? Parole parole, et peu d'écho.Le peuple hurle, mais il régle les factures.

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