Dominique de VillepinDominique de Villepin s'est de nouveau présenté lundi comme l'alternative de droite à Nicolas Sarkozy, à la veille d'un rassemblement de ses partisans. Quatre jours après la fin du procès Clearstream, dont l'ancien Premier ministre était le principal prévenu, la rencontre doit se dérouler mardi soir à la Maison de l'Amérique latine à Paris, où ses organisateurs disent attendre entre 700 et 800 personnes. L'annonce de cette réunion publique, dont le principe a été arrêté il y a peu, a été relayée par les membres du "Club Villepin" que ses proches ont lancé cet été et qui est présidé par l'ancienne ministre de l'Outre-mer Brigitte Girardin. "Nous comptons déjà plusieurs milliers d'adhérents. L'objectif est d'atteindre 150.000 adhérents à la fin de l'an prochain", a expliqué à Reuters le député Jean-Pierre Grand, l'un des plus fidèles partisans de Dominique de Villepin. Pour l'instant, ce club politique est organisé en association selon la loi de 1901 mais les statuts pourraient changer à terme.
A sa sortie du tribunal correctionnel de Paris vendredi, Dominique de Villepin s'est dit prêt à "servir les Français à la place qui est (s)a mienne", assurant n'avoir aucune "rancoeur" envers Nicolas Sarkozy, qui s'était constitué partie civile dans le procès de cette manipulation de faux listings bancaires. "Je fais partie de ceux qui se battent pour essayer d'offrir une alternative aux Français", a déclaré l'ancien Premier ministre lundi sur RTL. "Nous avons besoin de plus de diversité d'expressions (et de) propositions", a-t-il ajouté, soucieux d'incarner une "voix différente" à droite.
'Il incarne une alternative"
Alors que le gouvernement réfute toute modification de sa politique fiscale et que le débat budgétaire s'envenime à l'Assemblée nationale, il a jugé nécessaire d'augmenter les impôts et de les rendre "plus justes" et "plus efficaces". Tout en regrettant la succession de polémiques qui ont émaillé la politique française ces dernières semaines, l'ancien ministre des Affaires étrangères et de l'Intérieur a critiqué le renvoi forcé dans leur pays de trois Afghans la semaine dernière et dit voir dans l'affaire Jean Sarkozy ce qui "peut ressembler à de la faveur".
Dominique de Villepin a redit sa conviction qu'il ne serait pas condamné dans l'affaire Clearstream, où le procureur a requis 18 mois de prison avec sursis et 45.000 euros d'amende contre lui pour "complicité de dénonciation calomnieuse". Le jugement doit être prononcé le 28 janvier 2010. Mardi soir, a expliqué Jean-Pierre Grand, "c'est une réunion de soutien personnel" après l'épreuve Clearstream mais surtout "la mobilisation du premier cercle" des partisans de Dominique de Villepin. Est-ce le lancement formel d'une opposition interne au chef de l'Etat en vue de la prochaine présidentielle, en 2012? "Nous pensons que Dominique de Villepin incarne une alternative", a prudemment répondu le député.
(Avec agence)
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