35 milliards, priorité à l'enseignement supérieur

Par , le 14 décembre 2009 à 11h40 , mis à jour le 15 décembre 2009 à 09h49

Dossier : Grand Emprunt

Pour prendre "le virage du 21ème siècle", le chef de l'Etat fixe cinq priorités pour ces investissementts d'avenir : des facultés d'excellence, la recherche, l'industrie et les PME et enfin le développement numérique.

Nicolas Sarkozy s'exprimant sur le grand emprunt (14/12/2009)Nicolas Sarkozy s'exprimant sur le grand emprunt (14/12/2009) © TF1/LCI
  1. Nicolas Sarkozy l'a affirmé face à la presse : il aurait esperé plus mais ce montant est déjà, selon lui, une première en France en matière d'investissements d'avenir. L'Etat investira en effet 35 milliards d'euros dans des secteurs stratégiques et espère porter ses investissements à 60 milliards d'euros grâce à la contribution de fonds privés. Sur ces 35 milliards, 13 devront être financés par le recyclage d'aides de l'Etat remboursées par les banques. Seuls 22 milliards seront donc levés sur les marchés financiers. L'Etat ne s'adressera pas aux particuliers, pour limiter le coût de l'opération. Ces 22 milliards d'euros seront levés tout au long de 2010, voire au-delà, dans le cadre des "opérations normales d'emprunt" de l'Agence France Trésor.
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    D'emblée, le président a porté lundi matin un diagnostic global sévère sur ces dernières années : "nous avons constamment sacrifié l'investissement". Conformément aux conclusions du rapport Juppé-Rocard sur le grand emprunt, le chef de l'Etat a fixé cinq priorités pour les investissements d'avenir. 
     
    Priorité des priorités du grand emprunt, 11 milliards d'euros pour l'enseignement supérieur et à la formation. Il a précisé que le gouvernement voulait voir émerger une dizaine de campus de dimension internationale en France. La France entend avoir "les meilleures universités du monde", avec des moyens jamais mobilisés. Il s'agira d'1 milliard d'euro pour chaque université, en pleine propriété. Il servira à l'achat de matériel de pointe, et sera un capital générateur de revenus. L'Etat va consacrer "un milliard d'euros tout de suite pour créer à Saclay un gigantesque campus regroupant sur un seul site les écoles de Paris Tech aujourd'hui dispersées dans la capitale, ainsi que l'Ecole centrale de Paris, l'Ecole normale de Cachan et l'Université Paris XI", a déclaré le chef de l'Etat.

Seconde priorité de l'Etat, la recherche avec 8 milliards d'euros débloqués. "Nous sommes champions pour les découvertes mais mauvais pour les brevets et leur application", a-t-il expliqué. Sur ces fonds, 3 milliards seront notamment consacrés à "plus de recherche dans la lutte contre le cancer, contre alzheimer et contre le sida".

L'industrie et les PME sont la troisième priorité de Nicolas Sarkozy, avec une enveloppe de 6,5 milliards d'euros. Regrettant le retard de la France en matière de compétitivité industrielle, il a affirmé que nos voisins européens faisaient notamment beaucoup mieux que nous et que "nous avons constamment sacrifié l'investissement".

La quatrième priorité fixée par Nicolas Sarkozy, c'est le numérique avec 4,5 milliards d'euros alloués notamment à la numérisation de notre patrimoine littéraire et artistique frrançais.  "L'exigence d'aménagement du territoire impose l'intervention d'un schéma de déploiement du très haut débit arrêté par l'Etat". "L'initiative privée ne peut y suffire". 750 millions d'euros iront à "la numérisation des contenus de nos musées, de nos bibliothèques, de notre patrimoine cinématographique" via "un grand partenariat public-privé".

La cinquième priorité de l'Etat est le développement durable (5 milliards). Le président de la République a annoncé qu'un milliard d'euros sera utilisé pour "penser le développement des réacteurs nucléaires de quatrième génération, qui recycleront l'uranium et le plutonium et produiront beaucoup moins de déchets". "Nous allons affecter 2,5 milliards d'euros à l'Ademe (Agence de  l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) qui sélectionnera ensuite les meilleurs projets présentés par les laboratoires dédiés aux énergies renouvelables, à l'Institut français du pétrole, au CNRS, dans les universités ou au CEA", a dit Nicolas Sarkozy.

Le PS "conteste les modalités de financement" des priorités fixées lundi par Nicolas Sarkozy, selon le député socialiste Didier Migaud, président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, qui voit un risque de "dette supplémentaire". Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a estimé lundi que le Grand emprunt est synonyme de "grand avenir", assurant que le gouvernement a fait "le choix de l'investissement", tandis que la gauche préfère les "dépenses de fonctionnement".

Par Renaud Pila le 14 décembre 2009 à 11:40
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51 Commentaires

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  • cousin, le 11/03/2010 à 20h13

    Finalement. un president. qui comprend l economie

  • maurice, le 19/02/2010 à 13h03

    Allez, on ne crite plus et on propose des solutions. Comme une constitution nouvelle et la transparence du budjet de l etat dans sa globalite. Meme un repas sera a jutifier.

  • a.1.2.c.4, le 16/12/2009 à 11h51

    Toujours aussi vulgaire ... le "camarade aciery" ...! :o)))

  • neovieux, le 15/12/2009 à 20h30

    Un pessimiste c'est un optimiste qui a de l'expérience.

  • neovieux, le 15/12/2009 à 14h34

    Déja qu'ils sont débordés et ne peuvent plus faire d'histoire géo car c'est trop contraignant (sauf en option donc pour 20% d'entre eux) ...

  • neovieux, le 15/12/2009 à 14h13

    Je lis bc de commentaires qui critiquent les socialistes. Pourquoi pas, ce n'est pas le débat et je partage souvent les points de vue sur ce parti qui n'est pas pret de sortir de sa crise. Cependant cela ne veut pas dire forcément que tout ce que fait la droite est bien. Peu importe les détails de cet emprunt et tant mieux si la France continue à vouloir progresser dans les universités et l'éducation c'est une bonne chose, mais tant que 80% des ingénieurs/docteurs formés aux frais des impots Français partent produire à l'étranger (en dehors de l'europe la plupart du temps), c'est jeter l'argent par les fenetres que de vouloir créer encore plus de "cerveau d'oeuvre" pour nos concurrents. J'attends de voir un gouvernement qui oblige les jeunes ingénieurs et docteurs à travailler en France/Europe sinon ils devront rembourser le prix de leurs études à l'Etat. Etre citoyen c'est avoir des droits (accès à l'éducation dans ce cas) mais c'est aussi des obligations. Il faut rendre à la France ce qu'elle nous donne.

  • reaction7, le 15/12/2009 à 10h17

    En faisant appel aux Particuliers l'endettement de l'Etat restait en France ( ex emprunt précédent )

  • reaction7, le 15/12/2009 à 09h37

    Vous êtes toujours pessimiste dans la vie ??????

  • reaction7, le 15/12/2009 à 09h35

    Vous êtes pessimiste dès le départ sur cet emprunt. En général un emprunt doit " rapporter" exemple sous Balladur. Il y a beaucoup d'évenements que l'on ne pas peut maîtriser et risquent de pertuber l'Economie en général. Avec des Si on est mal "' barré"

  • aciery, le 15/12/2009 à 08h52

    Le gamin n'est pas couché a.1.2.c.4, ? Vu la puérilité de ta réponse, tu devrais être au lit depuis belle lurette petit garnement ! Mais que font les parents !!!!

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