Ségolène RoyalAprès avoir décidé la distribution de "chèques contraception" pour les mineures de Poitou-Charentes, la présidente de la région, Ségolène Royal, a essuyé un sérieux revers de la part de la rectrice de l'académie de Poitiers qui s'est opposée à cette opération.
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Mais Ségolène Royal ne s'en laisse pas compter. Mardi l'intéressée a fait savoir qu'elle comptait sur les infirmières scolaires pour distribuer malgré tout les "Pass" en question. "Ségolène Royal déplore le blocage du ministère de l'Education nationale", dit un communiqué de son service de presse. "La région maintient bien sûr l'envoi des colis aux infirmières scolaires qui procèderont, en leur âme et conscience, à la distribution", ajoute le texte. 99 colis ont donc été envoyés aux infirmières de la région.
"J'ai fait parvenir un courrier aux recteurs leur demandant de garder à leur niveau les chèques contraception et de ne pas autoriser les infirmières à les distribuer parce que le dispositif est dans l'insécurité juridique", a déclaré la rectrice Béatrice Cormier sur France 3-Poitou-Charentes mardi, suivant en cela la ligne définie par le ministre Luc Chatel.
L'UNL, la voix lycéenne, dans un communiqué c'est dit stupéfaite devant ce refus obstiné à la mise en place de ces "Pass contraceptions". Pour l'UNL : "les lycéens vont payer les frais d'une vision dogmatique et conservatrice de l'Education Nationale".
La semaine dernière à Poitiers, Ségolène Royal avait apporté en personne devant un lycée professionnel un premier colis de chèques. D'un montant total de 82 euros, ils donnent droit à une consultation médicale, des analyses, un traitement contraceptif pour six mois et une visite de contrôle. L'opération est financée à hauteur de 300.000 euros par le conseil régional.
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