Combattre "l'intégrisme" mais "surtout pas les musulmans"

le 04 décembre 2009 à 12h57 , mis à jour le 04 décembre 2009 à 14h26

François Fillon a joué l'apaisement vendredi à Paris lors de son discours sur l'identité nationale.

François Fillon le 4 décembre 2009François Fillon le 4 décembre 2009 © TF1 News

Face aux risques d'emballement constatés ces derniers jours,  François Fillon a joué les pompiers et l'apaisement dans le débat sur l'identité.  Vendredi, il a déclaré que c'était "l'intégrisme" qui devait être "combattu", mais "surtout pas les musulmans", lors d'un colloque organisé par l'Institut Montaigne à Paris. "Il est normal et légitime que les pratiquants puissent exercer leur foi dans des conditions dignes. Je préfère des mosquées ouvertes à des caves obscures", a déclaré le Premier ministre, qui remplaçait le chef de l'Etat à la tribune. Ce dernier était initialement programmé pour clôturer ce débat mais il n'a pas souhaité s'exprimer une nouvelle fois sur ce sujet.

Plus d'infos


François Fillon n'a écarté aucun sujet du moment, notamment la polémique sur les minarets.  "Quant aux minarets, qui sont d'ailleurs assez peu nombreux en France, je dis simplement qu'ils doivent s'inscrire de façon raisonnable et harmonieuse dans notre environnement urbain et social""Et la meilleure façon qu'ils le soient c'est de faire confiance pour cela aux maires de nos villes", a poursuivi le chef du gouvernement. Ce qui doit être combattu, c'est l'intégrisme, mais surtout pas les musulmans. Il ne faut pas tout confondre", a insisté François Fillon. Ce qui doit être recherché, c'est un islam de France, plutôt qu'un islam qui s'impose en France. C'est cet objectif que le gouvernement poursuit avec les représentants de la communauté musulmane", a-t-il encore dit.

"Pas un débat de circonstance"
 
François Fillon a assuré que le débat sur l'identité nationale n'était pas un débat "de circonstance", alors que les critiques se multiplient à l'encontre du gouvernement, accusé de tenter de ravir des voix à l'extrême droite à quelques mois des élections régionales. "On nous a soupçonné d'instrumentaliser la question nationale, comme si cette question n'était pas lancinante, et cela depuis longtemps", a lancé le Premier ministre. "

Ici où là, on a prétendu que ce débat était dangereux, qu'il allait raviver les défiances. Mais le danger n'est pas de débattre ! Le danger, c'est de laisser monologuer les tenants du repli national, les nostalgiques qui sont prêts à emboucher le clairon de Déroulède et de Vichy
", a-t-il poursuivi. "Le débat sur l'identité nationale n'est pas de circonstance, c'est un débat complexe et passionnant, ce doit être un débat permanent, inséparable de la constitution même de notre pays", a-t-il encore dit.
 

le 04 décembre 2009 à 12:57
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Politique
  

7 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • cemoi75019, le 04/12/2009 à 19h00

    J' ai peur que le gouvernement n'ai pas bien compris. J'ai voté UMP, y suis très fidèle, je risque cependant de durcir ma position si rien ne change dans le bon sens aux prochaines élections.

  • a.1.2.c.4, le 04/12/2009 à 18h16

    On peut douter que François Fillon soit le seul à n'avoir pas compris ... encore ... :o)))

  • gillou955, le 04/12/2009 à 15h42

    Que vient faire le vote pour les égionales, dans le débat sur l'identité nationales ? C'est une manie bien française de vouloir faire pour chaque élection un référendum (droite comme gauche) sur le pouvoir en place. Ce qu'il faut regarder et juger, votre région a t'elle été bien gérée administrativement et financièrement à force de faire des amalgames les votes ne veulent plus rien dire.

  • wlad33, le 04/12/2009 à 14h58

    En prenant soin d'oublier la taux de chomage par la meme occasion

  • ticoco53, le 04/12/2009 à 14h07

    De toute façon qui fasse se débat mantenant ou aprés les régionales ont leur dira vous faites ça pour la présidentielle donc a revien au même !!!!

  • gillou955, le 04/12/2009 à 13h35

    On n'a pas entendu le même discours. Il n'a pas joué les pompiers, il a simplement dit que ce débat était nécessaire, qu'il ne fallait pas le fuire, ni l'instrumentaliser (comme le font certains). Et il a donné la position du gouvernement. Il n'y a rien à décrypter c'était très clair.

  • sangliers63, le 04/12/2009 à 13h04

    Fillon n'a pas comprit encore... Tant pis, les élections seront explicites.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience