Un drapeau à la fenêtre d'une mairie © shx.huLes modalités sont encore assez floues. Quand on contacte des préfectures, beaucoup bottent en touche ou reconnaissent que l'organisation n'est pas vraiment arrêtée. Il est vrai qu'elles ne doivent recevoir la circulaire ad hoc que ce lundi et que tout se mettra concrètement en place dans les prochains jours. Qu'importe : c'est bien ce lundi que commence officiellement le débat avec les "forces vives de la nation" sur l'identité nationale voulu par Eric Besson. D'ailleurs, un site est en ligne depuis lundi matin avec contributions de personnalités politiques, en premier lieu Ségolène Royal... Les internautes peuvent y laisser des commentaires et regarder des vidéos sur le sujet.
Identité nationale : ils veulent disparaître du site de Besson
Après Jean-Luc Mélenchon mardi, c'est au tour du NPA de demander au ministère de l'Immigration de retirer toute référence à Olivier Besancenot de son site.
Publié le 04/11/2009
Le PS dit non au débat de Besson
Les socialistes ont décidé en bureau national mardi soir de boycotter le débat sur l'idendité nationale. Ségolène Royal avait dit "ne pas le craindre".
Publié le 04/11/2009
Qu'est-ce qu'être Français aujourd'hui ?
Eric Besson a ouvert lundi le débat sur l'identité nationale. Il demande aux préfectures d'organiser des discussions pour comprendre ce qu'est l'identité nationale.
Publié le 02/11/2009
Faisant référence "aux sondages de ces 48 heures", le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale a estimé dimanche sur France Inter : "Le peuple français s'est déjà saisi du débat sur l'identité nationale et il a envie qu'il ait lieu". Selon un sondage CSA paru dimanche dans Le Parisien, six Français sur dix approuvent l'organisation de ce débat : 50% des sympathisants de gauche, 70% de ceux du Modem et 72% à droite. Selon un autre sondage - Ifop - paru dans Dimanche Ouest-France, 77% des personnes interrogées se disent favorables à l'apprentissage de la Marseillaise à l'école.
Une initiative que le ministre continue à défendre bec et ongles, dont il entend assumer seul la responsabilité, et dont le calendrier, assure-t-il, n'a rien à voir avec des préoccupations politiciennes. "J'ai eu très fort la tentation de lancer le débat avant les élections européennes, a-t-il dit. Imaginez ce qu'on aurait dit : Ce sont les élections européennes, il vient nous parler d'identité nationale, on voit bien pourquoi. Si je l'avais fait après les élections régionales, on aurait dit : ça y est, la campagne de 2012 est lancée". Au final, il devrait présenter ses conclusions fin février, à quelques semaines des élections régionales. A moins que la date n'en soit avancée aux premiers jours du mois, comme croit le savoir Le Figaro...
"C'est la droite qui a un problème"
Mais l'initiative de l'ancien dirigeant socialiste passé à l'UMP pendant la campagne présidentielle continue à agiter fortement le PS. Pour les dirigeants socialistes, l'offensive de la droite sur l'identité nationale ne vise qu'à l'embarrasser et à séduire l'électorat de l'extrême droite lors du scrutin régional. Ségolène Royal a enjoint aux socialistes de ne pas rejeter ce débat, "et encore moins de le craindre". Il faut "reconquérir les symboles de la Nation", a défendu l'ancienne candidate présidentielle dans Le Parisien Dimanche. "La nation, à l'origine, c'est un concept de gauche".
Benoît Hamon, lors du Grand rendez-vous Europe 1-Le Parisien, a décrypté : "L'objectif politique de l'opération (d'Eric) Besson et de (Nicolas) Sarkozy, c'est d'expliquer que la gauche aurait un problème avec la nation et l'identité nationale". Or, "nous n'avons pas de problèmes avec les valeurs inscrites au fronton de la République", a-t-il assuré en déclinant la devise de la France. La liberté ? Elle "recule aujourd'hui". L'égalité ? "L'affaire Jean Sarkozy a montré toute l'idée que se faisait le président de cette idée". La fraternité ? "Des charters d'Afghans renvoyés dans un pays en guerre montrent comment ce gouvernement a un problème" avec cette valeur, a-t-il dénoncé avant de conclure : "C'est la droite qui a un problème avec les valeurs de la République". Le PS doit décider cette semaine à quel niveau politique il participera au débat national, mais pour Benoît Hamon, il "est faussé par excellence" car le chef de l'Etat s'exprimera début décembre sur ce thème, soit avant la fin des consultations lancées par Eric Besson.
"Nous irons défendre les valeurs de la France éternelle", a dit pour sa part Arnaud Montebourg lors de l'émission 17h Politique sur i-Télé. "Je crois qu'il faut affronter ce débat et y aller avec l'intention de montrer en quoi les éléments fondateurs de notre nation, de notre pays, qui sont les éléments de son identité, sont aujourd'hui piétinés par le pouvoir", a ajouté le député de Saône-et-Loire. Pierre Moscovici s'est dit "révulsé" par la façon dont Eric Besson posait les termes du débat, en annonçant son intention de s'interroger sur l'apport de l'immigration à la France. Attention aux "dérives xénophobes", a-t-il mis en garde lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. Le député du Doubs a également déploré l'attitude de Ségolène Royal qui, selon lui, "cède à la diversion". Et pour Malek Boutih, membre du Bureau national du PS, la droite ferait mieux de s'occuper des Français frappés par la crise. "Quel est l'objectif ? S'il s'agit de cultiver tous les Français autour de l'identité nationale, oui, avec plaisir, mais on a d'autres chats à fouetter", a estimé l'ancien président de SOS Racisme sur France Inter.
D'après agence
Retour MYTF1
Identité nationale : ils veulent disparaître du site de Besson
Chargement en cours...





