Feu vert à l'enquête sur les sondages de l'Elysée

Par TF1 News (D'après agence), le 10 novembre 2009 à 14h27 , mis à jour le 10 novembre 2009 à 14h35

Le président de l'Assemblée nationale, l'UMP Bernard Accoyer, ne s'est pas opposé à la création d'une commission d'enquête parlementaire sur ces sondages.

ElyséeLe Palais de l'Elysée/Image d'archives © DR

La procédure visant à mettre sur pied, à la demande du PS, une commission d'enquête parlementaire sur les sondages de l'Elysée, peut suivre son cours. Le président de l'Assemblée nationale, l'UMP Bernard Accoyer, a refusé mardi de s'opposer à sa création. Malgré l'opposition, notamment de Jean-François Copé, président du groupe UMP, il a estimé qu'aucune poursuite judiciaire n'étant en cours, la commission des Lois "peut en conséquence engager l'examen de la proposition de résolution". Les "nouvelles dispositions" de la Constitution et du règlement de l'Assemblée, a souligné Bernard Accoyer, rendent "quasi automatique la constitution d'une commission d'enquête, sauf opposition d'une majorité des trois cinquièmes des membres de l'Assemblée", soit 347 députés sur 577.

  • Revers pour l'enquête sur les sondages de l'Elysée

    La commission des Lois de l'Assemblée a déclaré mardi "irrecevable" parce que "non constitutionnelle" la demande PS d'une commission d'enquête parlementaire sur les sondages payés par l'Elysée.

    Publié le 17/11/2009 Revers pour l'enquête sur les sondages de l'Elysée
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Dans une lettre adressée vendredi dernier au président de l'Assemblée, la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, estimait que la création d'une telle commission d'enquête était contraire à la Constitution. Une intervention qu'a regrettée mardi le président de l'Assemblée : "Il n'est pas d'usage que l'exécutif fasse des remarques sur la façon dont le Parlement doit se saisir de telle ou telle question !" Pour Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS, "le président Accoyer a respecté parfaitement le règlement de l'Assemblée nationale. Maintenant il appartient à la commission des Lois de prendre ses responsabilités". Aussi va-t-elle nommer prochainement un rapporteur chargé d'examiner la proposition de résolution socialiste.

Une commission, mais pour enquêter sur quoi ?

Depuis que la Cour des comptes a, en juillet dernier, épinglé l'Elysée pour des sondages publiés dans la presse et facturés à la présidence de la République, les socialistes réclament la création d'une commission d'enquête sur ce sujet. La réforme constitutionnelle de juillet 2008 autorise un groupe de l'opposition ou minoritaire au Parlement de demander, une fois par session, la création d'une telle commission.

Si l'idée suit son chemin, il n'est pas exclu que l'UMP, qui détient la majorité absolue à la commission des lois, décide de limiter le champ de l'enquête. Ce que Bernard Accoyer a semblé lui-même juger mardi réaliste. Que la commission des Lois impose "un autre champ (d'investigation), je ne le crois pas, mais adapter, préciser la formulation de telle façon que les écueils de recevabilité puissent être écartés, pourquoi pas ? D'ailleurs, Tony Dreyfus (vice-président PS de l'Assemblée, ndlr) s'est exprimé en ce sens au cours de la conférence des présidents". A l'opposé, Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault ont fait part de leurs craintes que la majorité ne "triture" le texte PS, dans l'objectif de la vider de toute efficacité.

Interrogé sur ces développements de l'affaire lors de son compte-rendu du Conseil des ministres, Luc Chatel a relativisé : "Tout cela me semble tourner à l'agitation politicienne". Et de lancer : "Certains socialistes (à l'origine de la demande de commission d'enquête, ndlr) ont un peu la mémoire courte. Je me souviens d'une époque où pour un sujet autrement plus grave, (l'affaire de l'attentat contre le Rainbow Warrior, ndlr) où il y avait quand même mort d'homme, le président Mitterrand, l'Elysée avaient indiqué qu'il n'était pas question qu'une commission d'enquête parlementaire interfère sur la politique menée par l'Elysée". A contrario, "Nicolas Sarkozy est le premier président de la République à avoir ouvert l'Elysée à la Cour des comptes (...) sur la question des sondages, elle a d'ailleurs fait une remarque en indiquant qu'il fallait passer par une procédure d'appel d'offres, ce que l'Elysée a mis en place", a ajouté le ministre de l'Education.

Par TF1 News (D'après agence) le 10 novembre 2009 à 14:27
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8 Commentaires

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  • legaulois560, le 11/11/2009 à 11h51

    Fort bien dit. J'espère que bientôt la Cour des Comptes va éplucher ceux de la mairie de Paris , ceux de la rue de Solférino sans oublier ceux du Comité d'entreprise d'EDF et je dois en oublier!!..

  • ricardo100, le 11/11/2009 à 11h17

    Pour mémoire vous pouvez rajouter pour l'IMAGE et le principe trois chiens un chauffeur une voiture et l'hotel quatre étoiles ( le coût y au pire mais surtout l'image de l'homme secret).

  • ricardo100, le 11/11/2009 à 09h25

    5/5 avec vous et Jacquot 2000 et vous ne dites pas tout sous ce règne ce serait trop long

  • musijim, le 11/11/2009 à 00h15

    Nul ne peut se targuer d'avoir les "mains totalement propres" et il n'est certainement pas bon de tout mettre sur la place publique. En effet, pour qu'une information soit "divulguable" il faut qu'elle puisse être interprétée et intégrée par le lecteur. Pour ce qui est des enquêtes de l'Élysée, il en sera de même ; si le PS décide de monter une information en épingle, il sera difficile à qui que ce soit de contenir l'info et la commenter car, comme vous le mentionnez c'est "haro" sur le Président et tout ce qu'il entreprend.

  • jacquot2000, le 10/11/2009 à 22h47

    Je suis totalement d'accord avec vous et je préciserais même certaine chose. En 2008 alors que le président de la république voulait changer la constitution pour permettre même à une minorité d'ouvrir une commission ou demander un référendum, les premiers à s'y être opposé avec vigueur en scandant " déni de démocratie " " je dénonce " et autre superlatifs vomitifs, étaient les socialistes. Et c'est eux les premiers pourtant quelque semaine plus tard qui réclamaient ces même référendum et commission d'enquête bidon qui vont encore couter de l'argent au contribuable. Mais tout ca ne choque personne à gauche. quelle hypocrisie de la part de personnes qui ne savent qu'aboyer.

  • agesti, le 10/11/2009 à 18h47

    Le haro permanent et incessant du PS sur le chef de l'Etat, n'échappe à personne je pense, et surtout que pour la premiere fois sous la Veme république, l'Elysée permet à la cours des comptes de vérifier, alors que sous l'ère socialiste, c'était porte close,( les écoutes, la famille cachée aux frais des contribuables, les affaires de la SG pour le bénéfices des copains etc..les suicides) et les journalistes étaient traité de "chiens", je pense que cela aussi on ne l'oublie pas, en tout cas, j'espère qu'on ne l'oublie pas...

  • pascalcaen, le 10/11/2009 à 18h23

    Je ne pensais rien de particulier de Luc Chatel (à part qu'il nous avait bien fait marrer pour ses courses de la rentrée), maintenant on sait qu'il à 15 ans de retard... Nous ressortir Mitterrand, on dirait un internaute de ce site. Au fait, quels médias? Quels instituts de sondage? Pardon, je fais l'innocent...

  • henri_bambelle, le 10/11/2009 à 18h08

    C'est bien : les citoyens en ont assez des affaires opaques. Tout doit être examiné et mis au grand jour.

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