Image d'archives © ABACAPlus de sept Français sur dix approuvent le renvoi de Jacques Chirac devant le tribunal correctionnel, selon un sondage de l'institut BVA diffusé dimanche sur M6 (*). Interrogé sur le renvoi de l'ancien président devant la justice dans l'affaire des emplois présumés fictifs de la mairie de Paris, 72% des sondés estiment que la "justice doit le poursuivre comme n'importe quel citoyen". En revanche, 26% d'entre eux pensent que "la justice devrait le laisser tranquille, car ces histoires sont anciennes", et 2% ne se prononcent pas (NSP).
Emplois fictifs présumés : Chirac convoqué chez un juge
L'ancien maire de Paris encourt une mise en examen pour prise illégale d'intérêts dans le cadre du financement du RPR.
Publié le 16/12/2009
Delanoë : si on rembourse Paris, la Ville se retire du procès Chirac
Evoquant des "regrets" après la condamnation d'Alain Juppé, le maire PS de Paris a suggéré dimanche que la Ville pourrait ne plus être partie civile au procès de son prédécesseur.
Publié le 22/11/2009
Pasqua veut "rafraîchir la mémoire" de Chirac
Le sénateur condamné dans l'affaire de l'Angolagate propose à tous les parlementaires de créer une commission habilitée à enquêter sur les affaires protégées par un secret-défense.
Publié le 07/11/2009
Les sympathisants de gauche sont encore plus nombreux à approuver le renvoi en justice de l'ancien chef de l'Etat (76% pour, 22% contre et 2% NSP). A droite aussi, une large majorité se prononce en faveur des poursuites à l'encontre de Jacques Chirac (62% pour, 37% contre, 1% NSP).
Les réactions continuent
Dimanche encore, le renvoi de Jacques Chirac a suscité les commentaires. Sa fille adoptive, Ahn Dao Traxel, s'est insurgée, affirmant que "condamner cet homme serait injuste". Le député PS Arnaud Montebourg a pour sa part jugé que ce renvoi intervenait "trop tard", même s'il estime "justifié" que l'ancien président "réponde de ses actes". Le socialiste Pierre Moscovici, invité du grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, jugeant que "la justice est égale pour tous" en a profité pour critiquer la volonté de Nicolas Sarkozy de supprimer les juges d'instruction, qui signifierait "la fin des affaires".
L'ancien ministre du Budget de François Mitterrand, Michel Charasse, a, lui, désapprouvé le renvoi en correctionnelle, estimant notamment que cela allait porter "atteinte à l'image de la France". Et pour le ministre en charge du Plan de relance, Patrick Devedjian, ce n'est pas "une si bonne chose que ça", même si cela donne "le sentiment que la justice est la même pour tous", a-t-il commenté sur Canal+. La secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, a estimé dimanche sur BFM TV "normal que la justice soit la même pour tous". L'entourage de l'intéressé s'attachait de son côté à décrire un Chirac "déterminé" et "serein". L'ancien président, rentré de vacances au Maroc, sera en tous cas sur tous les fronts cette semaine, consacrée à la promotion de ses Mémoires (lire notre article).
(*) Sondage réalisé par téléphone les 30 et 31 octobre auprès d'un échantillon de 967 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus, selon la méthode des quotas.
Retour MYTF1
Emplois fictifs présumés : Chirac convoqué chez un juge
Chargement en cours...





