Conférence de presse de Charles Pasqua sur l'Angolagate (12 novembre 2009) © TF1/LCI"Ce n'est pas une affaire judiciaire mais une affaire d'Etat" a prévenu Charles Pasqua en préambule de la conférence de presse qu'il a tenu jeudi en vue de faire des "révélations" sur l'affaire des ventes d'armes vers l'Angola. Affaire dans laquelle il a été récemment condamné à un an de prison ferme. "J'affirme que les plus hautes autorités de l'Etat étaient informées", "ils savaient", a-t-il dit, citant notamment l'ancien président Jacques Chirac et le secrétaire général de l'Elysée de l'époque, Dominique de Villepin. "Tous deux ont manqué à leurs devoirs", a-t-il ajouté en regrettant qu'aucun d'entre eux n'ait été interrogé. Pour appuyer ses dires, Charles Pasqua a de nouveau évoqué la note de la DGSE de 1995 relative à ces ventes d'armes et citée dans la procédure. Il a affirmé que cette note avait été adressée à "treize destinataires" dans les hautes sphères de l'Etat.
Angolagate : Pasqua s'attaque à Juppé et Villepin
Charles Pasqua affirme dans France Soir qu'il va porter plainte contre Alain Juppé et Dominique de Villepin dans l'affaire de l'Angolagate pour réparer son "préjudice", et demander une enquête notamment sur le magistrat Philippe Courroye.
Publié le 09/05/2011
Angolagate : relaxe pour Pasqua, peine allégée pour Falcone
L'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua a été relaxé vendredi par la cour d'appel de Paris dans l'Angolagate. L'homme d'affaires Pierre Falcone a vu sa peine diminuée de 6 ans à 30 mois ferme.
Publié le 29/04/2011
Angolagate : Pasqua porte plainte contre une instruction "à charge"
L'ancien ministre estime que des éléments importants, dont une note de la DST de 1997, tendant à prouver qu'aucune malversation n'a eu lieu en marge de la libération d'otages français en Bosnie, ont été écartés de l'instruction.
Publié le 12/11/2009
Il a particulièrement visé Jacques Chirac qui, selon lui, n'a rien fait pour arrêter le flux des exportations d'armes, ce qui aurait dû selon lui être le cas si ce commerce était illégal : "Je l'accuse de ne pas avoir assumé ses responsabilités" a-t-il tonné devant les journalistes. "C'est lui qui est responsable. Il en est de même d'ailleurs pour M. de Villepin".
Villepin a donné les 900 000 francs
Charles Pasqua, 82 ans, a été condamné le 27 octobre pour trafic d'influence à trois ans de prison dont un ferme et 100.000 euros d'amende, une sanction entrainant une inéligibilité automatique de dix ans. L'appel qu'il a déposé suspend la sanction. Le tribunal retient qu'il a échangé l'attribution de l'Ordre national du mérite le 14 juillet 1996 à Arcadi Gaydamak, un des trafiquants d'armes vers l'Angola, contre 1,5 million de francs versés deux jours avant par ce dernier à France-Afrique-Orient, association dirigée par Charles Pasqua.
L'argument, selon lequel Arcadi Gaydamak aurait en fait été récompensé pour ses supposées interventions dans la libération de militaires français retenus en otages en Bosnie en 1995, est écarté par le tribunal. Un jugement "que n'accepte pas" Charles Pasqua. Lors de l'audience du 25 novembre 2008 au procès, il avait déjà avancé cette version et assuré que Dominique de Villepin - alors secrétaire général de l'Elysée - lui avait remis entre 900.000 et un million de francs en espèces sur les fonds spéciaux de la présidence, pour l'opération de Bosnie. Il l'a réitérée jeudi lors de sa conférence de presse. "C'est grâce au rôle joué par Gaydamack que la libération des pilotes a pu être obtenue par Marchiani. La Russie a joué un rôle déterminant dans cette opération. Sans elle, il était impossible de réussir". Charles Pasqua a alors brandi une note de la DST, datant du 20 octobre 97, qui concernerait les activités de Gaydamack et qui prouverait que, dès le début de 1996, il a mis ses relations à profit pour obtenir libération des otages.
Plainte contre le juge Courroye
"Mon ambition n'est pas d'être le champion de la balance", a déclaré Charles Pasqua. Il a conclu son intervention en annonçant qu'il avait le jour même déposé une plainte contre le juge Philippe Courroye, qui a mené l'instruction sur l'Angolagate. Une instruction "conduite à charge et à charge seulement" estime Charles Pasqua puisque "plusieurs documents en sa possession" et "qui auraient pu changer le cours du dossier" n'ont pas été versés.
Il a par ailleurs demandé un déclassification générale des documents dans cette affaire, le lancement d'une pétition par les parlementaires de tous bords pour demander la levée du secret-défense sur toutes les ventes d'armes et la création d'une commission d'enquête parlementaire. Des demandes qui risquent bien de ne pas être entendues.
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