François Fillon le 4 décembre 2009 © TF1 NewsFace aux risques d'emballement constatés ces derniers jours, François Fillon a joué les pompiers et l'apaisement dans le débat sur l'identité. Vendredi, il a déclaré que c'était "l'intégrisme" qui devait être "combattu", mais "surtout pas les musulmans", lors d'un colloque organisé par l'Institut Montaigne à Paris. "Il est normal et légitime que les pratiquants puissent exercer leur foi dans des conditions dignes. Je préfère des mosquées ouvertes à des caves obscures", a déclaré le Premier ministre, qui remplaçait le chef de l'Etat à la tribune. Ce dernier était initialement programmé pour clôturer ce débat mais il n'a pas souhaité s'exprimer une nouvelle fois sur ce sujet.
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François Fillon n'a écarté aucun sujet du moment, notamment la polémique sur les minarets. "Quant aux minarets, qui sont d'ailleurs assez peu nombreux en France, je dis simplement qu'ils doivent s'inscrire de façon raisonnable et harmonieuse dans notre environnement urbain et social". "Et la meilleure façon qu'ils le soient c'est de faire confiance pour cela aux maires de nos villes", a poursuivi le chef du gouvernement. Ce qui doit être combattu, c'est l'intégrisme, mais surtout pas les musulmans. Il ne faut pas tout confondre", a insisté François Fillon. Ce qui doit être recherché, c'est un islam de France, plutôt qu'un islam qui s'impose en France. C'est cet objectif que le gouvernement poursuit avec les représentants de la communauté musulmane", a-t-il encore dit.
"Pas un débat de circonstance"
François Fillon a assuré que le débat sur l'identité nationale n'était pas un débat "de circonstance", alors que les critiques se multiplient à l'encontre du gouvernement, accusé de tenter de ravir des voix à l'extrême droite à quelques mois des élections régionales. "On nous a soupçonné d'instrumentaliser la question nationale, comme si cette question n'était pas lancinante, et cela depuis longtemps", a lancé le Premier ministre. "
Ici où là, on a prétendu que ce débat était dangereux, qu'il allait raviver les défiances. Mais le danger n'est pas de débattre ! Le danger, c'est de laisser monologuer les tenants du repli national, les nostalgiques qui sont prêts à emboucher le clairon de Déroulède et de Vichy", a-t-il poursuivi. "Le débat sur l'identité nationale n'est pas de circonstance, c'est un débat complexe et passionnant, ce doit être un débat permanent, inséparable de la constitution même de notre pays", a-t-il encore dit.
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