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le 04 novembre 2009 à 07h54, mis à jour le le 04 novembre 2009 à 10:53
Les socialistes ont décidé en bureau national mardi soir de boycotter le débat sur l'idendité nationale. Ségolène Royal avait dit "ne pas le craindre".
Aubry à Angoulême en septembre 2009 lors d'une manifestation avec des salariés de La Poste. Aux dires de participants, la réunion fut longue mais sans difficultés. Les socialistes se sont mis facilement d'accord mardi soir sur le refus de participer au débat sur l'idendité nationale proposée par Eric Besson. Dès son lancement pourtant il y a dix jours, quelques voix discordantes s'étaient faites entendre. Ainsi, Ségolène Royal et Arnaud Montebourg avaient exprimé leur souhait que le parti fasse entendre sa musique sur le sujet. "Je crois que l'idendité nationale se réfère essentiellement à la Révolution française, c'est-à-dire à la lutte contre les privilèges", avait-elle affirmé au Parisien, ajoutant : "ce débat, je ne le crains pas".
Pourtant dans le même temps, l'un de ses fidèles, Jean-Louis Bianco, s'était fendu d'un communiqué au ton très différent. Le débat "a des relents de vieille recette, grosse ficelle et mauvaise cuisine (...) Le lancer la veille des mauvais chiffres du chômage et à six mois des élections régionales, c'est une façon d'occuper le terrain médiatique pour masquer l'échec de la politique du gouvernement et tenter de séduire à nouveau l'électorat du Front national", avait-il expliqué. "Grosse ficelle", ce fut exactement le terme employé par l'un des piliers de la direction du PS, Jean-Christophe Cambadélis quelques heures après l'annonce du débat par le ministre de l'Idendité nationale. "'C'est la politique libérale du gouvernement qui abîme l'identité nationale et quant à la douce France, elle ne l'est que pour les nantis sous Sarkozy."
"Les Français ne doutent pas de leur idendité"
A l'issue de son bureau national, le Parti socialiste a donc annoncé mardi soir qu'il ne participerait pas au débat sur l'identité. "L'injonction du président de la République et de son ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale (Eric Besson), convoquant sans délai dans les préfectures les 'forces vives du pays', est irrecevable", a estimé le PS par communiqué. Selon Claude Bartolone, il y a eu une majorité "très, très large" au sein du bureau national pour accepter cette ligne de conduite. "Il n'est pas question qu'on le fasse dans n'importe quelle condition et dans n'importe quel lieu", a-t-il dit à Reuters.
Le communiqué souligne que "les socialistes ne serviront pas de caution à une mise en scène racoleuse qui mobilise indûment et dans l'improvisation les préfets dont ce n'est pas le rôle". "Faire vivre l'identité de la France et l'originalité de son modèle est au coeur des préoccupations du Parti socialiste. "Les Français ne doutent pas de leur identité, ils nous demandent surtout de la défendre et d'y être fidèles", ajoute le bureau national.
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