Bertrand Delanoë, le 22 novembre au grand Rendez-vous © Europe 1-Aujourd'hui en FranceC'est la première fois que Bertrand Delanoë s'exprimait sur le sujet depuis le renvoi en correctionnelle de Jacques Chirac -qui fut maire de Paris de 1977 à 1995- pour de présumés emplois fictifs rémunérés par la mairie en 1994-95. Renvoi qui ouvre la voie à la tenue d'un procès en 2010 devant le tribunal correctionnel de Paris. La Ville de Paris est partie civile dans cette procédure depuis 2001, a rappelé dimanche le maire socialiste de Paris. Après son élection à la mairie, il avait "pris le relais au nom des Parisiens" d'une action en justice intentée d'abord par des particuliers, a-t-il expliqué. Mais voilà, aujourd'hui, les choses ont évolué. Et Bertrand Delanoë a laissé entendre dimanche que la Ville pourrait retirer ses demandes de réparation financière dans le futur procès de son prédécesseur si les fonds publics présumés détournés étaient remboursés.
Renvoi de Chirac : les Français approuvent
Ils sont plus de sept sur dix à estimer que la "justice doit le poursuivre comme n'importe quel citoyen". Les réactions politiques, elles, pleuvent encore.
Publié le 01/11/2009
Emplois fictifs : Chirac confirme son souhait d'un remboursement
Jacques Chirac a confirmé jeudi avoir "souhaité" que soient remboursées à la Ville de Paris les sommes liées à l'affaire dite des "emplois de complaisance", tout en réaffirmant n'avoir commis aucune "infraction pénale".
Publié le 26/08/2010
Emplois fictifs présumés : Chirac convoqué chez un juge
L'ancien maire de Paris encourt une mise en examen pour prise illégale d'intérêts dans le cadre du financement du RPR.
Publié le 16/12/2009
Chirac : 15 ans "d'affaires"
Les procédures judiciaires portant sur la période pendant laquelle Jacques Chirac était maire de Paris (1977-1995) durent depuis une quinzaine d'années.
Publié le 30/10/2009
Chirac jugé : les politiques entre approbation et regrets
Si la gauche se félicite que la justice "s'applique de la même manière pour tous", les commentaires à droite pointent "la lenteur de la justice". Royal montre sa différence.
Publié le 30/10/2009
Chirac n'en a pas fini avec les juges
L'ancien président de la République a été renvoyé vendredi devant la justice pour son rôle dans l'affaire des chargés de mission de la ville de Paris.
Publié le 30/10/2009
"Si cela était fait, si c'était effacé, je préférerais pour tout le monde parce que moi je n'en veux pas particulièrement à Jacques Chirac", a-t-il affirmé lors du Grand Rendez-Vous d'Europe 1-Aujourd'hui en France, parlant de son "devoir vis-à-vis de Parisiens" d'obtenir "la vérité et l'éventuelle réparation". "Si je vous entends bien, si les sommes détournées sont remboursées, vous retireriez votre constitution de partie civile ?", l'a interrogé un journaliste. Le maire de Paris a alors rappelé que lors de la condamnation d'Alain Juppé en 2004, dans une autre affaire d'emplois fictifs, offerts cette fois à des permanents du RPR, "les sommes ont été remboursées" par le parti. "Quand M. Juppé a été condamné, ce que j'ai aussi un peu regretté quelque part, l'UMP (qui a succédé au RPR) a aussi remboursé la dette parce qu'il y avait caractérisation" du délit, a aussi fait valoir Bertrand Delanoë.
Bertrand Delanoë, membre du bureau national du PS, a aussi évoqué les turpitudes autour de Ségolène Royal en ce moment, jugeant que pour devenir leader en politique, il fallait "porter quelque chose de plus grand que soi" et "s'oublier un peu" : lire notre article.
| Menacé de mise en examen, Delanoë se dit "stupéfié" |
Menacé lui-même d'une mise en examen pour "favoritisme", Bertrand Delanoë s'est déclaré "stupéfié", expliquant qu'il n'avait commis aucune malversation dans le dossier. Bertrand Delanoë est convoqué le 2 décembre par deux juges d'instruction de la capitale dans un dossier qui vise un accord renouvelé en 2004 par la municipalité pour la gestion du stade Jean-Bouin avec une association devenue partenaire du groupe Lagardère. Arnaud Lagardère est également convoqué, à une date non précisée, aux fins de mise en examen pour "recel de favoritisme", en qualité de dirigeant du groupe. Bertrand Delanoë a souligné que l'opération avait été approuvée par le Conseil de Paris à l'unanimité, par le conseil du XVIe arrondissement et avait été validée par la chambre régionale des comptes. L'association partenaire du stade Jean-Bouin travaillait avec la mairie depuis les années 1920, a-t-il dit. Le maire se dit victime d'une "volonté de déstabilisation" en faisant remarquer que l'annonce de sa convocation a été publiée par Le Parisien avant qu'il l'ait reçue. "Je crois qu'il y a des gens qui se disent 'Delanoë, finalement, tout le monde sait que c'est quelqu'un de réglo, à droite comme à gauche', donc il faut le salir, et on va essayer de l'atteindre", a-t-il déclaré. |
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