Greenpeace dans l'hémicycle, bazar à l'Assemblée © LCIOn devait parler du climat, et ce fut des invectives. Plusieurs militants de l'organisation écologique Greenpeace ont en effet envahi brièvement les tribunes du public de l'Assemblée, une manifestante parvenant jusque dans l'hémicycle où se tenait mercredi après-midi un débat sur la prochaine conférence de Copenhague. Alors que le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, venait d'achever son discours, une bonne dizaine de militants, assis parmi le public dans les tribunes, ont retiré leurs vêtements pour exhiber des tee-shirts noirs où l'on pouvait lire "Greenpeace" et ont arboré des banderoles jaunes indiquant "Aux actes, monsieur le président". Le député Vert, accusé de "geste insultant" dans l'hémicycle lors de l'intrusion de Greenpeace, a été sanctionné mercredi d'un rappel à l'ordre. Réponse de Noël Mamère : "je suis prêt à recommencer". L'irruption de militants dans l'hémicycle continuait de faire des remous jeudi à l'Assemblée. Le soutien affiché par les trois députés Verts à cette action, a provoqué de vives réactions dans la majorité et l'embarras d'autres élus de gauche. Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a annoncé le dépôt de deux plaintes après l'intrusion d'une militante de Greenpeace dans l'hémicycle lors d'un débat sur le sommet de Copenhague.
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Dans les couloirs, il a ensuite annoncé qu'il demanderait des sanctions contre les élus écologistes, citant nommément Noël Mamère. Dans le brouhaha, le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP), a regretté "l'attitude" d'un "certain nombre de collègues élus du peuple", rappelant que les tickets pour les tribunes du public étaient attribués via les députés. En signe de protestation, les députés de la majorité ont quitté l'hémicycle, dénonçant également "l'indulgence" du patron des députés PS Jean-Marc Ayrault vis-à-vis des Verts.
Une alerte à la bombe
En fin d'après-midi, cette séance a été suivie d'une alerte à la bombe. Selon une source parlementaire, le standard du palais Bourbon a reçu peu avant 17h un appel évoquant la présence d'une bombe dans l'hémicycle. Les services de sécurité ont aussitôt fouillé les lieux. Un sac, appartenant visiblement à un député, a été retrouvé dans l'hémicycle. "Rebranchez le brouillage GSM dans l'hémicycle pour éviter qu'ils fassent sauter (leur éventuelle bombe) par un appel sur téléphone portable", a lancé un responsable de la sécurité. La salle des Quatre colonnes, où se pressent habituellement les journalistes, a elle aussi été évacuée, tout comme l'ensemble des journalistes accrédités à l'Assemblée nationale.
La séance a repris vers 19h et les équipes de déminage et les chiens spécialisés semblaient n'avoir trouvé aucun élément pouvant justifier une telle alerte. Aucun élément ne permettait dans l'immédiat de lier l'alerte à la bombe et ces actions.
Déjà, à la mi-journée, plusieurs militants avaient brièvement investi le toit de l'Assemblée nationale. Ils faisaient partie d'un groupe posté à l'une des entrées de l'Assemblée qui brandissait des banderoles portant aussi l'inscription "Copenhague, aux actes monsieur le président". Ils ont été rapidement délogés par les forces de l'ordre. "Copenhague n'a pas droit à l'échec. Aujourd'hui, rien n'est perdu. Toutes les options sont sur la table", a affirmé Greenpeace peu après dans un communiqué.
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