Besson lance son débat

le 02 novembre 2009 à 06h23 , mis à jour le 02 novembre 2009 à 12h26

Ce lundi marque le début du débat voulu par le ministre de l'Identité nationale dans les préfectures. "Le peuple français s'est déjà saisi du débat", estime-t-il, sondages à l'appui.

TF1/LCI Election présidentielle 2007 Un drapeau à la fenêtre d'une mairieUn drapeau à la fenêtre d'une mairie © shx.hu

Les modalités sont encore assez floues. Quand on contacte des préfectures, beaucoup bottent en touche ou reconnaissent que l'organisation n'est pas vraiment arrêtée. Il est vrai qu'elles ne doivent recevoir la circulaire ad hoc que ce lundi et que tout se mettra concrètement en place dans les prochains jours. Qu'importe : c'est bien ce lundi que commence officiellement le débat avec les "forces vives de la nation" sur l'identité nationale voulu par Eric Besson. D'ailleurs, un site est en ligne depuis lundi matin avec contributions de personnalités politiques, en premier lieu Ségolène Royal... Les internautes peuvent y laisser des commentaires et regarder des vidéos sur le sujet.

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Faisant référence "aux sondages de ces 48 heures", le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale a estimé dimanche sur France Inter : "Le peuple français s'est déjà saisi du débat sur l'identité nationale et il a envie qu'il ait lieu". Selon un sondage CSA paru dimanche dans Le Parisien, six Français sur dix approuvent l'organisation de ce débat : 50% des sympathisants de gauche, 70% de ceux du Modem et 72% à droite. Selon un autre sondage - Ifop - paru dans Dimanche Ouest-France, 77% des personnes interrogées se disent favorables à l'apprentissage de la Marseillaise à l'école. 

Une initiative que le ministre continue à défendre bec et ongles, dont il entend assumer seul la responsabilité, et dont le calendrier, assure-t-il, n'a rien à voir avec des préoccupations politiciennes. "J'ai eu très fort la tentation de lancer le débat avant les élections européennes, a-t-il dit. Imaginez ce qu'on aurait dit : Ce sont les élections européennes, il vient nous parler d'identité nationale, on voit bien pourquoi. Si je l'avais fait après les élections régionales, on aurait dit : ça y est, la campagne de 2012 est lancée". Au final, il devrait présenter ses conclusions fin février, à quelques semaines des élections régionales. A moins que la date n'en soit avancée aux premiers jours du mois, comme croit le savoir Le Figaro... 

"C'est la droite qui a un problème"

Mais l'initiative de l'ancien dirigeant socialiste passé à l'UMP pendant la campagne présidentielle continue à agiter fortement le PS. Pour les dirigeants socialistes, l'offensive de la droite sur l'identité nationale ne vise qu'à l'embarrasser et à séduire l'électorat de l'extrême droite lors du scrutin régional. Ségolène Royal a enjoint aux socialistes de ne pas rejeter ce débat, "et encore moins de le craindre". Il faut "reconquérir les symboles de la Nation", a défendu l'ancienne candidate présidentielle dans Le Parisien Dimanche. "La nation, à l'origine, c'est un concept de gauche".

Benoît Hamon, lors du Grand rendez-vous Europe 1-Le Parisien, a décrypté : "L'objectif politique de l'opération (d'Eric) Besson et de (Nicolas) Sarkozy, c'est d'expliquer que la gauche aurait un problème avec la nation et l'identité nationale". Or, "nous n'avons pas de problèmes avec les valeurs inscrites au fronton de la République", a-t-il assuré en déclinant la devise de la France. La liberté ? Elle "recule aujourd'hui". L'égalité ? "L'affaire Jean Sarkozy a montré toute l'idée que se faisait le président de cette idée". La fraternité ? "Des charters d'Afghans renvoyés dans un pays en guerre montrent comment ce gouvernement a un problème" avec cette valeur, a-t-il dénoncé avant de conclure : "C'est la droite qui a un problème avec les valeurs de la République". Le PS doit décider cette semaine à quel niveau politique il participera au débat national, mais pour Benoît Hamon, il "est faussé par excellence" car le chef de l'Etat s'exprimera début décembre sur ce thème, soit avant la fin des consultations lancées par Eric Besson.

