Nicolas Sarkozy s'exprimant sur le grand emprunt (14/12/2009) © TF1/LCI- Nicolas Sarkozy l'a affirmé face à la presse : il aurait esperé plus mais ce montant est déjà, selon lui, une première en France en matière d'investissements d'avenir. L'Etat investira en effet 35 milliards d'euros dans des secteurs stratégiques et espère porter ses investissements à 60 milliards d'euros grâce à la contribution de fonds privés. Sur ces 35 milliards, 13 devront être financés par le recyclage d'aides de l'Etat remboursées par les banques. Seuls 22 milliards seront donc levés sur les marchés financiers. L'Etat ne s'adressera pas aux particuliers, pour limiter le coût de l'opération. Ces 22 milliards d'euros seront levés tout au long de 2010, voire au-delà, dans le cadre des "opérations normales d'emprunt" de l'Agence France Trésor.
Moins nombreux en classe mais pas meilleurs
Contrairement à ce que pensent les parents, des effectifs réduits en classe ne sont pas forcément synonyme de bons résultats. Selon une étude de l'OCDE, le travail en petits groupes ne bénéficie qu'aux élèves en difficulté.
Publié le 09/09/2010
Le grand emprunt d'Etat comme financement ?
Jean-Claude Mailly (FO) a proposé dimanche qu'une "fraction" du grand emprunt français prévu pour début 2010 serve à abonder le fonds de réserve des retraites.
Publié le 18/10/2009
Emprunts : Lagarde veut sauver ce qu'elle peut
Christine Lagarde a annoncé la mise en place d'un mécanisme pour appliquer la déductibilité des intérêts d'emprunts immobiliers souscrits après la loi.
Publié le 17/08/2007
Grand emprunt : les réactions politiques
La gauche a dénoncé une mesure qui viendra alourdir la dette de la France. Une dette publique qui atteint des sommets : 1 428 milliards d'euros soit 74 % du PIB.
Publié le 14/12/2009
Grand emprunt : mode d'emploi
Nicolas Sarkozy a détaillé les contours du grand emprunt. 35 milliards d'euros vont être levés avec des priorités pour l'enseignement supérieur et pour le chef de l'Etat ce n'est pas un plan de relance bis.
Publié le 14/12/2009
D'emblée, le président a porté lundi matin un diagnostic global sévère sur ces dernières années : "nous avons constamment sacrifié l'investissement". Conformément aux conclusions du rapport Juppé-Rocard sur le grand emprunt, le chef de l'Etat a fixé cinq priorités pour les investissements d'avenir.
Priorité des priorités du grand emprunt, 11 milliards d'euros pour l'enseignement supérieur et à la formation. Il a précisé que le gouvernement voulait voir émerger une dizaine de campus de dimension internationale en France. La France entend avoir "les meilleures universités du monde", avec des moyens jamais mobilisés. Il s'agira d'1 milliard d'euro pour chaque université, en pleine propriété. Il servira à l'achat de matériel de pointe, et sera un capital générateur de revenus. L'Etat va consacrer "un milliard d'euros tout de suite pour créer à Saclay un gigantesque campus regroupant sur un seul site les écoles de Paris Tech aujourd'hui dispersées dans la capitale, ainsi que l'Ecole centrale de Paris, l'Ecole normale de Cachan et l'Université Paris XI", a déclaré le chef de l'Etat.- Sarkozy défend son bouclier fiscal - 01 min 45 s
Seconde priorité de l'Etat, la recherche avec 8 milliards d'euros débloqués. "Nous sommes champions pour les découvertes mais mauvais pour les brevets et leur application", a-t-il expliqué. Sur ces fonds, 3 milliards seront notamment consacrés à "plus de recherche dans la lutte contre le cancer, contre alzheimer et contre le sida".
L'industrie et les PME sont la troisième priorité de Nicolas Sarkozy, avec une enveloppe de 6,5 milliards d'euros. Regrettant le retard de la France en matière de compétitivité industrielle, il a affirmé que nos voisins européens faisaient notamment beaucoup mieux que nous et que "nous avons constamment sacrifié l'investissement".
La quatrième priorité fixée par Nicolas Sarkozy, c'est le numérique avec 4,5 milliards d'euros alloués notamment à la numérisation de notre patrimoine littéraire et artistique frrançais. "L'exigence d'aménagement du territoire impose l'intervention d'un schéma de déploiement du très haut débit arrêté par l'Etat". "L'initiative privée ne peut y suffire". 750 millions d'euros iront à "la numérisation des contenus de nos musées, de nos bibliothèques, de notre patrimoine cinématographique" via "un grand partenariat public-privé".
La cinquième priorité de l'Etat est le développement durable (5 milliards). Le président de la République a annoncé qu'un milliard d'euros sera utilisé pour "penser le développement des réacteurs nucléaires de quatrième génération, qui recycleront l'uranium et le plutonium et produiront beaucoup moins de déchets". "Nous allons affecter 2,5 milliards d'euros à l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) qui sélectionnera ensuite les meilleurs projets présentés par les laboratoires dédiés aux énergies renouvelables, à l'Institut français du pétrole, au CNRS, dans les universités ou au CEA", a dit Nicolas Sarkozy.
Le PS "conteste les modalités de financement" des priorités fixées lundi par Nicolas Sarkozy, selon le député socialiste Didier Migaud, président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, qui voit un risque de "dette supplémentaire". Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a estimé lundi que le Grand emprunt est synonyme de "grand avenir", assurant que le gouvernement a fait "le choix de l'investissement", tandis que la gauche préfère les "dépenses de fonctionnement".
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