Face aux maires, Sarkozy pense aux régionales

Par Par TF1 News, le 20 novembre 2009 à 15h49 , mis à jour le 20 novembre 2009 à 17h11

En recevant vendredi matin les élus à l'Elysée, le chef de l'Etat a dénoncé "la folie fiscale" d'un certain nombre de régions, quatre mois avant le scrutin.

Nicolas Sarkozy s'exprimant à l'Elysée devant 700 maires (20 novembre 2009)Nicolas Sarkozy s'exprimant à l'Elysée devant 700 maires (20 novembre 2009) © TF1/LCI

C'est un Nicolas Sarkozy très à l'offensive qui a défendu vendredi la suppression de la taxe professionnelle et la réforme des collectivités territoriales face à un parterre de maires réunis à l'Elysée, après son absence remarquée à leur congrès. Le chef de l'Etat a redit sa volonté d'aller "absolument jusqu'au bout" de ces réformes qui inquiètent les élus tout en soulignant qu'il était ouvert à la concertation pour les mener à bien, voire à les modifier dans le temps si leurs résultats ne sont pas à la hauteur des attentes. "On est tout à fait conscient qu'une réforme de cetteimportance, il va falloir l'améliorer dans les années qui viennent", a-t-il dit, ajoutant : "Le temps n'est plus à la réforme définitive, obligatoire, monolithique qui s'applique et on n'en parle plus pendant un siècle." Environ 700 membres des bureaux d'associations départementales des maires avaient été invités à l'Elysée pour cette rencontre que les élus de l'opposition socialiste avaient appelé à boycotter. 

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Fillon complimenté
 
Il lui reprochaient d'avoir ignoré le congrès annuel des maires de France, réuni en début de semaine à Paris, par peur d'être pris à partie par une assemblée qui a adopté une résolution jugeant inacceptable en l'état les deux réformes du gouvernement. Nicolas Sarkozy a présenté ses "excuses" pour son absence, qu'il a justifiée par des visites en Arabie saoudite et au Qatar, et ajouté qu'il n'était pas dans sa nature de fuir ses responsabilités au moment où le gouvernement a engagé cette "réforme majeure". Quant aux sifflets qui ont accueilli mardi le Premier ministre, François Fillon, au congrès des maires, il a estimé qu'ils donnaient "une image politicienne d'un congrès qui en général est un congrès de femmes et d'hommes de bonne volonté." Il a jugé désolant qu'"un mouvement sectaire et politicien brise le consensus nécessaire de ces associations d'élus", ajoutant: "La grande erreur du Parti socialiste est d'avoir voulu faire du congrès des maires une tribune politique."
   
"Moi j'ai promis que ne remplacerais pas un fonctionnaire sur deux"


Pendant plus de deux heures d'un discours suivi d'un échange avec la salle qui s'est passé dans le calme, Nicolas Sarkozy s'est employé à répondre aux craintes des élus. "Le plus difficile et le plus important pour moi ce matin, c'est de créer la confiance", a-t-il dit au début de son intervention. Sur la réforme des collectivités territoriales, il s'est voulu rassurant pour les communes en faisant valoir qu'elles seraient le seul échelon conservant la clause de compétence générale dans tous les domaines alors que départements et régions, appelés à se rapprocher, devront agir en complémentarité. A propos de la suppression de la taxe professionnelle, la principale recette fiscale des collectivités locales, il a répété que la France ne pouvait être le seul pays en Europe "à garder un impôt qui pèse sur les investissements" des entreprises. "C'est un choix sur lequel nous ne reviendrons pas, parce ce choix c'est celui de compétitivité," a-t-il martelé. 
 
"Nous avons pris des engagements de compensation intégrale. Nous les vérifierons par une clause de revoyure", a-t-il rappelé à propos de cette réforme qui a déjà été adoptée par l'Assemblée nationale et que le Sénat examinera la semaine prochaine. "Nous faisons confiance au Sénat pour trouver un bon équilibre", a-t-il encore déclaré. Nicolas Sarkozy a annoncé par ailleurs un projet de "conférence nationale pour parler du déficit de la France", associant les collectivités locales, l'Etat mais aussi les acteurs de la Sécurité sociale. "Moi, j'ai promis que je ne remplacerai pas un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite mais si vous, les collectivités locales, vous en créez un de plus sur deux, comment on peut s'en sortir, c'est le même pays", a-t-il estimé. "Il y a un moment donné où il va bien falloir qu'on se retrouve tous parce que le contribuable, c'est le même", a-t-il dit en dénonçant la "folie fiscale qui s'est emparée d'un certain nombre de régions". A quatre mois des régionales, le président commence à s'impliquer de manière plus ou moins subliminale dans la campagne. Le PS dirige 20 régions sur 22.

