Nicolas Sarkozy s'exprimant à l'Elysée devant 700 maires (20 novembre 2009) © TF1/LCIC'est un Nicolas Sarkozy très à l'offensive qui a défendu vendredi la suppression de la taxe professionnelle et la réforme des collectivités territoriales face à un parterre de maires réunis à l'Elysée, après son absence remarquée à leur congrès. Le chef de l'Etat a redit sa volonté d'aller "absolument jusqu'au bout" de ces réformes qui inquiètent les élus tout en soulignant qu'il était ouvert à la concertation pour les mener à bien, voire à les modifier dans le temps si leurs résultats ne sont pas à la hauteur des attentes. "On est tout à fait conscient qu'une réforme de cetteimportance, il va falloir l'améliorer dans les années qui viennent", a-t-il dit, ajoutant : "Le temps n'est plus à la réforme définitive, obligatoire, monolithique qui s'applique et on n'en parle plus pendant un siècle." Environ 700 membres des bureaux d'associations départementales des maires avaient été invités à l'Elysée pour cette rencontre que les élus de l'opposition socialiste avaient appelé à boycotter.
Ile-de-France, le sondage qui encourage Huchon
Le PS sortant Jean-Paul Huchon ou la Verte Cécile Duflot remporteraient les régionales en Ile-de-France par 52% contre 48% pour l'UMP Valérie Pécresse, selon un sondage.
Publié le 11/12/2009
Congrès des maires : Aubry critique Sarkozy
"Il a préféré aller ailleurs", a déclaré mardi la première secrétaire du PS et maire de Lille. "Il a invité des élus qui ne feront pas de bruit", a-t-elle critiqué.
Publié le 17/11/2009
"La grande majorité des élus locaux est vent debout contre ces réformes"
Jean Paul Bret, maire PS de Villeurbanne, explique la fronde des élus locaux contre la réforme territoriale et la suppression de la taxe professionnelle. Il revient également sur la passe d'arme entre Ségolène Royal et Vincent Peillon.
Publié le 16/11/2009
Fillon complimenté
Il lui reprochaient d'avoir ignoré le congrès annuel des maires de France, réuni en début de semaine à Paris, par peur d'être pris à partie par une assemblée qui a adopté une résolution jugeant inacceptable en l'état les deux réformes du gouvernement. Nicolas Sarkozy a présenté ses "excuses" pour son absence, qu'il a justifiée par des visites en Arabie saoudite et au Qatar, et ajouté qu'il n'était pas dans sa nature de fuir ses responsabilités au moment où le gouvernement a engagé cette "réforme majeure". Quant aux sifflets qui ont accueilli mardi le Premier ministre, François Fillon, au congrès des maires, il a estimé qu'ils donnaient "une image politicienne d'un congrès qui en général est un congrès de femmes et d'hommes de bonne volonté." Il a jugé désolant qu'"un mouvement sectaire et politicien brise le consensus nécessaire de ces associations d'élus", ajoutant: "La grande erreur du Parti socialiste est d'avoir voulu faire du congrès des maires une tribune politique."
"Moi j'ai promis que ne remplacerais pas un fonctionnaire sur deux"
Pendant plus de deux heures d'un discours suivi d'un échange avec la salle qui s'est passé dans le calme, Nicolas Sarkozy s'est employé à répondre aux craintes des élus. "Le plus difficile et le plus important pour moi ce matin, c'est de créer la confiance", a-t-il dit au début de son intervention. Sur la réforme des collectivités territoriales, il s'est voulu rassurant pour les communes en faisant valoir qu'elles seraient le seul échelon conservant la clause de compétence générale dans tous les domaines alors que départements et régions, appelés à se rapprocher, devront agir en complémentarité. A propos de la suppression de la taxe professionnelle, la principale recette fiscale des collectivités locales, il a répété que la France ne pouvait être le seul pays en Europe "à garder un impôt qui pèse sur les investissements" des entreprises. "C'est un choix sur lequel nous ne reviendrons pas, parce ce choix c'est celui de compétitivité," a-t-il martelé.
"Nous avons pris des engagements de compensation intégrale. Nous les vérifierons par une clause de revoyure", a-t-il rappelé à propos de cette réforme qui a déjà été adoptée par l'Assemblée nationale et que le Sénat examinera la semaine prochaine. "Nous faisons confiance au Sénat pour trouver un bon équilibre", a-t-il encore déclaré. Nicolas Sarkozy a annoncé par ailleurs un projet de "conférence nationale pour parler du déficit de la France", associant les collectivités locales, l'Etat mais aussi les acteurs de la Sécurité sociale. "Moi, j'ai promis que je ne remplacerai pas un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite mais si vous, les collectivités locales, vous en créez un de plus sur deux, comment on peut s'en sortir, c'est le même pays", a-t-il estimé. "Il y a un moment donné où il va bien falloir qu'on se retrouve tous parce que le contribuable, c'est le même", a-t-il dit en dénonçant la "folie fiscale qui s'est emparée d'un certain nombre de régions". A quatre mois des régionales, le président commence à s'impliquer de manière plus ou moins subliminale dans la campagne. Le PS dirige 20 régions sur 22.
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