Image d'archives © REUTERS![]() | ![]() |
Buchet : "son renoncement ne changera rien"
| |
![]() |
Jean Sarkozy, fils du chef de l'Etat, a été élu vendredi administrateur du quartier d'affaires de La Défense et affirmé qu'il ne renonçait pas à son "ambition" pour ce quartier. Il a fait le plein des voix des 30 membres de la majorité de droite du conseil général, à Nanterre, battant la communiste Nadine Garcia, présentée contre lui par la gauche et qui a obtenu les voix des 15 élus de son camp. Dans un Hôtel du département entouré de centaines de policiers qui ont tenu à distance des manifestants hostiles moquant "le prince Jean", le fils de Nicolas Sarkozy a fait un long discours sur l'avenir du premier quartier d'affaires d'Europe, qu'il se voit toujours diriger un jour. "Je ne renoncerai à rien de l'ambition que j'ai pour ce quartier d'affaires", a-t-il dit.
Jeudi soir, après deux semaines de controverse et d'accusations de népotisme en France comme à l'étranger, il a annoncé, sur France 2, qu'il renonçait à briguer la présidence de l'Etablissement public d'aménagement de La Défense (Epad). Citant Aragon - "Rien n'est jamais acquis à l'homme ni à sa force" -, demandant le "respect", le jeune étudiant de deuxième année de droit, âgé de 23 ans, costume strict et lunettes métalliques, a parlé longuement, repoussant comme un vétéran des batailles d'assemblée les attaques de ses contradicteurs. "Mon ambition est de faire de ce quartier d'affaires, avec vous, le lieu de toutes les réconciliations", a dit le conseiller général de Neuilly. "Je vous tends la main pour réaliser l'ouverture."
Alors que les élus de gauche l'interpellaient, on a pu entendre sa marraine, la conseillère générale Isabelle Balkany, protester à voix haute, criant: "Minable ! On nous insulte !". Jean Sarkozy a approuvé les projets de décret qui feraient passer le quartier de La Défense de 160 à 770 hectares, soit un géant mondial, et créeraient un nouvel établissement public. Le jeune homme a seulement précisé qu'il souhaitait que la Ville de Paris y siège, ce qui n'est pas prévu.
"Sarkozy je te vois !"
A l'extérieur, une manifestation d'une cinquantaine de militants de gauche a été contenue à bonne distance du bâtiment où s'étaient massés plusieurs centaines de journalistes français et étrangers. Costumés en uniformes de l'époque de la monarchie, les manifestants ont dansé, brandissant des pancartes brocardant le chef de l'Etat. Une militante de l'association "Sauver les riches" n'a pu pénétrer dans l'hémicycle pour remettre au fils du président de la République un "diplôme de fils à papa". L'élu des Verts Vincent Gazeilles était en revanche venu siéger avec un T-shirt où on pouvait lire "Sarkozy je te vois".
Les élus de gauche ont pris la parole pour critiquer la candidature du fils du chef de l'Etat. Ils estiment que derrière elle se profile ce qu'ils voient comme le "bétonnage" de l'Ouest parisien, qui pèse déjà 10% du PIB français. Le socialiste Patrick Buchet, conseiller général et chef du PS départemental, a fait allusion aux soupçons de malversations financières, évoqués dans un rapport de la Cour des comptes surl'Epad. Il a appelé Patrick Devedjian, actuel président de l'Epad dont le mandat ne sera pas prolongé parce qu'il a atteint la limite d'âge de 65 ans, à "nettoyer les écuries d'Augias". L'arrivée de Jean Sarkozy dans ce dossier est à ses yeux l'expression d'un "pouvoir monarchique et impérial dans les mains d'un seul homme".
(Avec agence)
Retour MYTF1


Jean Sarkozy veut-il le fauteuil de Devedjian ?




Chargement en cours...