Par Par TF1 News le 20 novembre 2009 à 15:49
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13 Commentaires

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  • soleur06, le 22/11/2009 à 15h26

    Face aux maires, Sarkozy pense aux régionales? Mais bien evidement.

  • sambrest, le 21/11/2009 à 20h46

    Et Monsieur Sarkozy pouvez vous me dire quand est ce qu'il baissera son train de vie. vous trouvez que vous ne payez pas assez d'impôts? le déficit n'est pas encore assez grand? on m'a toujours dit que pour être crédible il fallait donner l'exemple... la vérité c'est que les pro sarkozyste n'ont plus aucun argument à mettre en avant. la montagne Sarkozy a accouché d'une souris...!

  • dadou8337, le 21/11/2009 à 08h45

    Suis d'accord avec c reformes, il faut les faire, arretons de vivre com au moyen age. les maires aussi stopperont leur super train de vie, arreteront de gaspiller l'argent de ses citoyens et de mettre au travail tous c rmistes qui vivent sur le dos des communes et de toutes ses aides distribuées par les maires, deja là on y verra plus clair ds les budgets des communes.......

  • fdd66, le 21/11/2009 à 08h26

    Il faut se mensualiser.

  • a.1.2.c.4, le 21/11/2009 à 00h55

    Et c'est comment en Wallonie ? Encore pire,non ?

  • l.wallonie, le 20/11/2009 à 23h43

    L'hopital qui se fout d'la charité...

  • ticoco53, le 20/11/2009 à 19h16

    C'est fou quand même lorsque la gauche met les régions dans des situations financières catastrophiques alors là c'est normal c'est la faute de Sarko ... mais par contre que l'Etat soit dans le rouge alors ca ça peut pas être a cause des régions ou la gestion financière est catastrophique ???Arrêté 2 min votre mauvaise foi !!

  • tipoussy01, le 20/11/2009 à 18h43

    Marrant ce Président qui n'arrête pas de parler de concertation mais qui impose ses réformes alors qu'on n'en veut pas. Où est la concertation là dedans? Comment la Taxe professionnelle va t'elle être compensée et par qui? Silence pour le moment et les députés et Sénateurs osent voter un texte aussi flou??

  • phcaax, le 20/11/2009 à 17h57

    Je reprends mon intervention suite à une mauvaise manipulation : L'état ne cesse de transférer de nouvelles compétences aux Conseils Généraux et aucune compensation financière comme cela était prévu !! le déficit de l'Etat envers le Conseil Général de l'Oise est de plus de 245 millions. Et le Président impose aux département de s'adapter !! où va t-on trouver l'argent ? Une piste : la France possède le 3ème stock d'or au monde, soit 2500 tonnes. Le cours de l'once (environ 28 grammes) est au dessus de 1150 dollars. Et bien revendez un peu d'or et renflouez ainsi les caisses de l'Etat et redistribuez aussi aux Collectivités. Faites le calcul cela représente un sacré paquet d'euros !!! Au moins cela aura le mérite de stabiliser peut-être les choses avant le retour à la croissance et ne pas enfoncer le pays encore plus dans les déficits. Enfin, peut-être il ya t-il une raison pour ne pas le faire !! Pour finir, effectivement NS s'inquiète des régionales et des retombées néfastes de ces réformes, alors il cherche à culpabiliser les régions en parlant de folie fiscale. La suppression de la taxe professionnelle est une bonne chose en soi, les entreprises sont forcément gagnantes en terme de réinvestissements donc de compétitivité !! Maintenant c'est aux collectivités de trouver les solutions de rechanges vu que l'Etat ne semble pas disposer à verser !! Finalement c'est encore le contribuable qui va payer, c'est la seule certitude et il n'y aura aucun miracle!!! à vos portefeuilles messieurs dames !! Philippe Compiègne

  • brelandasa, le 20/11/2009 à 17h41

    Question; dans le code des impôts il me semble que les citoyens doivent "prévoir" leur impôt d'une année sur l'autre; mais que faire quand l'augmentation arbitraire arrive en été à payer pour la fin de l'année? C'est un abus pur et simple qui devrait être revu rapidement.

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