Samedi, lors du Conseil national de l'UMP, le président Nicolas Sarkozy ne s'est pas privé d'accuser les socialistes, en l'occurrence Martine Aubry, "d'agiter le chiffon rouge" des sans-papiers pour "faire remonter le Front national". "Lorsque je vois qu'une personne pour qui j'ai du respect, qui est responsable d'une grande formation politique républicaine d'opposition, appelle à la régularisation massive des sans-papiers, est-ce que vous croyez que je n'ai pas compris la manoeuvre ?" a-t-il ainsi déclaré devant le conseil national de l'UMP.
Sarkozy mobilise ses troupes pour les régionales
Intervenant en clôture d'un conseil national de l'UMP samedi, le chef de l'Etat a lancé la campagne en vue des prochaines élections régionales en vantant sa politique d'unité de la majorité et de réformes.
Publié le 28/11/2009
Régularisation massive et FN : Montebourg répond à Sarkozy
Sarkozy accusait samedi le Premier secrétaire du PS Martine Aubry d'"agiter le chiffon rouge" du Front national en prônant une "large régularisation" des travailleurs étrangers sans-papiers. Dimanche, c'est Arnaud Montebourg qui répondait
Publié le 29/11/2009
Invité dimanche du Forum Radio J, le député PS, Arnaud Montebourg, a dû rectifier le tir (Voir un extrait vidéo de l'interview) en insistant sur le fait que son parti était favorable à une régulation "large" des sans-papiers mais selon des "critères", et non pour une régularisation "massive". Arnaud Montebourg a détaillé les critères selon lesquels on pourrait régulariser les sans-papiers. "Il y a les critères liés au travail, la scolarisation des enfants, la durée significative de la présence et l'intégration effective que nous pourrions mesurer à travers certains" indicateurs comme "apprendre le français", a-t-il expliqué.
L'UMP a "copié" les idées du FN
S'agissant de la présence sur le territoire, le député a évoqué une durée de "plus de dix ans" comme l'avait fixée en 1997/1998 le gouvernement de Lionel Jospin. Pour lui, cela "éviterait les régularisations générales".
Il a affirmé qu'une régularisation "massive" n'était "pas la position" du parti socialiste. "Nous avons une approche positive pour la France (...) nous sommes pour une politique d'immigration modérée, humaine, constructive pour la France", a-t-il dit. Avant de lancer une dernière pique à l'adresse de la majorité, l'accusant notamment d'avoir repris et copié les idées du FN. La balle est dans le camp de l'UMP.
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