Image d'archives © TF1-LCINi investiture officielle, ni liste alternative. "Nous avons cherché une autre solution" mais "nous avons estimé au BN qu'il fallait trancher ce débat." La réunion du Bureau national du PS qui s'est tenue mardi soir au siège de la rue de Solférino à Paris a dû être délicate. Comment confirmer un candidat qui a été exclu du parti mais choisi par le vote des militants la semaine dernière ? Le Parti socialiste a finalement opté pour un entre deux : il a "pris acte" du vote des adhérents de Languedoc-Roussillon concernant la candidature de Georges Frêche, président sortant de la région, décidant de ne pas l'investir officiellement mais aussi de ne pas lui opposer une liste PS, a annoncé Christophe Borgel, secrétaire national du PS aux élections, affirmant que la décision a été prise à l'unanimité après un "débat".
Georges Frêche attaquera le PS si...
Le président du conseil régional Languedoc-Roussillon assure qu'en cas d'exclusion du PS de socialistes fidèles à sa liste, il attaquera en justice le parti socialiste "pour non-respect du vote des militants".
Publié le 02/02/2010
Frêche dérape puis se dit victime d'une "chasse à l'homme"
"Voter pour ce mec me poserait un problème, il a une tronche pas catholique", déclare dans L'Express le président sortant du Conseil régional du Languedoc-Roussillon Georges Frêche à l'adresse de Laurent Fabius, d'origine juive.
Publié le 28/01/2010
Mon président de région ? Connais pas...
Plus de 70% des Français sont incapables de citer spontanément le nom du président de leur région, selon un sondage LH2.
Publié le 08/12/2009
Les socialistes en ordre de bataille pour les régionales
A trois mois et demi des régionales, les militants PS ont validé jeudi soir massivement leurs listes pour ce scrutin.
Publié le 04/12/2009
Frêche indélogeable ?
Selon un sondage BVA-La Gazette de Montpellier, le controversé président de Languedoc-Roussillon, ex-PS, l'emporterait haut la main face à la droite. Probablement sans le soutien du PS.
Publié le 05/11/2009
Les militants PS ont voté pour les listes régionales
A trois mois et demi des régionales, les quelque 200.000 militants du PS étaient appelés jeudi soir aux urnes pour ratifier les listes, avec deux problèmes, celui de Julien Draydans l'Essonne et de Georges Frêche en Languedoc-Roussillon.
Publié le 03/12/2009
Contre l'oubli, Royal amplifie
L'ancienne candidate a lancé samedi une offre publique d'alliance électorale dès le premier tour au MoDem. Peu surprise du refus de François Bayrou, elle trace sa route.
Publié le 07/12/2009
"Nous avons proposé régulièrement depuis la rentrée à nos partenaires de bâtir dans cette région un rassemblement de premier tour. Nos partenaires ont refusé cette proposition", a précisé Christophe Borgel. Par ailleurs, a-t-il fait valoir, "nos militants le 1er octobre, puis le 3 décembre dans leur grande majorité, ont formulé un choix, avec dans l'Hérault Georges Frêche" comme chef de file, a-t-il souligné. "Nous avons fait le constat du refus de nos partenaires d'avancer dans une solution d'union au premier tour et nous avons pris acte du vote de nos adhérents en région", a insisté Christophe Borgel. "Nous ne proposerons pas à la Convention nationale de donner l'investiture nationale à Georges Frêche. Et nous ne proposerons pas un autre dispositif, car sans nos partenaires, ce serait ajouter de la division" dans cette région. La convention nationale du PS consacrée à la ratification des listes est prévue samedi à Tours.
Débat interne
Georges Frêche avait été exclu du Parti socialiste en 2007 après des propos controversés. Il avait notamment traité de "sous-hommes" des harkis et s'était aussi étonné de la proportion de Noirs dans l'équipe de France de football. Dans sa région, les listes le soutenant ont réuni jeudi soir, lors du vote des militants PS, plus de 90% des votes. Restant très influent, Georges Frêche a ainsi obtenu 87% dans l'Hérault où il se présentait -avec l'étiquette divers gauche- et 90% dans l'Aude, où la liste est emmenée par l'ex-rugbyman Didier Codorniou, tête de liste régionale, qui a constamment martelé qu'il lui céderait sa place comme président de région.
Le député Arnaud Montebourg, secrétaire national du PS à la rénovation, s'est emporté vendredi, jugeant "indéfendable et pour tout dire inacceptable que le Parti socialiste soutienne d'une manière directe ou indirecte la candidature de Monsieur Georges Frêche". Vincent Peillon, ex lieutenant de Ségolène Royal et responsable du courant L'Espoir à gauche, avait en revanche soutenu le président du Languedoc-Roussillon, "un ami personnel" ayant "fait pour la gauche, sa ville, sa région, des choses remarquables".
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