Image d'archives © ABACASix mois après son éviction du gouvernement, Yves Jégo parle. L'ancien secrétaire d'Etat à l'Outre-mer règle ses comptes dans 15 mois et 5 jours entre faux gentils et vrais méchants, qui paraîtra le 18 novembre. "Sarkozyste avant tout", nommé en mars 2008, il apprend par téléphone le 23 juin dernier à "19h41" qu'il ne fait plus partie du gouvernement, quelques minutes seulement avant l'annonce officielle du remaniement. "Ce limogeage sans préavis est une vraie surprise, un coup de tonnerre car rien n'avait filtré", écrit-il, soulignant : "le Premier ministre que j'ai servi loyalement pendant 15 mois n'a pris la peine ni de me recevoir ni de m'appeler".
Jégo n'avait pas revu Fillon depuis la crise aux Antilles
"Débarqué" du gouvernement, l'ex-secrétaire d'Etat à l'Outre-mer a évoqué vendredi sur Europe 1 ses relations "froides" avec le Premier ministre.
Publié le 03/07/2009
Sur Facebook, Yves Jégo est amer...
Mercredi, après son éviction du gouvernement, l'ex-secrétaire d'Etat a laissé un message équivoque concernant "un certain patronat" sur le site communautaire.
Publié le 24/06/2009
Guadeloupe : Jégo tente de circonscrire la crise
Le secrétaire d'Etat a affirmé mardi au Sénat que le gouvernement faisait "le pari du dialogue social" pour éviter un embrasement généralisé de l'île.
Publié le 17/02/2009
Jégo veut faire "respecter l'état de droit"
Alors qu'Yves Jégo reçoit tous les acteurs du secteur de la distribution, de très longues files d'attente se sont formées autour des stations services réquisitionnées en Guadeloupe.
Publié le 14/02/2009
Brève escale pour Yves Jégo en Martinique
Après la Guadeloupe, le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer devait rencontrer jeudi le collectif porteur des revendications "contre la vie chère et pour l'emploi".
Publié le 12/02/2009
Jégo et des renforts de gendarmes attendus en Martinique
Le secrétaire d'Etat à l'Outre mer doit arriver sur place dans les prochaines heures pour faire le point sur les négociations, alors que la grève générale s'est installée.
Publié le 12/02/2009
Jégo de retour pour un nouveau round de négociations
Le secrétaire d'Etat chargé de l'Outremer doit négocier avec le patronat guadeloupéen, à l'origine de la grève générale qui affecte l'île depuis le 20 janvier.
Publié le 11/02/2009
Fillon renvoie Jégo aux Antilles, sans coup de pouce
Après une réunion à Matignon mardi, le Premier ministre a proposé une "médiation" mais dit qu'il revenait aux seuls partenaires sociaux de négocier une hausse des bas salaires en Guadeloupe.
Publié le 10/02/2009
Amer, "viré comme un malpropre", dit-il, Yves Jégo qui a eu à affronter la crise sociale des Antilles, ajoute : "Jamais il ne m'a reçu pour faire le point sur l'avancée des dossiers dont j'avais la charge. En y pensant, je n'ai même jamais eu de feuille de route ni de lettre de mission". L'ancien secrétaire d'Etat estime que François Fillon "se construit habilement une image de victime quasi christique, d'homme qui souffre" et que "contrairement à l'image qu'il donne, il se protège plus que de raison".
Des alliances "étonnantes" en Guadeloupe
Yves Jégo, qui a fait "plus de 500.000 km" durant ces 15 mois, a mené la réforme de l'administration centrale de l'Outre-mer, celle des "retraites cocotiers" et a dû gérer l'éruption en Guadeloupe. "J'assume mes responsabilités, mais ce n'est jamais très agréable de se retrouver sur le champ de bataille en pleine crise, de se retourner et de s'apercevoir qu'on est tout seul", écrit-il. Il tacle les représentants du patronat de Guadeloupe qui demandaient d'abord le rétablissement de l'ordre public. "Le patronat a joué une tactique très fine. Auprès de l'Elysée, je me suis fait littéralement scalper, sur le thème : Jégo n'assure pas la sécurité des patrons".
Selon lui, "le leader, la clé, c'est Elie Domota", leader du syndicat guadeloupéen LKP, qu'il a rencontré secrètement de nuit, mais qui a "sans cesse présenté une vision caricaturale de la Guadeloupe". Yves Jégo évoque aussi une Guadeloupe "plus souterraine où les alliances pouvaient se révéler étonnantes", citant Lucette Michaux-Chevry, grande figure de la droite chiraquienne locale et mère de celle qui lui a succédé (Marie-Luce Penchard), "qui se vante d'avoir reçu Elie Domota chez elle". De son brusque rappel à Paris en pleine crise antillaise par le Premier ministre, il dit :"ni engueulade, ni explication, rien. Du Fillon chimiquement pur".
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Jégo n'avait pas revu Fillon depuis la crise aux Antilles
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