© Drouot DR/ABACAMontage LCI.frLe vendeur du lot aurait trouvé cette correspondance, selon le commissaire priseur, dans un livre acheté chez un brocanteur, Ce sont trois lignes à l'encre bleue signées de Pierre Bérégovoy. La carte à, en tête de la ville de Nevers, dit simplement : "Merci, cher amis, pour votre message et de compréhension et de sympathie. Cordialement vôtre. P. Bérégovoy". Cette missive était mise aux enchères à Drouot jeudi.
L'intérêt de cette correspondance de l'ancien Premier ministre : elle est datée du 1er mai 1993, jour de sa mort. Il l'avait envoyée à des amis. Quelques heures après l'avoir écrite, il est retrouvé gravement blessé le long d'un canal à Nevers, victime d'un traumatisme crânien causé par un tir de revolver. Il décède quelques heures plus tard dans l'hélicoptère chargé de le transporter à l'hôpital.
"Faire éclater la vérité"
Autre lettre vendue à Drouot : la lettre rédigée par son épouse à ces mêmes amis quelques temps plus tard. Gilberte Bérégovoy y écrit : "Votre courrier vient me conforter dans l'idée que mon mari ne s'est pas suicidé. Malheureusement, je ne suis pas en mesure, physiquement, de faire éclater la vérité - 'le hasard', peut-être plus tard. Sincèrement. g.P.B.".
Ce lot est présenté comme un "précieux document historique" sur la fiche des commissaires priseurs. Les circonstances de son suicide ont toujours suscité de multiples questions. Pierre Bérégovoy fut Premier ministre d'avril 1992 à mars 1993 de François Mitterrand. Sa mort avait fait suite à une période de profonde dépression, l'homme ayant été très affecté par une affaire de prêt pour l'achat d'un appartement.
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