"Nous irons défendre les valeurs de la France éternelle", a dit pour sa part Arnaud Montebourg lors de l'émission 17h Politique sur i-Télé. "Je crois qu'il faut affronter ce débat et y aller avec l'intention de montrer en quoi les éléments fondateurs de notre nation, de notre pays, qui sont les éléments de son identité, sont aujourd'hui piétinés par le pouvoir", a ajouté le député de Saône-et-Loire. Pierre Moscovici s'est dit "révulsé" par la façon dont Eric Besson posait les termes du débat, en annonçant son intention de s'interroger sur l'apport de l'immigration à la France. Attention aux "dérives xénophobes", a-t-il mis en garde lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. Le député du Doubs a également déploré l'attitude de Ségolène Royal qui, selon lui, "cède à la diversion". Et pour Malek Boutih, membre du Bureau national du PS, la droite ferait mieux de s'occuper des Français frappés par la crise. "Quel est l'objectif ? S'il s'agit de cultiver tous les Français autour de l'identité nationale, oui, avec plaisir, mais on a d'autres chats à fouetter", a estimé l'ancien président de SOS Racisme sur France Inter.

D'après agence

le 02 novembre 2009 à 06:23
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95 Commentaires

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  • riendutoutiste, le 04/11/2009 à 19h08

    C'est déjà une caricature !!!! on vas bien rire aux guignol,c'est déjà çà.

  • riendutoutiste, le 04/11/2009 à 18h54

    Moi je voterais FN a cause de la sarkozy !!!!

  • Scham, le 03/11/2009 à 08h01

    Les droit ils les connaissent mieux que nous d'ailleur ils ont largement beaucoup plus d'aide je travaille j'ai du mal a joindre les deux bout a la fin du mois moi les aides je n'ai pas le droit je n'ai pas le temps d'aller aux organisme competent. Mais les devoirs j'y suis au rendez vous avec mes enfants ,mais certaines personnes ne veulent pas prendre les devoirs et vous appelez ca une france egalitaire.Je commence a etre degouter de cette france alors peut etre m'expatrier au canada ou en australie le vie serai meilleur.

  • Milord, le 02/11/2009 à 21h51

    Quelle France ?

  • Dom, le 02/11/2009 à 21h50

    Quel identite allons nous donner a la misere qui croit de jour en jour dans notre pays identite francaise moi je veux bien nous avions rejeter le referendum sur l'europe notre president en a voulut autrement donc nous sommes devenus citoyens europeens à quoi cela sert de debattre si on ne nous demandent pas notre avis

  • Vingue, le 02/11/2009 à 21h22

    On peut s'efforcer de définir l'identité de la nation française à partir de critères historiques, culturels, linguitisques ou autres. On peut produire le cas échéant sa carte nationale d'identité lorsque l'on est requis par les agents de l'état de présenter ses papiers. Mais qualifier une identité de nationale est un non sens. Si le français a un sens, la carte nationale d'identité dont je suis titulaire n'est pas une carte d'identité nationale. Ce document signifie que la nation se porte garante de mon identité, avec les droits et les devoirs que cela implique pour tout citoyen !! Mais par définition cette carte d'identité me permet d'être identifié en tant qu'individu, précisément en ce que je ne suis pas identique à qui que ce soit. Cette carte nationale d'identité me permet aussi de me déplacer à l'étranger. Dont acte. Mais une fois sur place, il me revient d'affirmer personnellement mon identité, si je souhaite éviter d'être identifié par mes interlocuteurs (pour le meilleur comme pour le pire) aux soi-disant caractères nationaux, qui ont cours sur les français comme sur tout autre peuple et dans lesquels je ne me sens pas forcé de me reconnaitre. Au mieux le grand débat sur l'identité nationale risque de verser dans la caricature.

  • Marie, le 02/11/2009 à 20h10

    Certains aiment bien la france, pour tous les droits qu'elle leur donne, (santé, logement, nourriture, allocations mais on ne leur demande aucun devoir, pour être francais il faut respecter notre culture, nos coutumes, nos devoirs et droits et respectez le francais, beaucoup sont en france et quand la retraite sonne, ils repartent chez eux,

  • Jmarco, le 02/11/2009 à 20h05

    C'est un problème ! nationnal et européen . Culture et religion se croisent , mais la base reste le respect de nos valeurs , du systhème sociale dont nous beneficions et du droit et des devoirs des citoyens Français.

  • Globule, le 02/11/2009 à 19h01

    Une fois de plus les socialistes sont contre toujours contre ...continuez et bientôt les français voterons FN à cause de vous

  • Rope, le 02/11/2009 à 18h09

    Mr Besson est'il le mieux placé pour un tel debat,quand on voit son parcour depuis 2007,j'ai un doute,un bel exemple d'integrité pour la jeunesse

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